‹ Traité des maladies mentalesChapitre 70 sur 115 · SYPHILIS · texte numérisé non relu

SYPHILIS

La syphilis peut être une source d’inquiétudes, d’humiliation, de peines morales diverses, lorsqu’elle vient par exemple apporter le trouble et le désordre au foyer de la famille. Elle est par sa nature, plus que toute autre maladie, la cause de chagrins de diverses sortes et de regrets incessants. Il est peu d’établissements qui ne présentent des exemples remarquables de cette espèce d 'hypochondrie, de mélancolie inquiète qu’on a désignée, avec assez de justesse, sous le nom de syphilophobie.

Nous nous souvenons avoir entendu citer par Iticord des exemples bien curieux de cette disposition morale, qui consiste à s examiner dans tous les détails et dans toutes les circonstances, à scruter toutes les excrétions, etc. ; disposition bien propre à assombrir l’existence et à produire sur le système cérébral une atteinte susceptible de déterminer un état d’aliénation.

Mais, en dehors de cette cause morale, la syphilis peut agir directe-

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ment, et, dans quelques cas, on peut attribuer à son influence immédiate la manifestation du délire. Quels sont alors les accidents syphilitiques qui viennent déterminer la folie?

On comprend les difficultés qui environnent la solution d’une semblable question. On conçoit aussi combien l’attention de l’observateur doit être exercée pour ne pas confondre, dans certaines circonstances, le résultat d’excès auxquels se sont livrés quelques individus atteints de syphilis, avec celui qui est uniquement produit par cette triste maladie.

On n’en doit pas moins reconnaître que la syphilis, dans quelques cas, rares cependant, porte son action sur les centres nerveux, et particulièrement sur les diverses parties du cerveau chargées des fonctions intellectuelles et morales. Mon ancien interne, le Dr Hildenbrand, a fait, à ce sujet, un travail intéressant dont nous croyons devoir résumer les idées principales (1).

Des auteurs, qui font autorité dans la science, admettent que la syphilis peut être une cause d’aliénation et d’accidents nerveux variés. Esquirol, Ferrus, Trélat, Trousseau (2), Vidal, Ricord (3), Simon, Yvaren(i); en Allemagne, Esmarch et Jessen, etc., ont émis l’opinion que diverses formes d’aliénation peuvent être une des conséquences de l’infection syphilitique.

On doit considérer cette maladie comme agissant de diverses manières. Ricord admet que, sous l’influence syphilitique, il se produit d'abord chez certains sujets un appauvrissement du sang, et tous les phénomènes qu’on rencontre dans la chlorose en général, l'altération de la motilité, de la sensibilité, l'affaiblissement physique et moral, le visage terne, l’œil éteint, les douleurs rhumatoïdes, etc. Dans ce cas, la syphilis constitutionnelle n’agirait qu’en déterminant une chlorose spéciale.

Son action n’apparaît d’une manière manifeste que lorsqu’elle porte sur les enveloppes du cerveau et sur le parenchyme cérébral luimême. Ici nous trouvons les lésions cérébrales suivantes qui viennent suffisamment rendre compte des affections mentales symptomatiques. Telles sont les diverses espèces de périostose, que Ricord a décrites sous les noms de périostoses phlegmoneuse, gommeuse et plastique , et qui donnent lieu tantôt à de la suppuration, tantôt à une production de liquide séro-albumineux, qui va peu à peu en s’épaississant pour se transformer en une substance gommeuse, susceptible de résolution franche; ou qui déterminent une fumeur par suite d’un épanchement plastique qui peut lui-même se transformer en tissu osseux, et donner

(1) Hildenbrand, Thèse, Strasbourg, 1857.

(2) Trousseau, Clinique médicale de THÔtel-Dieu, 8e édit. Paris, 1894.

(3) Ricord, Lettres sur la syphilis, 3” édit. Paris, 1863.

(4) Yvaren, Métamorphoses de la syphilis. Paris, 1854.

naissance à l’exostose épiphysaire (1); celle-ci, d’abord indépendante de l’os, finit par faire corps avec lui. Les exostoses syphilitiques présentent d’ailleurs rarement un volume considérable; tantôt elles forment une couche osseuse peu épaisse, déposée à la surface de l’os, tantôt une tumeur hémisphérique ou pédiculée ; leur surface est ordinairement régulière.

Le Dr Sandberg, cité par Flemming, trouva à l’autopsie d'un dément paralytique atteint antérieurement de syphilis, une exostose considérable delà base du crâne. Rayer a rencontré, chez un individu mort à la suite d’accidents cérébraux divers, une tumeur gommeuse, adhérente à la base du crâne, et qui avait déterminé l’inflammation et le ramollissement de la région correspondante du cerveau.

La dure-mère, membrane fibreuse, peut être primitivement atteinte. Rayer croit à la possibilité d’un travail phlogistique spécial des méninges sous l’influence de la syphilis, travail analogue à celui quelle détermine dans le périoste pour donner lieu à la périostose (2 .

Si pour les os du crâne, si pour les enveloppes du cerveau, la lésion syphilitique parait peu douteuse, en est-il de même pour l’organe cérébral? La syphilis exerce-t-elle sur le parenchyme une action directe? Malgré le nombre restreint d’observations, la réponse parait peu douteuse.

Flemming (3) rapporte le cas d’une jeune fille atteinte d'accidents syphilitiques secondaires et décédée à la suite d’une encéphalite violente.

A l’autopsie, on trouva en arrière du ventricule latéral gauche, la substance cérébrale transformée, dans l’étendue de quelques lignes, en une masse d’aspect lardacé ; à côté, se trouvait une petite caverne dont les parois étaient mamelonnées et recouvertes d’un enduit rougeâtre. Cette dégénérescence du tissu lui a paru être un produit de la syphilis secondaire.

Ludger Lallemand a présenté à la Société médicale d’émulation de Paris l’observation d’une tumeur présumée syphilitique, développée dans le cerveau, qui fut soumise à l’examen microscopique par Lélul ; cet observateur a également pensé qu il s’agissait dans ce cas d une tumeur gommeuse ancienne, en partie calcifiée.

Ricord et Cullerier ont rencontré et présenté à l’Académie de médecine des nodules syphilitiques développés dans le corps strié dans un cas, et dans un autre cas à la base du cerveau.

On connaît- mieux aujourd’hui les lésions que la syphilis peut produire dans les centres nerveux et il suffira à ce sujet de se reportei aux travaux du Dr Lancereaux(4) et du Prof. Fournier. La syphilis

(1) Albert (de Bonn), Ostéophyles.

(2) Rayer, Ann. de thérap., décembre 1857.

(3) Flemming, Pathologie und Therap. der Psychose n, 1859.

(4) Lancereaux, Traité de la syphilis.

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peut agir par l'anémie qu'elle provoque et qui sera une cause de psycho-névrose, ou à la manière des maladies infectieuses, mais ce sont beaucoup plus souvent les différents processus pathologiques qui sont l’origine des troubles psychiques (gommes, encéphalites, altérations des vaisseaux, etc.).

De ces considérations, que nous ne voulons pas prolonger davantage, il résulte que les lésions de nature syphilitique du cerveau ou de ses enveloppes, peuvent avoir pour conséquence des formes variées d’aliénation mentale.

11 n’est pas indifférent que l’attention soit fixée à cet égard, puisque, par un traitement approprié, il est possible de modifier heureusement certains états psychopathiques dont autrement le pronostic pourrait être défavorable ; et les auteurs citent plusieurs faits authentiques d’affection mentale guéris par un traitement antisyphilitique.

Suivant le docteur Wille (1), le symptôme le plus fréquent des formes d’aliénation syphilitique est une démence progressive avec perte considérable de la mémoire, mais sans idées de grandeurs ou de richesse, état très ordinairement précédé d’une période prodromique de dépression mélancolique hypochondriaque.

L’aliénation syphilitique aiguë peut, selon lui, revêtir toutes les formes connues des maladies mentales; elle alterne souvent avec l’état de dépression et d'affaiblissement intellectuel mentionné plus haut. Presque toujours existent en outre, des symptômes physiques de troubles cérébraux tels que : paralysies ou hyperesthésies de l’un ou de l'autre nerf crânien, hémiplégies; phénomènes d’irritation, convulsions, tremblement musculaire, etc. Il faut encore ajouter ici la céphalée caractéristique, etc..

L’aliénation d’origine syphilitique peut éclater aussitôt après l’infection ; mais souvent aussi elle est précédée d’accès épileptiques et apo plectiformes, à la suite desquels elle se développe insensiblement; parfois enfin, elle se présente sous la forme de manie furieuse de délire hallucinatoire, ou de mélancolie aiguë. Ce seraient laies cas les plus rares. L’affection a le plus souvent un début insidieux et une marche chronique, sous forme de démence progresive.

Kraepelin admet pour la clinique les trois groupes suivants qui ont été décrits par Heubner (2), et qui sont basés sur les différents processus pathologiques : la première forme , due à l’irritation produite par les néoformations gommeuses de la convexité du cerveau, est surtout caractérisée par de la dépression ou de l’irritabilité pouvant aller jusqu’à l’excitation violente. L’intelligence et la mémoire diminuent ; il se produit des troubles aphasiques et des attaques épileptiques. Dans le second groupe sont réunis les cas où il s’agit de lésions des

(1) Wille, Mémoire sur la syphilis dans ses rapports avec les psychoses. Zurich.

(2) Heubner, Ziemssen's llandb. Vol. 11.

artères de la base du crâne amenant le rétrécissement puis l’oblitération des a aisseaux terminaux , a (ôté de 1 aflaibüssement des facultés, on observe des attaques d’apoplexie et des paralysies durables. Heubner a fait ressortir les troubles qui suivent certains de ces ictus cérébraux, psychiques ou moteurs, et qui sont caractérisés par des états passageis d inconscience assez semblables a 1 ivresse, ou par des états de somnolence pouxant devenir du coma. Le troisième groupe comprend les cas analogues à la paralysie générale.

Nous x ci ions, a propos de cette derniere maladie, le rôle étiologique

Fig. 23. — Syphilis cérébrale. Paralysie complète du moteur oculaire commun du côté droit ( ptosis , strabisme externe, mydriase, causés par la paralysie des muscles élévateur de la paupière, droit interne, accommodateur et du sphincter de l’iris); guérison par Piodure de potassium à doses massives.

important joué par la syphilis ; toutefois nous croyons qu’on ne doit pas, comme certains auteurs allemands, faire de la paralysie générale une affection syphilitique.

Le diagnostic de l’aliénation mentale syphilitique se basera surtout sur l’anamnèse, sur la présence des symptômes desyphilisconstitutionnelle, sur le ptosis fréquent, etc., comme sur la symptomatologie physique et psychique qui lui est propre. Très souvent, on ne peut poser qu’un diagnostic de probabilité. Il devient certain, en tout cas, lorsque le traitement antisyphilitique fait disparaître les troubles psychiques.

Le pronostic doit être réservé : favorable dans certains cas où la psychose est primaire et sans complications, grave lorsqu’il existe des Dagonet. — Maladies mentales. 33

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phénomènes de paralysies localisées, des attaques épileptiformes, surtout si l'affaiblissement psychique est très prononcé et si l'affection prend les symptômes de la paralysie générale progressive (1).

§ 3. — FOLIE PELLAGREUSE.

L’affection qui sévit surtout dans la vallée du Pô, et qu’on désigne sous le nom d e pellagre, se complique souvent de troubles cérébraux.

La pellagre (pellis ægra, peau malade), qui ne diffère pas essentiellement des maladies connues sous le nom de scorbut des Alpes , mal de la Ilosa des Asturies, mal de la Teste (2), porte particulièrement sur trois grands systèmes de l’économie. La peau présente un exanthème caractéristique qui affecte principalement les poignets, le dos des mains, le cou-de-pied, quelquefois le visage ; l’érythème donne aux mains un aspect raboteux, comme celui d’une patte d’oie; il se complique quelquefoisde bulles, et il est suivi de desquamation. Après une phase plus ou moins longue de poussées érythémateuses, la peau s’atrophie et présente un grand amincissement (3). La muqueuse intestinale est aussi lésée, il en résulte des douleurs abdominales, une diarrhée opiniâtre, de l’amaigrissement, et, comme conséquence, le marasme, l'infiltration des membres, des épanchements séreux dans les cavités, etc. Des accidents plus ou moins graves se manifestent enfin, comme conséquence de la lésion du système cérébro-spinal (4). En même temps que surviennentdes douleurs lombaires, on voit apparaître la faiblesse des membres inférieurs qui indique la lésion de la moelle. On trouve chez quelques pellagreux une sorte de tremblement, des mouvements désordonnés, ce qui donne à leur démarche un cachet spécial, qui peut présenter les caractères des mouvements choréiques.

Au point de vue psychique, on observe au début une apathie morne, une tristesse profonde, des idées de suicide, quelquefois des impulsions homicides ( mélancolie pellagreuse). Strambia considère le désir effréné de se noyer comme le caractère propre de la maladie, d'où le nom d'hydromanie qu’il a voulu lui donner. A celte période de dépression succède bientôt une agitation plus ou moins intense, une excitation maniaque avec prédominance d'idées de grandeur, ou de nature religieuse, et qui mène insensiblement à un état de démence paralytique.

Le docteur Théophile Roussel (.3) attribue à l’usage du maïs le développement de cette maladie.

(1) Voir p. 576, Paralysie générale , et Gajkiewicz, Syphilis du système nerveux. Paris, 1892.

(2) Landouzy, Union médicale, juin 18G).

(3) Raymond, Ann. de dermatol. 1889.

(4) La moelle, d’après Tüczek (Die Pellagra, Berlin, 1893) présente des lésions combinées et fasciculées : les troubles spasmodiques et paralytiques prédominent, on n’observerait pas d'ataxie, malgré la sclérose des cordons postérieurs.

(5) Th. Roussel, Traité de la pellagre. Paris, 18GG.

FORMES SECONDAIRES. — FOLIE PELLAGREUSE. 5i;;

Ln médecin italien, Balardini, dit avoir découvert une maladie du mais, causée par la présence d un parasite connu sous le nom de verderame. Cette altération, suivant lui, cause principale de la pellagre, ne se manifesterait qu’aprèsla récolte et lorsque le grain est placé dans' les greniers (1).

Gibert et lerrus ne partagent pas 1 opinion des médecins qui admettent l’influence du maïs comme cause productrice de la pellagre. Nous nous rappelons avoir entendu le médecin en chef du Manicome de Milan exprimer cette opinion que des conditions de misère, d héi édité, etc., semblent surtout présider au développement de cette redoutable affection, qui s’attaque presque uniquement à la classe pauvre.

Depaul a exposé, devant la Société d’émulation de Paris (4 août 1860), des considérations intéressantes sur la pellagre. Voici les conclusions auxquelles il est arrivé :

1° L’usage du maïs sain ou atteint de verdet , n’est pas la cause unique ni même la cause principale de la pellagre ;

2° On ne compte plus aujourd’hui les faits qui démontrent que la pellagre peut apparaître chez les individus qui n’ont jamais fait usage du maïs;

3° C’est dans des conditions plus générales qu’il faut chercher la cause de cette maladie;

4° On a beaucoup exagéré tout ce que l’on a dit de la propagation du verderame dans nos départements pyrénéens : cette maladie du maïs constitue encore une exception assez rare, ce qui s’explique par le soin qu’on met à le récolter seulement lorsqu’il est parfaitement mûr, et par les précautions qu’on prend pour le conserver;

3° C’est à une bonne application des lois de l’hygiène qu'il faut demander l’extirpation de la pellagre 2).

Le professeur Filippo Lussana (3) croit à l’innocuité du Sporisorium mnydis , vulgairement appelé verdet; ce ne serait pas suivant lui la cause de la pellagre.

La Haute-Italie, à elle seule, fournit plus de soixante mille pellagreux, dont la mortalité annuelle est de plus du dixième, et qui du reste sont tous destinés à une mort précoce par le fait d’accidents pathologiques multiples dépendant de leur maladie (4). L’auteur que nous citons fait remarquer que le verdet est excessivement rare dans les contrées oïi règne la pellagre, et que cette maladie se développe chez des individus qui n’ont jamais employé le maïs dans leur alimentation. Il s’élève contre l’idée d’admettre, comme cause de la pellagre, un toxique dû

(1) Costallat, Étiologie et prophylaxie de ta pellagre {Ann. d'hyg., 18G0, t. XIII, p. > .

(2) Depaul, Union médicale, 24 nov. 1SG0.

(3) Lussana, Gaz. med. italiana, 1872.

(4) Pour Tüczek, 10 p. 100 des pellagreux deviendraient aie nés.

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à une altération du maïs, toxique qui épargnerait les classes aisées pour frapper les classes pauvres et qui, clans une famille, soumise à un régime alimentaire commun, atteindrait seulement quelques membres à l’exception des autres. De plus, les toxiques ont une action limitée et qui s’éteint à la faveur du temps, tandis que la pellagre, une foisdéveloppée, se continue pendant toute la durée delà vie. La pellagre ne reconnaîtrait donc pour cause qu'une alimentation insuffisante.

Le professeur Béhier(l) partageait cette opinion; pourlui, la maladie que l’on a désignée sous le nom de pellagre ne devrait pas être considérée comme une entité morbide spéciale, une maladie spécifique. C’est purement et simplement une cachexie, une détérioration lente et profonde de l’économie, conséquence de la misère et de toutes les causes débilitantes. De là, le défaut de résistance de la plupart des organes ; la peau se défend mal contre les agents extérieurs et spécialement contre les rayons du soleil; le tube digestif devient à son tour impressionnable ; enfin les lésions, tant inflammatoires que dégénératives que l’insolation et l’alcoolisme provoquent du côté du cerveau et des méninges, entraînent après elles tout le cortège des troubles psychiques, depuis l’apathie et la mélancolie jusqu’à la manie et la démence.

C’est en améliorant le sort des populations, en assainissant les campagnes, en rendant le travail plus assuré et plus fructueux, en réprimant l’alcoolisme et les vices qu’engendre la misère, que l’on parviendra à triompher de cette affection tenace et ordinairement endémique.

Le docteur Balardini combat cette manière de voir; il affirme que les ouvriers se nourrissent en général de grain altéré, de mauvaise qualité, dans lequel des champignons se développent très vite, surtout dans les temps humides; les troubles que l’on observe ne se rapportent pas seulement à l’alimentation insuffisante, mais à un véritable empoisonnement. La vraie pellagre ne se développerait que par I usage longtemps prolongé du maïs altéré et envahi par des végétations.

En définitive, la pellagre est déterminée par une altération particulière et profonde de la nutrition, causée elle-même par l’usage prolongé du maïs altéré; c’est une intoxication (2) qui peut être comparée à l 'ergotisme par exemple, et les cas isolés que quelques médecins ont observés en France, notamment Landouzy et Billod, viennent également se rattacher à des causes analogues.

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