‹ Traité des maladies mentaleChapitre 177 sur 500 · FAIBLESSE. — ■ INERTIE MTSCIJLÀIRE CHEZ LES ALIÉNÉS · texte numérisé non relu

FAIBLESSE. — ■ INERTIE MTSCIJLÀIRE CHEZ LES ALIÉNÉS

1er le sol à coups redoublés, de se tordre les bras. Presque en même temps, madame ' : éprouvait une grande constriction dans le pharynx, des secousses convulsives dans les muscles respiratoires, et la suffocation devenait imminente. Après une durée de cinq à six minutes, ces symptômes diminuaient progressivement d'intensité, comme ils s'étaient manifestés, et tout rentrait dans l'ordre habituel.

» 2° madame*** est tout à coup saisie de mouvements tumultueux du cœur, d'une constriction extrême de la poitrine, comme si les diamètres de cette cavité étaient tout à fait changés, et comme si une pression s'exerçait latéralement, d'avant en arrière, et même de bas en haut, avec un degré de plus dans la région du diaphragme. A ces symptômes, qui tous sont indicatifs d'un trouble de l'innervation, manifesté par des spasmes de plusieurs muscles , se joignent une modification de la voix , qui est comme éteinte dans certains moments, saccadée et sifflante dans d'autres, et de plus un resserrement de l'arrière-bouche tel, qu'il est impossible à madame : " d'accomplir l'acte de la déglutition. Lorsque, par un effort, elle a cherché à faire franchir l'isthme du gosier au bol alimentaire, elle a éprouvé quelquefois des éternuments qui l'ont fait rejeter par la bouche et par les narines. Souvent cette malade sent des mouvements dans la matrice, et ces mouvements ajoutent à son anxiété morale, car ils lui persuadent qu'elle a de mauvaises intentions. Trois fois elle a éprouvé le mouvement de contraction et de dilatation de la matrice, comme si elle allait accoucher , le tout accompagné d'une sensation d'impulsion assez forte pour faire croire que le siège sur lequel elle était assise en recevait une secousse (1). »-

inertie musculaire, faiblesse. — La prostration extrême de toutes les forces musculaires peut être un symptôme propre à l'aliénation, et cette espèce de résolution des mouvements volontaires, ainsi qu'on le remarque dans l'état désigné sous le nom de stupidité, est souvent la suite de violents accès d'agitation. Toutefois il ne faut pas supposer que chez X aliéné stupide il y ait toujours un relâchement des muscles, ainsi qu'on l'observe dans la faiblesse proprement dite et dans la paralysie. M. Guislain a noté avec beaucoup de justesse que chez bien des aliénés qui semblent se trouver dans un état de prostration, il y a tension musculaire. En prenant la main, le bras des malades, on éprouve une résistance spéciale, une certaine difficulté à étendre le membre.

Au contraire, dans la période de convalescence, les malades eux-

(1) Falret, omit, cil., p. 191 à 199 (7° leçon) , Troubles de la sensibilité "physique, (les mouvements et ries fondions organiques chez les aliénés.

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