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SYMPTOMATOLOGIE. — COULEUR DU MASQUE DE L'ALIÉNATION

avec quelle facilité et quelle promptitude les situations maladives doivent se peindre sur le visage. C'est surtout dans l'état hallucinatoire que l'expression de la physionomie , chez les aliénés , revêt un caractère particulier (1).

L'ensemble des phénomènes , les détails des traits , l'attitude du patient, son geste, voilà ce qui doit, avant tout attirer l'attention. C'est l'expression de la lace qui vous dira les émotions , les passions qui dominent l'aliéné. Chaque genre d'aliénation a son faciès. Chaque aliéné a ses traits, ses actes extérieurs. Ces traits sont "autant de signes qui vous dirigent dans l'appréciation de ce qui se passe dans l'état intime du sens moral .

Cette expression de la face , je la nommerai le masque de l'aliénation mentale. Elle est éminemment significative; elle seule peut faire voir si ( une personne est ou n'est pas aliénée. La pantomime se rapporte à la gesticulation générale, et n'est pas moins importante. Les peintres et les acteurs sur la scène s'efforcent de reproduire les traits des fous , mais ils sont rarement dans le vrai ; ils créent le masque et le geste du délire aigu, et non pas celui de l'aliénation mentale ; ils pèchent en général par de nombreuses exagérations. (Guislain, ouvr. cit., t. I, p. 17.)

Examinons maintenant les indications symptomatologiques qui se déduisent de la couleur de la peau et des cheveux , des traits du visage, de l'expression de l'organe de la vision, et de tous les autres phénomènes qui donnent à la physionomie le cachet de la maladie qui nous occupe.

Couleur de la peau, système pileux. — Plusieurs auteurs , entre autres Haslam, et après lui Esquirol, Fodéré, Wenzel, ont tiré des inductions pathognomoniques de la couleur de la peau, de celle des cheveux, chez les aliénés; mais déjà Esquirol fait ressortir avec justesse qu'il faut faire la part des couleurs dominantes dans les diverses nationalités. 11 semble cependant attacher une certaine valeur à la coïncidence de la manie avec la couleur brune des cheveux.

(1) Dans son Traité des maladies des enfants, M. le docteur Jadelot, se rattachant à quelques idées émises par les anciens, fait valoir avec beaucoup de justesse l'expression de la physionomie chez les enfants malades, et en déduit un élément précieux de diagnostic. D'après lui, les trois lignes principales, linea ucularis , linea nasalis , linea laùialis, indiqueraient trois symptômes significatifs : la première dénoterait une affection du système cérébral; la deuxième, une maladie abdominale (face crispée); la troisième indiquerait quelque lésion dans la cavité de la poitrine. Quant à ce qui regarde les mélancoliques, nous ferons remarquer que depuis longtemps on a signalé chez eux ce froncement perpétuel du front qui imprime entre les deux arcades sourcilières le signe qu'on peut appeler le V des malades dont l'état mental est sous l'influence de sentiments oppressifs.

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