IDIOTIE PRODUITE PAR LES MALADIES DE L'ENFANCE
mauvais traitements subis dans l'enfance. Ce peuvent être là des causes d'idiotie indépendantes de l'hérédité. L'évolution des phénomènes dégénérâtes dans leurs rapports avec les transmissions héréditaires ne peut i non plus se séparer des mauvaises conditions faites à la mère et a l'en- ï fant par X insuffisance et Y altération des matières alimentaires, par l'm-J ji toxication alcoolique des parents, et finalement par l'influence qu'exercent certaines constitutions géologiques du sol, certains états professionnels. i|
Toutes ces différentes causes produisent des variétés maladives dont la génération doit être étudiée au double point de vue des transmissions al héréditaires et des conditions dégénératives directes déterminées par les maladies du jeune âge, par les milieux où se passe l'existence des enfants, i par certaines professions qui arrêtent le développement normal de l'es- tl pèce et qui idiotisent ou crétinisent les individus. C'est là ce qui m'a porté \ à augmenter les catégories de ces variétés maladives. Elles se ressemblent, il il est vrai, par des caractères communs, mais elles offrent aussi des caractères spéciaux qui permettent de les différencier et de remonter aux causes de leur formation. Les êtres dégénérés qui les composent ont, comme on dit vulgairement, un air de famille qui se transmet par l'hérédité, lorsque la dégénérescence n'a pas atteint ses limites extrêmes. Je me contente d'indiquer les différents rapports qui existent entre les causes et les effets chez ces êtres dégénérés Je ne puis, pour l'étude plus complète de faits d'anthropologie morbide, que renvoyer à mes travaux antérieurs.
1° Caractères différentiels de l'idiotie accidentelle produite par les maladies de l'enfance, épilepsie, convulsions, etc. — Les maladies propres à l'enfance, les convulsions, et particulièrement l'épilepsie, différentes autres affections du cerveau qui elles-mêmes doivent souvent leur fréquence à des prédispositions héréditaires, peuvent enrayer le développement ultérieur du système nerveux cérébral, et constituer des états désignés sous les noms d'imbécillité et d'idiotie. Il est rare qu'en dehors même des commérnoratifs donnés par les parents, ces jeunes malades ne révèlent pas dans l'expression typique de leur tète les causes d'un arrêt de! développement intellectuel postérieur à la naissance. En effet, l'idiotie la plus profonde peut exister alors avec une conformation normale de la tête et avec des traits en apparence intelligents. Mais l'éducabilité et le traitement de ces idiots dont l'état se rattache, ainsi que je l'ai dit, à des causes consécutives et accidentelles, offrent une difficulté plus grande; ils n'ont aucune des dispositions instinctives que nous avons signalées dans les variétés héréditaires proprement dites qui forment race (1). L'épi-
(1) L'atlas de me? Dégénérescences devis l'espèce humaine fait ressortir cette vérité. La planche I représente les types de deux individus tombés dans un idiotisme irrémé-