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voutteusé, mais où cette humeur est détermince à se jeter sur le vagin ou sur l’urètre, par une suite de l'irritation qu'y cause le virus vénérien.
Stoll dit qué les fleurs blanches qui sont simplement arthritiques, se distinguent des vénériennes, en ce quelles sont aggravées par les mercuriels et les autres remèdes anti-vénériens. Mais ce diagnostic n’est pas suflisant et peut induire en erreur; car les ‘mercuriels employés comme dans les traitemens anti-vénériens, sont pareillement fort nuisibles dans beaucoup de flux gonorrhoïques de nature mixte, où une cause vénérienne s’unit à un principe goutteux.
Dans de semblables complications, l’usage des mercuriels ne m’a paru cesser d’être dangereux et devenir fort utile, qu'après qu'on avoit sensiblement résous et dissipé l'humeur ou l'affection goutieuse (1).
L'on voit que par rapport à ces cas mixtes, il ne suflit pas de dire avec Stoll, qu'il faut ÿ joindre les anti-vénériens aux antiarthritiques.
(1) Voyez ce que j'ai dit ci-dessus, livre 1, n.° Lxxvk
Dans les fleurs blanches arthritiques, on doit insister sur l'usage des diaphorétiques choisis dans la classe des remèdes particulièrement appropriés contre la Goutte et le Rhumatisme. De ce genre sont la boisson des eaux minérales sulfureuses, la décoction de la racine de bardane, ou celle des bois sudorifiques préparée avec l’antimoine.
On peut ajouter à l’action révulsive de ces diaphorétiques , en leur entremélant des purgatifs toniques, comme est la rhubarbe.
Dans les fleurs blanches arthritiques , il peut être utile d'employer des topiques attractifs de la Goutte sur les extrémités qui en étoient auparavant affectées.
Stoll conseille particulièrement dans les fleurs blanches arthritiques comme antigoulteux, le mars et les baumes naturels.
Mais quelque utiles que puissent y être les baumes, spécialement par leur vertu diurétique , leur action trop échauffante doit toujours en faire modifier, ou en restreindre beaucoup l'usage. .
Dans la gonorrhée simple arthritique ; Stoll conseille , outre le baume de Copahu ;
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la teinture de cantharides, dont on fait des frictions sur le périnée, et qu'on fait même prendre intérieurement. Cette teinture, employée avec beaucoup de circonspection , semble pouvoir être utile lorsque la gonorrhée se perpétue sensiblement par une atonie ou foiblesse extrême de l'urètre, pour y exciter et rendre plus parfaite l'action des vaisseaux sécrétoires de l'humeur muqueuse.
On a pensé que cette teinture pouvoit être ordonnée en général dans les gonorrhées invétérées, pour y exciter linflammation trop foible des lacunes des vaisseaux muqueux de l’urètre, dans la vue que cette inflammation étant augmentée par ce remède, en devint d'autant plus facile à résoudre.
Mais cette vue me paroît étre trop hasardée et trop dangereuse.
Dans la gonorrhée arthritique , on doit, autant qu'il est possible, choisir parmi les anti-soutteux , et rapporter au traitement de la Goutte, leS remèdes qui répondent aux principales indications de la gonorrhée simple, ou considérée en général.
Ce n'est point ici le lieu d'exposer ( ce que j'ai fait ailleurs ( quelle est la méthode ana-
lytique de traitement qui embrasse toutes les indications des affections dont se compose le genre de la gonorrhée, et qui satisfait à ces indications, par des remèdes placés. et combinés suivant les degrés de dominance respective de chacune de ces affections élémentaires dans les divers temps de la gonorrhée. | |
M. de Plaigne a observé (1) une succession alternative d'une douleur de Goutte au gros orteil, et d’un écoulement par l'urètre, qui étoit parfaitement semblable à un flux vénérien. Dans la secande reprise de cet écoulement , il fit appliquer un vésicatoire à l'endroit de l'articulation goutteuse, qui dans peu de jours y produisit la Goutte, ce qui fit cesser le flux de l'urètre.
Murray a traité dans une Dissertation particulière , de l’aberration de la matière goutteuse sur les parties génitales de l’homine.
Il y dit fort bien, qu’indépendamment de l'effet que peut avoir la tendance singulière des humeurs goutteuses à se porter sur les a A
(1) Journ. de Méd. Mars 1788.
voies urinaires, la congestion de ces hu: meurs sur les parties génitales est souvent produite par des efforts extraordinaires dans ces parties; d'autant que de semblables efforts qui irritent ou qui affoiblissent un organe qui étoit exempt de Goutte dans un sujet goulteux, déterminent fortement l'humeur goutteuse à s’y porter.
La vérité de cette assertion peut être rendue plus sensible par d’autres faits analogues. Il arrive souvent que l'abus des plaisirs vénériens , et les excès de boissons spiritueuses, concourant à fatiguer lurètre ; des hommes qui ont eu pendant long-temps une violente gonorrhée vénérienne, souffrent des retours fréquens d'un écoulement d'humeurs muqueuses par le canal de l’urètre (1).
(1) J'ai vu aussi que des fatigues répétées dans l’usage des plaisirs vénériens ont déterminé chez des sujets goutteux et autres, la formation de véritables cloux ou furoncles, dans le corps du gland de la verge
J’ai traité ces furoncles ouverts, et les ai amenés promptement à parfaite cicatrice , par des pansemens simples avec a charpie, mouillée fréquemment d’une dissolution aqueuse de sel amoniac, sans FH Les aucun remède anti-vénérien.
Ce qui donna occasion à l'écrit de Murray dont je parle, fut une observation curieuse qu'il y rapporte, d’une gonorrhée dont le caractère étoit sensiblement goutteux, quoiqu’elle eût des symptômes tels que ceux d’une gonorrhée virulente.
Il survint dans cette gonorrhée une inflammation de la prostate, qui y laissa une tumeur dure et fort considérable, avec des sensations de tension, de piqûres, etc. Murray parvint à la résoudre par l'usage de la teinture d’antimoine de Theden , combiné avec celui de la gomme de gaïac et du savon. :
/ Dans des cas semblables, qui ne sont pas très-rares , où la prostate contracte une induration comme squirrheuse ( qui dégénère quelquefois en cancer ), je crois ( d'après les expériences que j'en ai faites) qu’une méthode très-eflicace pour résoudre cette tumeur, est celle qu'a proposée M. Chambon, où l’on emploie outre les bains et des fondans ordinaires, des demi-lavemens avec une décoction de rue, de ciguë et de jus:
quiame , dans laquelle on mêle du sel ammohiac,
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