‹ Traité des maladies mentalesChapitre 69 sur 115 · SYPHILIS · texte numérisé non relu

SYPHILIS

l’attaque éclamptique. La tolie, suivant Olshausen, a une marche aiguë, non fébrile, présentant un caractère hallucinatoire très prononcé. La marche et la guérison sont très rapides : c’est pour cette raison que la plupart des cas n’ont pas été observés dans les asiles et qu’ils n’ont pas trouvé place dans les éludes de psychiatrie.

Résumé. — L’auteur que nous citons divise de la manière suivante les psychoses puerpérales : 1° celles qui dépendent directement d’une affection puerpérale fébrile, ou psychoses infectieuses ; 20 cellesquil désigne sous le nom à' idiopathiques, sans affection fébrile et sans lésions organiques ; dans ce groupe rentrent les psychoses de la grossesse et de la lactation et une partie de celles qui surviennent à la suite de couches, pour lesquelles on peut accuser des causes débilitantes, hémorrhagies abondantes, etc. ; 3° enfin les psychoses par intoxication, suite d'éclampsie, et, exceptionnellement, dans l’urémie sanséclampsie. Ce serait surlout, suivant Westphal, après la pyohémie puerpérale et l’endocardite ulcéreuse qu'on observerait des psychoses aiguës.

Traitement. — On comprend les indications thérapeutiques qui i peuvent résulter des considérations que nous venons d’exposer. L’éloignement de toute cause irritante, un régime tonique, des spiritueux ou des moyens calmants, quelques purgatifs doux, quelquefois l’opium uni à l’aloès,le chloral hydraté en lavements, tels sont les moyens principaux qui doivent être employés dans la plupart des cas.

Les lésions trouvées à l 'autopsie des femmes atteintes de folie puerpérale sont extrêmement variables. Au début de la maladie, il parait y avoir communément une turgescence vasculaire du cerveau plus ou moins intense, et, dans quelques cas exceptionnels, on a rencontré une exsudation hémorrhagique de nature passive.

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