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M. de Sauvages rapporte la paralysie rhumatique et la paralysie ( ou hémiplégie ) arthritique de Musgrave , à une même espèce de paralysie. Il dit qu'elle est la plus fréquente de toutes, et qu'elle est accompagnée d'une sensibilité vive, de roideur et de dessèchement dans les parties paralysées.
Quoique M. de Sauvages, ni personne ne l'ait indiqué , il est des différences essenticlles à observer dans le traitement de la paralysie, suivant qu'elle est produite par la déviation d’une véritable Goutte , ou qu'elle est de nature rhumatique. Celle-ci peut, ou être causée immédiatement par l'action d’un froid humide ( ainsi que l'ont observé Fischer et Bennet ) , ou succéder à un rhumatisme invétéré des parties affec-
tées.
Dans l’une et l’autre paralysie, la cause
locale est sans doute un engorgement dans la peau ( s’il y a affoiblissement du ‘sens du toucher } , ou dans les muscles affectés , et dans les nerfs de ces muscles (soit dans le
tissu , soit dans les enveloppes de'ces nerfs }, Lorsque la paralysie est rhumatique, cet engorgement est dépendant d’une affection plus circonscrite dans les tégumens ét les muscles, qui se déplace plus rarement et plus difficilement pour se porter à l'intérieur ;
mais la cause en est plus souvent et plus fa=
cilement déterminée sur les origines des nerfs (ou sur d’autres parties internes }), lorsque la paralysie est produite par une Goutte anomale.
CXLIILE
D'après ce que j'ai dit, en exposant les traitemens de la Goutte et du Rhumatisme chroniques, il est facile de voir que plusieurs remèdes évacuans , diaphorétiques ( tant internes , qu'appliqués extérieurement }, résolutifs et fortifians, ne sont point pareille ment indiqués dans la paralysie consécutive de la Goutte, et dans celle qui succède au Rhumatisme.
Il n’est aucune de ces différences qui ne paroisse plus importante que celle que je vais considérer , et qui est relative à l'usage externe des eaux thermales dans ces paralysies. |
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Je pense contre l'opinion générale qu'a
suivie M. de Sauvages, que quelque utiles que soient les bains et les douches d'eaux thermales dans la paralysie consécutive du Rhumatisme, et qui lui est jointe, leur usage ne convient point en général dans la paralysie goutteuse , et particulièrement dans celle qui coexiste avec des symptômes de Goutte aux articulations.
. On ne doit jamais les ordonner dans celleei, que lorsqu'il paroît qu'on a combattu suffisamment par un régime et des remèdes appropriés , la disposition goutteuse de la constitution, de sorte qu'il ne reste plus qu’à guérir l'affection paralytique locale.
Si cette condition nest pas remplie, ül est toujours à craindre que ces douches et ces bains, par l'irritation vive que ces remèdes causent dans les parties de la surface du corps où on les applique, ne déterminent facilement une congestion des humeurs goutteuses sur le cerveau ou sur quelqu'autre viscère. :
J'en ai vu un exemple remarquable, où :
les bains, dans une eau thermale sulfureuse médiocrement active , portèrent sur le poumon l'humeur goutteuse . qui Causoik
DES MALADIES GOUTTEUSES. 4x des affections paralytiques , pour lesqueiles ces bains avoient été ordonnés. |
On voit d'ailleurs de bons effets des bains . de vapeurs des eaux thermales sulfureuses, dans des affections paralytiques survenant à un état goutteux foible ei habituel, lorsqu'on a détruit auparavant la surabondance des humeurs goutteuses par des évacuans et d'autres moyens convenables. Ges fumigations appliquées à toute la surface du corps, peuvent alors être fort utiles , et lon peut leur faire succéder avantageusement l'application des mêmes vapeurs bornée aux extrémités paralysées.