‹ Traité des maladies mentaleChapitre 24 sur 500 · SIGNES PRIMAIRES ET SIGNES SECONDAIRES, D' APRÈS G A LIEN · texte numérisé non relu

SIGNES PRIMAIRES ET SIGNES SECONDAIRES, D' APRÈS G A LIEN

première. Il est delà plus haute importance de Lien distinguer les affections primitives de celles par consensus; car il convient avant tout do savoir où appliquer les remèdes. Le cerveau étant lésé par sympathie, si le siège de l'affection primitive est guéri avant que l'organe de la pensée ait eu le temps de suhir une modification particulière, il n'y reste bientôt rien. Mais si au contraire,- à la suite de quelque consensus, cette modification devient permanente, les moyens eu rat ifs doivent alors être dirigés à la fois sur le foyer primitif et sur le foyer secondaire. Lorsqu'un homme, après avoir veillé et déliré pendant son accès de fièvre, dort et raisonne bien au déclin de l'accès, on peut penser que le cerveau n'est le siège d'aucun travail spécial. Une affection doit paraître d'autant plus propre à l'organe qui en est le foyer, qu'elle est plus permanente. Si à l'occasion d'une fluxion de poitrine, il survient un délire constant, pensez que la tête est devenue le siège d'une affection tellement propre, qu'elle peut survivre à la guérison de la maladie de poitrine. Cette recherche du lieu principalement malade est d'une grande importance pour tous les organes, mais surtout pour les affections du cerveau. 11 ne peut être d'une aussi grande utilité de savoir si cet appareil luimême, ou bien ses membranes sont affectées, car, dans l'un comme l'autre cas, les mêmes moyens doivent être mis en usage et dirigés vers le même lieu.

j> Il convient cependant d'accorder une grande attention à la nature de l'affection. Le délire est un accident de l'organe sous la dépendance duquel est la pensée. Il en est de même du coma et de l'assoupissement, qui ne reconnaissent assurément pas la même cause. Mais ces accidents peuvent se succéder ou alterner par relation de voisinage ou de com-^ munauté d'action des organes (1). Chaque affection a ses signes propres qui se puisent dans les fonctions mêmes du lieu malade et les modifications qu'elles éprouvent. C'est sur l'estimation de chacun de ces signes que s'établit le jugement du médecin. La nature des crachats est un signe précieux pour les affections des poumons, de la gorge, des organes respiratoires : les affections du cerveau et de ses membranes se décèlent avec toutes leurs variétés par le genre de lésion des fonctions cérébrales, le sommeil, les veilles, les rêves, les convulsions, les tremblements, une douleur de tète, une surdité subite,

» Il y a grande contestation entre les philosophes pour savoir si la faculté de penser n'est que résidente en nous, et pour ainsi dire comme

(1 ) « Cum desipi&nliœ comaadjunctum fueril caque cerebrvm maie Juibcre demonslrcn!, seewior nostra erit eagnilio, videbiturque affectio major. »

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