‹ Traité des maladies mentaleChapitre 94 sur 500 · ÉTIO1.0GIE. — HÉRÉDITÉ. — MANIÈRE DE L 'ENVISAGER · texte numérisé non relu

ÉTIO1.0GIE. — HÉRÉDITÉ. — MANIÈRE DE L 'ENVISAGER

inaugurer l'existence des enfants, à inoins que la stérilité des parents, ce qui est déjà un phénomène significatif dans ce cas, ne vienne mettre un terme à cette succession d'autant plus désastreuse que malheureusement encore elle se transmet souvent par voie collatérale. J'ai donné mes soins à trois frères également remarquables par les formes variées de leur affection mentale. L'un était un maniaque aux accès périodiques et désordonnés, le second un mélancolique réduit par sa stupeur à un état purement automatique, et le troisième se signalait par une irascibilité extrême et par des tendances au suicide. Un quatrième frère se faisait remarquer par de grandes dispositions artistiques, mais il était d'une nature craintive et soupçonneuse. Le grand-père de ces enfants était aliéné. Leur père n'avait jamais pu se fixer à rien d'utile; et un oncle, médecin célèbre, était fort connu par ses bizarreries et ses excentricités.

Il est incontestable que bien des circonstances sont de nature à briser cet enchaînement pour ainsi dire fatal de faits pathologiques. Les alliances régénératrices, et une direction spéciale, hygiénique, intellectuelle et morale donnée aux descendants, peuvent arrêter ces derniers sur la pente d'une dégradation successive. Cependant l'observateur rigoureux se tiendra en garde contre la marche insidieuse des transmissions héréditaires qui tantôt sautent une génération (I), et tantôt se révèlent chez les descendants par des névropathies douloureuses ou bizarres , parfois aussi par des excentricités de caractère et des tendances immorales, par une propension souvent insurmontable au suicide, ou bien encore par la faiblesse de l'intelligence. J'aurai à citer des exemples de tous ces phénomènes dans la pathologie spéciale où je devrai m'occuper d'une manière plus particulière des transformations morbides de l'hérédité. Ce n'est pas à dire cependant que des maladies nerveuses de même nature ne puissent se transmettre avec tous leurs caractères des ascendants aux descendants, cela se voit surtout pour le suicide, mais ce n'est pas généralement la règle. On risquerait de se faire une fausse idée de l'hérédité, si on ne l'envisageait au point de vue de ces transformations qui ouvrent un champ si vaste au pronostic et au traitement des maladies nerveuses (2).

(1) M. Moreau (de Tours) l'ait observer avec raison que cette loi d'interruption ne s'applique pas aux enfants imbéciles ou idiols. Mais j'ai remarqué encore un autre fait qui mérite d'être signalé : il peut arriver que la folie reste à l'état d'incubation chez les parents, et que les enfants soient d'abord frappés de la maladie. Tous les médecins d'asiles ont pu vérifier ce fait. Il leur est arrivé de recevoir d'abord les enfants comme aliénés, puis les parents ont été placés ultérieurement.

(2) On cite, il est vrai, certains faits exceptionnels qui, bien loin de contredire la loi des transformations successives, ne font que la confirmer. On a vu des intelligences d'élite,

FRÉQUENCE D!î l'h'KKÉDITÉ. — OPINIONS DES AUTEURS. 417

Est-ce par la mère, est-ce par le père que la transmission héréditaire se fait avec plus de fréquence? Cette question ne laisse pas d'avoir une assez grande importance dans les conseils que le médecin peut avoir à donner au sujet des mariages à contracter. Esquirol était d'avis que la mère transmet plus souvent l'hérédité que le père, et M. le docteur Baillarger, sur une statistique de 453 cas d'hérédité, a calculé que l'influence maternelle prédominait dans le tiers des cas. Le môme observateur aurait remarqué que dans le cas d'hérédité maternelle, les filles seraient plus exposées encore à contracter la maladie.

Au reste, la simple induction philosophique peut venir en aide à cette donnée statistique. « Les maladies de la mère, dit Chomel, se transmettent peut-être plus communément encore que celles du père, non-seulement parce qu'il ne peut y avoir d'incertitude sur la maternité, mais encore parce que la femme qui a une part égale à celle de l'homme dans l'acte de la conception, fournit au développement du fœtus pendant toute la durée de la vie intra-utérine, et le nourrit encore de sa propre substance pendant toute la durée de l'allaitement. Il est donc naturel de croire que la mère a une plus grande part que le père dans la constitution des enfants et dans leurs prédispositions morbifiques. Ajoutons enfin à l'appui de cette opinion, que dans le croisement des races d'animaux, l'influence inégale des deux sexes se montre manifestement : le mulet issu de la jument et de l'àne est incomparablement plus grand et plus fort que celui qui provient d'un croisement inverse (1). »

Nous terminerons ces considérations générales sur l'hérédité par une autre demande. Quel rapport héréditaire y a-t-il à établir entre la folie et d'autres maladies qui ne seraient pas des affections nerveuses proprement dites, telles que la phthisie, le cancer? Les auteurs qui sont pour l'affirmative n'ont pas fait attention qu'à ce point de vue, il n'y aurait plus un seul cas d'aliénation qui ne se rattacherait par le côté héréditaire à des affections antérieures des ascendants. Quelle est la famille qui, sousce rap-

de véritables génies dans des familles qui comptaient des aliénés. Cela est parfaitement juste ; mais si l'on réfléchit que les frères ou sœurs de ces hommes hors ligne étaient des individus fort médiocres, que plus d'une fois même ils ont été atteints d'aliénation, on n'en sera que plus porté à réfléchir sur les points si multiples et si intéressants de la question de l'hérédité. On connaît l'existence si souvent douloureuse des hommes de génie, et les historiens appuient volontiers sur les excentricités de caractère chez leur héros, et sur d'autres conditions intellectuelles, physiques et morales, qui n'offrent rien de mystérieux aux médecins familiarisés avec la question des transmissions héréditaires.

(1) Chomel, l'athologie générale, p. 59. Il est indispensable, si l'on veut avoir une notion complète de l'hérédité, de consulter le savant ouvrage de M. Lucas sur cette matière : Traité pathologique et physiologique de l'hérédité naturelle. Paris, 1847,

118 ÉTIOLOGIE. — HÉRÉDITÉ. — ÉDUCATION.

port, pourrait se dire exempte de toute filiation héréditaire? Je sais que l'exemple de ce qui se passe dans la génération de la phthisie est assez spécieux. Les statistiques de MM. Briquet, Louis et autres savants médecins, ont constaté que tous les enfants plithisiques ne naissent pas toujours de parents atteints de la même maladie. Mais sans compter que la phthisie peut être une affection spontanée, encore peut-on admettre que cette maladie doive le caractère de son hérédité à d'autres lésions de l'organisme constatées chez les parents.

Quoi qu'il en soit , nous nous en tiendrons, pour ce qui regarde l'aliénation , aux rapports qui existent entre cette maladie et d'autres affections du système nerveux, et le champ de l'observation sera encore assez vaste (I). M. le docteur Cerise , défendant au sein de la Société médicopsychologique la manière dont j'avais compris la question de l'hérédité, a émis à ce sujet des réflexions que je suis heureux de reproduire : « Une perversion organique, dit ce savant médecin, ne peut engendrer indifféremment toutes sortes de maladies. Nous avons une méthode en histoire naturelle; on n'y comprend pas la transmission d'un genre à un autre. On voudrait, en pathologie, nous faire admettre que la phthisie exerce une influence héréditaire sur le développement de la folie. Je comprends qu'on dise que les affections nerveuses constituant une famille se transforment et se transmettent transformées. Je comprends qu'une mère hystérique puisse avoir des enfants atteints d'aliénation mentale ; les affections nerveuses peuvent se transformer et passer de l'une à l'autre. Mais de ce qu'on a constaté la phthisie, la scrofule ou le rhumatisme chez les ascendants de certains aliénés, il ne faut pas se hâter de conclure à une transmission héréditaire (2). »

§ III. — Éducation.

L'éducation des enfants, dit Pinel, peut être dirigée tellement à contresens , et ses effets se combiner si bien avec une faiblesse originaire de l'entendement, qu'il y ait du doute sur ce que l'on doit attribuer à l'une de ces causes plutôt qu'à l'autre.

(1) On conçoit encore qu'en dehors de la théorie des transformations, la folie puisse éclater chez un individu dont les ascendants sont morts d'hémorrhagie cérébrale, par exemple. Je connais plusieurs aliénés dans les familles desquels les congestions cérébrales et les apoplexies ont été fréquentes. Mais, dans ces cas, rien ne répugne à admettre que chez les ascendants il se crée des tempéraments éminemment aptes à contracter l'aliénation. On remarque généralement chez ces malades une grande irascibilité.

(2) Société médico-psychologique, séance du 29 juin 18o7.

vices d'éducation. — influence suit m système nerveux. 119

« 11 serait difficile, ajoute cet auteur, de citer un exemple de ce genre plus frappant que celui de deux frères mineurs dont l'examen juridique m'avait été confié. Orphelins dès L'âge le pius tendre, ils avaient été élevés, par un contraste singulier, d'un côté dans la mollesse la plus efféminée par leur gouvernante, et de l'autre avec une rudesse extrême par un instituteur dur, emporté et morose. Soit vice d'une instruction pareille , soit disposition primitive , l'entendement de ces enfants resta sans se développer, et leur corps affaibli fut sujet à des maux variés qui ne laissèrent plus de doute , à l'époque de la puberté , sur le vrai caractère d'une sorte de démence. Ils étaient l'un et l'autre de la stature ordinaire d'un jeune homme de vingt à vingt-deux ans lors de l'examen que j'en ai fait; mais leur entendement faible et détérioré semblait les rapprocher de l'instinct d'un enfant de trois à quatre ans : mêmes gestes , mêmes propos, mêmes goûts pour les jeux de l'enfance. Le langage de l'un et de l'autre, plein de volubilité, ne laissait entendre que les premières syllabes des mots et devenait souvent inintelligible. Ils avaient coutume, comme par une sorte d'habitude automatique, de finir leur journée par une scène attendrissante. Recueillis au coin de leur chambre, ils rappelaient avec une vive effusion de cœur, et au milieu des soupirs et des sanglots, les tristes pertes qu'ils avaient faites de leurs parents dans un âge tendre; parlaient avec reconnaissance des soins que leur gouvernante leur avait prodigués, mais ne prononçaient qu'avec un sentiment d'horreur et avec des imprécations le nom odieux de leur instituteur (1). »

Les influences funestes exercées par une mauvaise éducation peuvent être envisagées de différentes manières. Les traitements barbares , ou tout au moins la sévérité outrée, l'éveil trop précoce, chez les enfants, d'idées intellectuelles qu'ils ne sont pas en état de comprendre, de sentiments qui ne sont pas en rapport avec leur âge, le manque absolu d'éducation dans un cas, la direction vicieuse dans un autre, sont autant de circonstances qui agissent d'une manière funeste sur le cerveau des enfants et déterminent une démence précoce. Personne ne lira ces lignes sans qu'il lui vienne en mémoire des exemples pris dans le cercle de ses propres observations.

M. le docteur Guislain, se demandant pourquoi on rencontre parmi les enfants des villes de si petites figures et de si gros crânes , pourquoi ces créatures vous étonnent par leurs répliques , par leur prodigieuse mémoire, par leurs causeries , répond que ce phénomène s'opère sous

(1) Pinel, Traité médico-philosophique, p. 17.

120 ÉTIOLOGIE. — ■ ÉDUCATION.

l'influence d'agacements continuels (jui ont appelé la vie de tout le corps au pôle cérébral. « Ainsi, ajoute cet auteur, s'explique en grande partie la différence de caractère et d'organisation de l'enfant de la campagne et de celui de la ville.

» Les enfants des campagnes sont continuellement au grand air ; ils développent leurs muscles en s'agitant et en courant; plus âgés, ils ne vont pas chercher des impressions dans les spectacles et les réunions musicales.

» Ils ne reçoivent une instruction littéraire et artistique sérieuse qu'à celte époque de la vie où le corps à pris un certain développement : on aurait tort de croire qu'une éducation surexcitante profite en réalité à l'enfant ; la précocité, sous ce rapport, provoque sa ruine en l'épuisant. On a remarqué qu'en général c'est moins la ville que la campagne qui fournit les génies les plus solides (1). »

L'auteur que je cite entre ensuite dans d'intéressants détails sur la nécessité qu'il y a, pour les parents et les maîtres de la jeunesse, de limiter chez les enfants l'empire de la volonté, et de ne pas permettre qu'elle s'égare; une sage répression doit peser sur ses impulsions, et le savant médecin de Gand voit une source féconde de maladies mentales dans cette tendance de la jeunesse à secouer de honne heure tout élément disciplinaire, et à se soustraire aux conséquences salutaires de la douleur, des privations et de la contrainte morale. Sous ce rapport, les idées de M. le docteur Guislain sont trop importantes pour que je ne les livre pas dans toute leur originalité aux méditations des parents et des maîtres de la jeunesse :

« A sa première évolution, l'homme a besoin de s'habituer aux contretemps, aux adversités, à une contrainte sagement combinée.

» Je veux qu'il n'obtienne pas toujours ce que ses goûts, ses caprices d'entant lui font désirer. Une impressionnabilité morale trop vive, une volonté toujours prompte à se manifester, peuvent devenir une cause puissante de maladies mentales.

» C'est surtout parmi les sujets incapables de supporter le chagrin que vous rencontrerez le plus d'aliénés; c'est surtout parmi les caractères prompts à éprouver des émotions, à s'effrayer, que vous trouverez la prédisposition à ces maladies.

» Il faut que l'enfant apprenne à souffrir les contrariétés, à se résigner dans les revers.

» De bonne heure il doit se faire aux intempéries des sentiments, des passions, comme il doit se faire aux intempéries de l'air. (1) Guislain, Leçons sur les phrenopalhies, t. II, p. 33.

VICHS D'ÉDUCATION.— INPfcKÈXeÉ SUK LE SYSTÈME NERVEUX. 121

» La faiblesse de caractère dans la lutte contre les obstacles prédispose aux maladies mentales. »

L'importance de ces principes en fait d'éducation ne saurait être contestée. Dans nos asiles, nous sommes plus à même que personne d'observer les funestes effets d'une éducation dont le principal but, il faut bien le reconnaître , est de suractiver les aptitudes intellectuelles aux dépens de l'hygiène physique et morale qui doit faire la base de toute bonne éducation. Je saisirai même cette occasion pour signaler un vice propre à notre époque. Il existe une tendance, malheureusement trop commune dans notre société, qui consiste à développer les individus en leur donnant une éducation qui tantôt provoque des besoins qu'il est impossible de satisfaire, et tantôt ne ménage pas assez la transition d'une forme d'existence à une autre. Je m'explique par un des exemples que j'ai sous les yeux.

Dans une famille de riches agriculteurs, où l'on ne comptait aucun fait d'hérédité maladive, l'unique préoccupation des parents fut de rêver pour leurs enfants une position sociale supérieure, dans leur idée, à celle qu'ils avaient eux-mêmes. Le bon sens naturel de ces paysans ne tarda pas à s'égarer au milieu de ces projets ambitieux. Ils avaient deux enfants, un garçon et une tille, fortement constitués l'un et l'autre et déjà accoutumés à l'existence heureuse et salutaire de la campagne. Ces jeunes êtres en furent arrachés pour se préparer dorénavant , dans les pensionnats d'une grande ville, aux destinées nouvelles qui leur étaient réservées. Hàtons-nous de dire que cette expérience leur fut également fatale à l'un et à l'autre. Le jeune homme fut atteint d'une maladie de langueur dont on méconnut le véritable caractère ; il se livra à l'onanisme et mourut tuberculeux , après avoir donné, vers l'âge de dix-sept à dix-huit ans, les preuves d'un affaiblissement successif de l'intelligence et de tendances excentriques et maniaques. Chez la jeune fdle , on fut obligé d'employer une contrainte incessante pour appliquer sa robuste constitution à l'existence intime des pensionnats destinés à la classe riche. L'étude de la musique , la fréquentation précoce des spectacles , la vue d'un luxe nouveau développèrent de bonne heure chez cette robuste villageoise des accès hystériques , et sa constitution fut modifiée au point que l'élément névropathique domina bientôt l'ensemble de ses fonctions, et constitua chez elle un tempérament des plus nerveux. Le mariage n'apporta aucun soulagement à cette situation. A son premier accouchement, la jeune femme fut atteinte, d'une manie aigué, et depuis quinze ans elle offre le triste spectacle d'une folie périodique qui se renouvelle tous les mois avec une régularité désespérante , et ne lui laisse , dans les

122 ÉTIOLOGIE. — ÉDUCATION. — TEMPÉRAMENT.

quelques jours de rémittence dont elle jouit, qu'une intelligence appauvrie et un caractère enfantin.

J'ai cité cet exemple entre une foule d'autres, mais personne n'en tirera, je pense, des conclusions hostiles à l'éducation appliquée à la classe ignorante. Je parle de circonstances exceptionnelles où l'éducation mal dirigée peut être nuisible , où le changement brusque des habitudes antérieures peut modifier d'une manière fâcheuse la constitution, et amener la prédominance du tempérament dit neigeux. Je signale en même temps un des travers de notre époque, qui consiste à former plutôt l'esprit que le cœur des individus ; mais il me serait facile de citer bien des exemples aussi où le défaut de toute instruction et de toute éducation a fait naître l'hébétement intellectuel, et a propagé, dans certaines familles, les plus mauvaises dispositions instinctives.

§ IV. — 3>u tempérament comme cause prédisposante à l'aliénation mentale.

J.,a question spéciale des tempéraments, sur laquelle il y aurait tant de considérations à établir, rentre dans la grande question de l'hérédité. C'est k ce point de vue seulement que j'en dirai quelques mots, mon intention n'étant point d'aborder l'étude des tempéraments, qui est plus du ressort de la physiologie que de celui de nos recherches actuelles sur les causes éloignées ou prochaines de l'aliénation mentale.

Le tempérament nerveux est admis par tous les médecins ; c'est celui qui, d'après M. le professeur Chomel, prédispose particulièrement à l'hystérie, àl'hypochondrie, aux convulsions, au trouble des sensations et des facultés intellectuelles, à la mélancolie, à la manie... Il ajoute aux symptômes ordinaires des maladies aiguës des troubles variés del'innervation qui en changent la physionomie, en rendent la marche irrégulière et le diagnostic plus difficile (1).

Il est rare que le tempérament nerveux avec la prédominance de l'élément douloureux, avec les anomalies les plus extraordinaires dans la sphère de la sensibilité morale et des fonctions intellectuelles, ne soit pas le résultat des transmissions héréditaires, ou tout au moins d'une éducation vicieuse, d'un changement brusque dans les habitudes, ainsi que j'en ai donné des exemples. Une impressionnabilité très grande, une excitabilité excessive, sont les principaux apanages de ces natures également remarquables par le contraste de leurs bonnes qualités et de leurs intolérables défauts, a Ce n'est pas, dit M. le docteur Sandras, que les pcr-

(1) Chomel, Pathologie générale, p. GO et 90.

Page 1