‹ Traité des maladies mentaleChapitre 167 sur 500 · INÉGALITÉ DE LA PDPILE CHEZ LES PARALYSÉS GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

INÉGALITÉ DE LA PDPILE CHEZ LES PARALYSÉS GÉNÉRAUX

Nous pouvons ajouter, pour compléter ce tableau, que chez ces mêmes malades l'œil projette un éclat indéfinissable ; mais ce dernier phénomène ne se fait guère remarquer que dans la période de transition. Lorsque la démence est confirmée, l'œil est comme éteint, et le regard a cette expression niaise et hébétée parfaitement en harmonie avec l'affaiblissement des facultés intellectuelles.

11 est inutile de signaler d'autres particularités que l'on remarque, soit dans certaines formes d'aliénation mentale, soit chez certaines variétés que j'ai classées dans les dégénérescences de l'espèce humaine. Plusieurs pathologistes, et en particulier MM. Baillarger et Moreau (de Tours), ont signalé l'inégalité de la pupille dans la paralysie générale. M. Lasègue a relevé ce même fait dans sa thèse d'agrégation, et ce savant professeur ajoute judicieusement que ce phénomène se rencontre chez d'autres aliénés.

Indépendamment de l'inégalité des pupilles, de leur dilatation, de leur contraction plus ou moins grande, il existe quelquefois, dit M. Moreau, des déformations soit d'un, soit des deux orifices pupillaires. Ce même praticien a encore cru remarquer chez les paralysés généraux un grossissement notable du globe oculaire , et cela chez plus de quarante malades sur cent. Parfois aussi les sourcils affectent une conformation bizarre. En général, très arqués, toujours bien séparés aux extrémités internes, M. Moreau les a trouvés, dans cinquante et un cas sur cent, abandonnant l'arcade dans la partie moyenne, pour se relever sur le front ou retomber sur les yeux. . . Souvent raines et courts à la partie inférieure, les cils, comme cela a lieu dans la plupart des affections chroniques, ont été presque constamment longs à la paupière supérieure. [Union médicale, 1 juillet 1853.)

Si nous passons des aliénés proprement dits aux individus placés d'une manière fixe et irrémédiable dans les variétés dégénérées de l'espèce humaine, nous remarquerons que les déviations du type normal de l'humanité sont toujours en rapport avec les conditions pathologiques de l'organisme. Les frères Wenzel, qui se sont particulièrement occupés des crétins, ont trouvé que chez ces dégénérés la paupière supérieure est ordinairement épaissie, boursouflée et comme infiltrée. Dans d'autres circonstances, elle se prolonge démesurément et recouvre une partie du globe oculaire. Généralement, les paupières sont peu entrouvertes chez les crétins, et l'angle externe est relevé comme clans la race mongol ique. Le globe oculaire est ordinairement petit et enfoncé dans l'orbite. Les dimensions de la pupille sont loin d'être toujours en rapport avec la grandeur de l'œil. Dos individus, à pupilles très larges, ont les yeux très

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