‹ Traité des maladies mentaleChapitre 353 sur 500 · RAPPORTS DE CES VARIÉTÉS AVEC LEURS CAUSES GÉNÉRATRICES · texte numérisé non relu

RAPPORTS DE CES VARIÉTÉS AVEC LEURS CAUSES GÉNÉRATRICES

des facultés dont ils peuvent disposer ne se fait que grâce à une incubation incessante de soins de toutes sortes, à une hygiène ainsi qu'à une éducation spéciales.

« La compréhension de l'enfant arriéré, dit M. Séguin, est juste, mais limitée et s'embarrasse singulièrement quand on lui présente plusieurs objets de comparaison. Il perçoit bien un fait simple, comprend une idée simple, mais il ne peut comparer deux, trois, quatre choses ou idées entre elles ; donc il perçoit mieux qu'il ne raisonne, comprend mieux qu'il necompare. Du reste, il est d'ordinaire imitateur, a de la mémoire, delà gaieté, delà timidité, de la grâce, delà malice; souvent son entêtement ne dure pas. » Ce ne sont là ni des imbéciles ni des idiots proprement dits, quoiqu'ils aient avec ces derniers des caractères communs de dégénérescence. On les désigne sous le nom. d'enfants arriérés. La coordination des causes génératrices, chez un grand nombre d'enfants de cette catégorie soumis à mon observation, se déduit des mariages consanguins des parents , d'unions sexuelles prématurées chez de jeunes tilles qui sont à peine formées, des frayeurs, des émotions morales vives ou d'autres accidents éprouvés par la mère pendant la gestation. Dans d'autres circonstances, la faiblesse intellectuelle congénitale des parents s'est continuée chez leurs enfants [hérédité à évolution similaire).

De l'idiotie dans ses rapports avec des maladies de l'enfance et avec des causes dégénératriecs spéciales. — Depuis Cet état OU ,

d'après Esquirol, les individus sont bien conformés, où leur organisation diffère peu de l'organisation normale, jusqu'à cette autre situation où l'on retrouve à peine quelques traces des facultés instinctives de l'humanité, et que les auteurs désignent ordinairement sous les noms d'imbécillité, d'idiotie, de crétinisme, les intermédiaires sont nombreux.

Les êtres dégénérés qui répondent à ces intermédiaires forment tous, il est vrai, une même famille pathologique; mais s'il est important de rechercher dans l'intimité des phénomènes appartenant à l'étude des transmissions héréditaires les raisons des diversités de l'ordre intellectuel physique et moral que l'on observe dans ces variétés maladives, il est d'autres causes, dont les unes atteignent l'évolution du fœtus dans la vie intra-utérine, et dont les autres sont postérieures à la naissance, qui déterminent également des états pathologiques désignés ordinairement sous les noms d'imbécillité et d'idiotie. Parmi les premières, on compte les frayeurs et les émotions morales éprouvées par la mère pendant la grossesse; j'en ai parlé dans la partie étiologique. Parmi les secondes, on allègue certaines maladies du jeune âge, telles que les convulsioris, Yépilepsie, et les différentes maladies du cerveau, les chutes sur cet onjauc, les

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