L>E LA KO LIE HÉRÉDITAIRE CHEZ LES FEMMES
le vol, le suicide précoce, la tendance à l'homicide, l'incendie et à d'autres actes malfaisants. J'ai déjà donné à ces actes maladifs l'interprétation dont ils sont susceptibles, et la classification que j'ai adoptée place la ! médecine légale des aliénés sur une base sûre et solide. ( Voy. Perversion des sentiments, délire des actes, p. ^00-i26.)
Je vais terminer ce que j'ai à dire sur les aliénés de cette catégorie par quelques considérations sur les différences qui peuvent exister entre les ! conditions maladives des sexes dans cette variété de folie héréditaire. Ces conditions ne sont pas tellement différentes, qu'elles doivent être étudiées à un autre point de vue que celui que nous avons établi; mais le tempérament propre à la femme, la nature de ses fonctions, l'exquise sensibilité de son système nerveux, amènent cependant quelques modifications qu'il importe de connaître.
De la folie héréditaire chez les femmes. Exiate-t-il une différence dans les lésions des sentiments, dans la manifestation des actes délirants? — Disons d'abord que l'élément de la périodicité, phénomène si caractéristique dans les folies héréditaires, acquiert chez la femme une activité plus régulière, si je puis m'exprimer ainsi, en raison de certaines fonctions périodiques auxquelles ce sexe est soumis. En règle générale, nous observons dans nos asiles que l'époque de la menstruation est ) toujours signalée chez les femmes par une excitation plus grande. C'est ordinairement avec cette même période cataméniale que coïncident les accès périodiques propres à la folie héréditaire. D'un autre côté, en raison de la prédominance de leur tempérament nerveux et de leurs fonctions organiques spéciales, la folie héréditaire tend à revêtir chez la femme le caractère hystérique, ainsi que les transformations propres à cette névrose. J'en parlerai d'une manière particulière à l'article de la folie hystérique. Dans ces cas, il arrive que l'exagération de certains phénomènes nerveux masque quelquefois le point de départ réel du mal, mais je puis affirmer d'avance qu'une observation attentive parvient toujours à coordonner la
reux jeunes gens ne manquaient pas d'intelligence, il s'en faut, mais ils avaient le caractère propre à tous les individus appartenant à leur variété maladive : paresse excessive, impossibilité de mettre de l'ordre, de la suite et de la coordination dans leurs actes, périodes alternantes d'excitation et de dépression. Ces malades apprennent, mais d'une certaine manière et dans certaines limites. On dirait qu'ils ont besoin de méthodes spéciales d'enseignement, et que pour réveiller les sentiments qui existent chez eux en germe, il soit nécessaire d'arriver à leur cœur par des voies détournées Placés dans les institutions publiques, ils ne peuvent suivre l'évolution progressive de leurs camarades d'études. Quelques-uns sont véritablement limités, bornés dans le développement de leurs facultés intellectuelles, et il leur est impossible de dépasser un certain degré d'instruction. Je vais parler dans un instant de cette catégorie, qui fait une variété à part.