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CONSÉQUENCES HÉRÉDITAIRES DE L'ALCOOLISME CHEZ LES PARENTS

lepsie, dans le jeune âge, amène aussi un arrêt de développement intellectuel et certaines anomalies dans la sphère des sentiments dont j'aurai occasion de parler à propos de la foie épileptique.

i 2° Conséquences héréditaires des tendances alcooliques des parents. — L'idiotie qui se relie par ses causes héréditaires aux tendances alcooli-

| ques des parents, offre pareillement un sujet d'étude des plus vastes et des plus complexes. Mes recherches sous ce rapport coïncident avec celles des auteurs qui ont l'ait la remarque que la dégénérescence de l'espèce était plus fréquente dans les pays où les parents se livraient à l'ivrognerie

i chronique (I). J'ai rattaché à la même cause certains états instinctifs

i d'individus irrémédiablement frappés dans l'évolution de leurs facultés intellectuelles et affectives, et qui, sans pouvoir être assimilés aux idiots proprement dits sous le rapport physique et moral, apportaient en naissant des dispositions innées pour le mal. (Voyez Troisième classe, folies héréditaires à existence limitée; tendances précoces pour le mal, transition

' à l'idiotisme le plus irrémédiable.)

3° Débilités intellectuelles et types de dégénérescence que l'on rencontre dans les centres industriels. — C'est dans le milieu des populations industrielles des grandes villes qu'il faudra rechercher ces types de débilité

i intellectuelle et de dégénérescence qui se révèlent au physique par le rabougrissement de la taille, l'insuffisance du crâne, le développement trop précoce de la puberté dans quelques cas, ce qui produit le peu de

! diable, par suite de transmissions héréditaires dues à l'ivrognerie des ascendants. Ils n'ont ! pas tous les caractères typiques propres à l'imbécillité et à l'idiotie congénitales transmises par des parents appartenant aux mêmes catégories. L'idiotie, ai-je dit. peut exister avec une conformation normale de la tête et des traits en apparence intelligents : c'est ce qu'on peut voir d'une manière frappante dans la planche X, n° I. Édouard***, âgé de ' onze ans, a les traits réguliers, la tête bien conformée, l'expression du visage est des ; plus ouvertes ; mais les convulsions qu'il a éprouvées à l'âge de sept ans l'ont frappé ! d'une idiotie irrémédiable. Il est moins éducable que les idiots de naissance, qui ont j certaines aptitudes instinctives, par la raison qu'iis forment race. La môme réflexion . s'applique aux sourds-muets et aveugles consécutifs. Ils sont moins éducables que ceux

qui apportent ces infirmités en naissant, et qui eux aussi forment race. f (I) Dans sa statistique des causes de la folie pour l'ancien royaume de Wesfphalie, M. ledocleur Ruer a fait ressortir que l'idiotie était fréquente dans la population des ouvriers mineurs Les rapprochements sexuels des ouvriers, qui vivent séparés de leurs femmes pendantla semaine entière, s'opèrent ordinairement dans les jours de repos, où les libations alcooliques sont partagées par les deux sexes. J'ai fait la même remarque pour d'autres pays en France où l'ivrognerie est également commune aux deux sexes, et où les enfants sont fécondés, ainsi que je le disais, sous la double influence du mal physique et du mal ' moral dans l'humanité. Dans le nord de l'Europe, ces causes ont exercé tant de ravages, î qu'elles ont attiré la juste sollicitude des gouvernements*

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