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TROUBLES, LÉSIONS DES FACULTÉS INTELLECTUELLES

de l'activité intellectuelle est au contraire quelque chose de potentiel qui survit à la sensation et aux conditions d'où naît la sensation, et qui peut se reproduire dans la conscience sans que la sensation et ses conditions interviennent. Ce produit est un élément véritablement intellectuel, l'élément d'où X activité psychique fait sortir la connaissance par sa propre vertu, suivant certaines lois, au moyen d'un autre déplacement de sa force, le jugement.

» Ce produit est, à mon sens, continue M. Parchappe, ce qui constitue l'idée, phénomène d'un ordre nouveau, premier produit de l'activité intellectuelle, auquel il serait facile de donner un autre nom, si on le voulait, mais auquel un nom propre doit être assigné, si l'on ne veut confondre, à défaut d'appellation spéciale, des choses essentiellement différentes, à savoir, la sensation, Vidée et la notion.

» En un mot, la réceptivité (c'est-à-dire l'aptitude des organes à recevoir l'impression des agents internes ou externes, dans l'ordre physiologique comme dans l'ordre pathologique), la réceptivité donne la sensation; l'activité intellectuelle, en percevant l'objet au moyen de la sensation, crée l'idée, et c'est au moyen de l'idée que cette même activité va jusqu'à la notion. » (Parchappe, ouvr. cit., Annales médico-psychologiques, t. XLV, p. 9.)

Maintenant il est facile de concevoir que nous ne pouvons entrer dans le détail intime des phénomènes de l'aliénation et des symptômes propres à cette maladie, sans parler des perturbations de l'ordre intellectuel et moral. Dans la folie, l'innervation, autrement dit le mode d'activité propre et inhérent au tissu nerveux central et périphérique, se présente à nous sous un aspect nouveau. Les modes fondamentaux de l'innervation, la sensibilité, la pensée, làmolilité, la motricité, ne s'exercent plus que dans les conditions pathologiques que leur crée la maladie. Nous avons déjà fait connaître les principales lésions de la sensibilité, de la motricité et de la motilité, et la description des formes particulières de l'aliénation nous fera entrer d'une manière plus intime dans la connaissance de ces états morbides. D'un autre côté, ce que l'on appelle avec plus ou moins de justesse, troubles, lésions de la pensée, des facultés de l'âme, ne peut échapper à notre analyse, et cela se conçoit parfaitement. Le diagnostic de la folie ne saurait s'établir en dehors de la notion juste, exacte, qu'il est possible de se faire des lésions de l'organisme et des désordres de la pensée. Mais ce qui n'est pas moins certain, c'est (pie dans l'impossibilité où nous sommes de pouvoir connaître le mode d'union du corps et de l'âme, il ne nous reste d'autre ressource, si nous voulons acquérir une bien légère notion sur les causes premières des phénomènes

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