TRAITEMENT DE LA FOLIE HYSTÉRIQUE
Quelques mots sur le pronostic nous serviront de transition au traitement de la folie hystérique, épileptique, hypochondriaque.
Si ces névroses offrent déjà par elles-mêmes un pronostic très grave, si les conséquences, lorsque l'affection se prolonge, sont si désastreuses pour les malades, à plus forte raison est-on en droit de porter un pronostic fâcheux lorsque ces états pathologiques du système nerveux se I compliquent de trouble des facultés intellectuelles et de perversion des j sentiments. L'intercurrence des prédispositions héréditaires n'est pas une des complications les moins défavorables des folies qui nous occupent. Toutefois nous avons eu si souvent occasion d'insister sur la h succession et la dépendance réciproque des phénomènes pathologiques I du système nerveux, que l'on nous saura gré d'émettre la réflexion consolante, que beaucoup des transformations morbides qui font le sujet de nos études actuelles pourraient être évitées si, dès le principe, une médication rationnelle était opposée au mal. Ma conviction, du reste, ne repose pas seulement sur un espoir plus ou moins problématique ; elle s'appuie sur des faits de guérison bien réels, bien positifs, ainsi que J je vais le démontrer dans l'article qui suit.
§ VI. — Traitement des folies hystérique , épileptique , bypochondriaque.
Considérations préliminaires. — Les rapports fondamentaux des
folies hystérique, épileptique, hypochondriaque, avec les névroses qui leur donnent naissance, nous imposent l'obligation de rattacher les premières indications thérapeutiques de ces vésanies aux troubles et perturbations diverses que ces états névropathiques déterminent dans les fonctions physiologiques, intellectuelles et affectives de ceux qui en sont atteints. Cette nécessité est d'autant plus rigoureuse, qu'une triste expérience nous a appris à quel point la situation était grave, lorsque la folie devait sa naissance à la transformation d'une névrose. Il se crée alors un ordre de faits pathologiques nouveaux qui tendent à prendre un caractère de plus en plus indépendant de leur origine, et qui se terminent d'une manière fâcheuse lorsque rien n'a été tenté pour empêcher la succession, l'enchaînement, ainsi que la dépendance fatale des phénomènes morbides.
Hystérie; moyens prophylactiques. — TOUS les auteurs qui se sont
spécialement occupés de l'hystérie, et en particulier M. le docteur Briquet, sont entrés dans de nombreuses considérations prophylactiques sur
théoriques de M. Landouzy ne donneront pas la même interprétation a ces faits pathologiques ; ils n'y verront que les conséquences de l'état névropathique général.