DES FORMES PARTICULIÈRES DE LA FOLIE, ET DE LEUR TRAITEMENT
Les différentes variétés de la folie peuvent avoir avec l'hérédité un rapport éloigné et un rapport prochain. Quelques auteurs, exagérant peut-être le rôle de l'hérédité dans la pathogénie des affections nerveuses, ont cru trouver dans les maladies les plus diverses des ascendants les causes de la folie des descendants. Mais, ainsi que je l'ai démontré dans I'Etiologie, une pareille manière de voir n'est en rapport ni avec les
; saines notions de physiologie et de pathologie, ni avec la réalité des faits
; d'observation (1).
1 Je veux bien admettre que la phthisie, la scrofule, le rhumatisme et les innombrables affections du cadre nosologique puissent, dans leurs transformations diverses, créer des tempéraments plus disposés que d'autres à contracter la folie, mais la constatation des faits de ce genre n'établira jamais qu'un rapport éloigné entre l'aliénation et les maladies diverses des ascendants. Ce n'est pas ainsi que les choses se passent dans la variété des folies héréditaires qui nous occupent. Ici le rapport avec la cause génératrice est direct. 11 s'agit d'affections nerveuses qui se transmettent, soit comme affections nerveuses identiques, soit comme affections nerveuses ï progressives ou transformées. Mais dans leur forme progressive ou trans- ' formée, ces affections ne perdent pas leur caractère originel ; elles restent des maladies du système nerveux. On voit immédiatement les limites que je m'impose, et les considérations qui suivent vont les déterminer (2).
(1) Voyez te que je dis à ce propos d^ns I'Étiologie, p. \ 1 i et suiv., Uërcdilc, manière de l'envisager.
(2) On n'exigera pas de moi, dans ces considérations préliminaires, d'aborder la question