‹ Traité des maladies mentaleChapitre 118 sur 500 · EXCÈS VÉNÉRIENS. — CONTINENCE FORCÉE · texte numérisé non relu

EXCÈS VÉNÉRIENS. — CONTINENCE FORCÉE

Enfin , désirant ne laisser planer sur cette question d'étioîôgié aucune obscurité , nous ferons remarquer que la cause de certains états d'hypochondrie et de mélancolie, avec impuissance génésiaque et pollutions involontaires , dans d'autres circonstances, ne doit pas être recherchée exclusivement dans l'appareil organique en souffrance, mais que certains états cérébraux sont par eux-mêmes bien suffisants pour expliquer et l'impuissance et les pertes séminales ; c'est ce que je démontrerai lorsqu'il s'agira pour nous de la névrose hypochondriaque.

Excès -vénériens ; continence forcée. — NOUS n'avons pas , après Ce

que nous avons dit des excès onanistiques et des pollutions involontaires, à nous étendre d'une manière spéciale sur les excès vénériens. Les cas d'infection syphilitique se rapportent à un autre ordre de causes , nous en parlerons dans les causes par intoxication. Quelques mots sur la continence forcée et ses résultats dans certains cas compléteront ce que nous avons à dire sur ce sujet .

Tous les auteurs qui se sont occupés de cette matière rapportent la description que nous a laissée Buffon des accidents nerveux dus à cette cause. Il s'agit du curé de Cours, près de la Réole en Guyenne, qui , doué d'un tempérament des plus ardents , et après avoir fait tous les efforts les plus pénibles pour écarter de son imagination tous les objets lascifs capables d'y laisser une impression trop vive , n'en éprouva pas moins , à l'âge de trente-deux ans, des accidents nerveux étranges.

« Il se réveille, un jour, la tête échauffée par des images voluptueuses, les organes de la génération fortement, ébranlés ; il se lève, et par de puissantes distractions veut tromper la nature. Cependant une vivacité, un feu jusqu'alors inconnus, s'emparent de lui ; les sens acquièrent une sensibilité, une pénétration étonnantes... L'après-midi, en entrant dans un salon, il porte ses regards sur deux personnes du sexe qui firent sur lui une impression telle, qu'elles lui parurent lumineuses et comme si elles étaient électrisées.. . Après avoir été saigné et plongé dans un bain, les accidents, loin de se calmer, ne font que s'accroître. Le délire se montre sous les formes les plus bizarres : il croit que le gouverneur de la pro-

par Lallemand, de la région prostatique de l'urèthre sans avantage marqué. Dans un cas, il n'y eut aucune modification de la maladie. Dans le second, la cautérisation détermina chez le malade une irritabilité très grande avec tendance à l'exacerbation maniaque.

Dans ses Leçons cliniques, Cooper rapporte qu'une tentative de ce genre eut pour résultat d'amener l'expulsion d'une assez grande quantité de concrétions calcaires logées dans la prostate. Cette expulsion détermina non-seulement une très vive douleur, mais une manifestation d'accidents nerveux *veç délire.

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