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INFLUENCE DES NÉVROSES SUR I.E FLUX MENSTRUEL

périodique et normal ne modifiait pas la marche d'une aliénation confirmée, je l'ai vu pareillement pour les hémorrhoïdes et pour les affections herpétiques, dont la répercussion pouvait être considérée comme le point de départ du délire. C'est qu'alors, ainsi que le disaient les anciens, le cerveau est devenu le siège d'une affection tellement propre , quela folie survit à une maladie qui a été le point de départ des troubles primitifs de l'encéphale. IL est bon de remarquer encore que la guérison de la folie ne provoque pas inévitablement le retour de certaines sécrétions importantes, de la menstruation, par exemple. Sans doute, le pronostic est bien plus favorable quand la disparition d'un trouble cérébral coïncide avec le rétablissement d'une fonction importante de l'économie; mais il est utile de faire observer que la menstruation ne se rétablit souvent que lentement, et lorsque la nutrition ne laisse plus rien à désirer chez les aliénées. Il résulte de ce fait une considération thérapeutique importante, à savoir, qu'un traitement dirigé uniquement vers le retour de la menstruation, fatigue souvent en pure perte les malades, et qu'il est bon de se reposer parfois sur l'action salutaire du temps. Ce que je dis de la menstruation s'applique aux autres sécrétions et fonctions de l'économie.

Je termine ici ce que j'ai à dire sur les sécrétions, me contentant d'indiquer que des auteurs ont signalé les sécrétions de la membrane muqueuse intestinale comme étant considérablement diminuées. Ces sortes de constatations ne sont pas toujours faciles à faire. On est cependant amené à cette supposition par l'opiniâtreté des constipations, chez la plupart des mélancoliques. L'état désigné sous le nom de pléthore abdominale, se révèle autant par la tension, par la chaleur, par l'espèce de pesanteur

i que certains malades accusent dans la région abdominale, que par les battements plus violents de l'aorte descendante : on peut vérifier ce dernier fait en palpant ces régions. Ce qu'il est plus facile de constater, c'est,

i dans la plupart des cas, la sécheresse de la peau, son aridité, son élévation de température dans certaines circonstances, son abaissement dans d'autres. Mais, encore une fois, il est bien difficile de déduire de tous ces phénomènes des règles générales, fixes et invariables, tant il est vrai de dire que les variations observées dans les fonctions physiologiques des aliénés sont aussi diverses et aussi mobiles que celles que l'on remarque à propos de leurs fonctions intellectuelles et affectives. Néanmoins les indications thérapeutiques sont nettes et précises vis-à-vis de ces divers états pathologiques. Nous savons, par expérience, combien les grands bains, les sudations, les frictions externes, toutes les applications en un mot de h. méthode hydrothérapique, sont favorables aux aliénés qui éprouvent ces sortes de troubles dans leurs fonctions intérieures ou assimilatrices. Il

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