‹ Traité des maladies mentaleChapitre 367 sur 500 · COMPLICATIONS. — GROSSESSE, LACTATION · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS. — GROSSESSE, LACTATION

connaissance que l'on peut obtenir de la nature de la cause. « 11 faut, di Esquirol, rappeler les menstrues quand elles sont supprimées, rétabli] des ulcères anciens, provoquer des maladies cutanées, placer des exutoires si le malade en avait eu auparavant. »

« S'il y a excitation vive et pléthore, ajoute cet éminent praticien don les conseils seront toujours suivis avec avantage, il faudra combattre ce:, symptômes par des évacuations sanguines, par des bains tièdes, émol-l lients, longtemps prolongés, par des boissons rafraîchissantes, des laxatifs. Quelquefois il faudra appliquer sur la peau des rubéfiants ; en mêrjM temps le malade sera soumis à la diète ou à une alimentation très légère; Ainsi traitée comme une maladie aiguë, presque toujours au bout de huit, quinze, vingt et un, trente jours, il y a rémission, quelquefois une intermission très marquée. Alors, tout en faisant concourir les moyens moraux appropriés au caractère du délire, il faut s'attacher à combattre' les causes matérielles, hygiéniques ou pathologiques qui ont précédé, préparé la maladie ; il faut suivre les indications individuelles. Un homme' devient aliéné; il était sujet à des hémorrhagies qui n'ont plus coulé, le médecin s'efforce de rétablir cette évacuation. Des dartres disparaissent., un ulcère se dessèche, la manie ou la monomanie éclate ; en rappelant les: dartres à la peau, en rouvrant l'ulcère, il est presque certain que la folie cessera. » [Ibid. , p. Wh.)

Pour ce qui regarde les malades qui comptent des aliénés parmi leurs ascendants, j'ai tellement insisté sur l'influence des causes intercurrentes1 qui provoquent si facilement le délire, que je n'en regarde aucune comme' insignifiante ; aussi ces sortes de malades sout-ils pour moi l'objet de l'examen le plus scrupuleux. Il est, ainsi que je l'ai dit, des périodes de l'existence qui sont pour eux doublement critiques ; je veux faire allusion au développement de la puberté, à la grossesse, à l'âge critique. Les moindres perturbations de l'intelligence, les plus simples anomalies des sentiments, devront être prises en sérieuse considération lorsque ces phénomènes coïncident avec ces périodes de l'existence.

Toutes les fois que j'ai été consulté pour l'état névropathique d'une jeune fille héréditairement prédisposée, je me suis toujours opposé au mariage trop précoce. 1! ne faut pas oublier que chez les aliénés héréditaires, le développement de la puberté est tardif et que cette époque est pleine de périls, .le connais plus d'un exemple de folie déterminée par les premiers rapprochements conjugaux. J'ai déjà donné les indications prophylactiques qui doivent être suivies pendant le temps de la grossesse (1 ),

(\) Lorsque pendant la çernssesso il y n, chez les femmes héréditairement prédisposées.

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