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ALCOOLISME CHRONIQUE

Avant d'examiner les formes d’aliénation mentale qui peuvent être la conséquence d’excès alcooliques répétés, il nous parait utile de résumer d’une manière très succincte les principales particularités qui caractérisent Y alcoolisme chronique.

Sous cette dénomination, on comprend un certain nombre de phénomènes morbides plus ou moins permanents qui dépendent de l’altération survenue dans les différentes fonctions de l’économie, par suite de l’intoxication prolongée par l'alcool.

Sans doute l’altération fonctionnelle peut atteindre simultanément ou plus particulièrement l’un ou l’autre des différents appareils de l’organisme; mais l'on doit admettre que, dans tous les cas, le système cérébro-spinal est le premier lésé.

L’alcoolisme chronique, dit le docteur Lancereaux (1), s’accompagne de la dégénérescence graisseuse ou d'une inflammation spéciale non suppurative des organes; il en résulte divers symptômes qui dépendent de ces différentes altérations.

De là des gastrites simples, ulcéreuses, et les troubles digestifs qui en sont la conséquence, l'inappétence, la douleur épigastrique, les gastralgies, les nausées, les vomituritions, les gastrorrhées que l'on observe si communément chez les buveurs; ou bien les affections du foie, induration, cirrhose, stéatose, si bien décrites par les auteurs,

(t) Lancereaux, Dict. encycl. des sc. tnéd., art. Alcoolisme.

Dago.net. — Maladies mentales. 36

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enfin ce que les Anglais ont désigné sous le nom de gin dnnkers livei\ chez les buveurs d’eau-de-vie, de gin et d’absinthe. De là encore l’amaigrissement, les douleurs hépatiques, la coloration jaunâtre, ictérique de la peau, enfin l’épanchement ascitique qui est une des dernières conséquences de la cirrhose hépatique.

Magnus Iluss a, l’un des premiers, appelé l’attention sur les troubles variables de la respiration, que l’on rencontre chez les buveurs de profession; il a décrit l’altération si caractéristique de la laryngobronchite; l’épaississement, avec injection violacée et parsemée de taches ecchymotiques, de la muqueuse ; la prédisposition particulière que présentent ceux qui sont adonnés à des habitudes d’ivrognerie aux congestions pulmonaires, quelquefois même aux infiltrations hémorrhagiques des poumons. Du côté du cœur, on observe que les parois musculaires deviennent flasques et friables, pour subir peu à peu la dégénérescence graisseuse; et, pour le sang, on constate la déformation des globules rouges, la diminution de la fibrine et l’augmentation du nombre des globules blancs.

Toutes ces lésions ont pour conséquence des troubles fonctionnels variables, et plus ou moins intenses, sur lesquels nous n’avons pas à insister; ainsi on remarque l’altération de la voix, l’aphonie même, les quintes de toux, les oppressions si fréquentes chez les buveurs; enfin les troubles cardiaques et les accidents qui en résultent : la dyspnée, les palpitations, l’infiltration séreuse de la face et des diverses parties du corps, les taches ecchymotiques, et le purpura hémorrhagique qui sont une des conséquences ordinaires de la défibrination du sang, et des altérations vasculaires.

Tous ces désordres si nombreux et si variables ne doivent pas nous occuper ici ; nous devons nous borner à examiner très rapidement les phénomènes morbides que l’on constate du côté du système cérébrospinal.

La lésion des centres nerveux, dit le docteur Lancereaux, quoique d’une appréciation difficile, ne saurait être mise en doute dans l’alcoolisme chronique : elle présente naturellement des modes et des degrés variables.

A un premier degré, dans le delirium tremens, par exemple, le microscope peut déjà constater l’altération de quelques-uns des éléments anatomiques du cerveau. Les capillaires sinueux et dilatés présentent de place en place, dans l’épaisseur de leurs parois, des granulations grisâtres ou jaunâtres qui paraissent résulter d’un commencement de désorganisation de l’élément contractile de la paroi ; de là le trouble de la circulation capillaire et la stase sanguine. Sur le trajet des parois, dans leur épaisseur et dans leur voisinage, on trouve encore des traînées de grains d’un rouge jaunâtre qui semblent provenir de la matière colorante du sang extravasé.

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Les éléments cellulaires de la substance grise, les cellules nerveuses, surtout celles qui avoisinent les vaisseaux malades, sont affectés de la même dégénération; un grand nombre d’entre elles contiennent des granules brillants ayant, quelques-uns au moins, les apparences de petits globules graisseux.

A un degré plus avancé, ces lésions, qui ont pour siège de prédilection la périphérie du cerveau ou du cervelet, les corps striés et les couches optiques, deviennent de plus en plus manifestes. On peut observer alors l’atrophie avec induration de la substance cérébrale, les épanchements dans les ventricules, l’épaississement de la membrane qui les recouvre avec production de nombreux corpuscules amyloïdes. La disparition des fibres à myéline décrite par Tüczek dans la paralysie générale a été également constaté dans certaines formes d’alcoolisme chronique (1).

On peut encore rencontrer chez les buveurs, outre ces lésions diffuses, des plaques jaunâtres et des points de l’amollissement de la masse encéphalique, dus à une encéphalite partielle et à une dégénérescence granulo-graisseuse des vaisseaux et des éléments nerveux, portée au point de former une véritable émulsion. Cette altération amène quelquefois à la surface du cerveau des dépressions plus ou moins profondes, au niveau desquelles on trouve une sorte de bouillie crémeuse, mélangée avec des détritus de tissu cellulaire (2).

L’induration, le ramollissement, ajoute le docteur Lancereaux, ne sont que des degrés divers d'un même processus pathologique, la dégénérescence graisseuse des vaisseaux.

L'alcoolisme chronique présente en résumé, du côté du système nerveux, des troubles variables; de là des symptômes très divers, suivant l'intensité et suivant le mode d'enchaînement qu’ils présentent ; quelques-uns peuvent manquer, tandis que d’autres apparaissent avec une prédominance marquée ; il en résulte, en définitive, un ensemble pathologique variable, mais qui n’en est pas moins caractéristique et qu’il importe de bien connaître.

L’altération de la motilité, dans cette forme d'intoxication chronique, se manifeste comme le symptôme le plus apparent et en quelque sorte pathognomonique : nous nous bornerons à rappeler, sous ce rapport, les phénomènes que l’on observe et que nous avons déjà décrits ailleurs avec détails.

C’est d’abord, dit le docteur A. Fournier (3), le tremblement; plus tard la puissance musculaire est atteinte et diminuée; on voit enfin s’ajouter d'autres désordres plus graves tels que les spasmes, les soubresauts des tendons, les accès convulsifs et les attaques épileptiformes.

(I) Voir Paralysie générale.

(ï) Calmeil, t. Il, p. 279.

(3) A. Fournier, Dict. de méd. et de chir. Paris, 1864, t. I, art. Alcoolisme.

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Les mains sont les premières affectées, puis les bras, les jambes, la langue, les lèvres se prennent tour à tour. Tout cela, d’abord léger et susceptible d’amendement, s’accroît et devient continu si les habitudes alcooliques persistent.

Le plus souvent le tremblement alcoolique consiste en une succession de petites secousses rhythmiques ; dans quelques cas, les contractions sont plus étendues et simulent véritablement les spasmes de la chorée, d’où le nom de chorée des ivrognes donné à cette forme par certains auteurs.

A mesure qu'il s’accroît, le tremblement se complique d’un autre désordre fonctionnel plus important, l’affaiblissement musculaire.

Cette paralysie alcoolique, qui peut s’étendre progressivement des muscles supérieurs aux membres inférieurs et aux muscles du tronc, n’est jamais complète ; c’est une parésie plutôt qu’une paralysie vraie. Bien qu’impuissant à saisir les objets ou à marcher, le malade conserve toujours la faculté de mouvoir ses membres. S'il en est autrement, c’est qu’il s’est ajouté à l’influence alcoolique quelque lésion indépendante (1). D’autre part, les phénomènes affectent une marche centripète, se portant de l’extrémité des membres vers le tronc (2).

A côté de l’affaiblissement général musculaire, on connaît les paralysies alcooliques dus aux névrites , celles des extenseurs des orteils qui rendent la marche des alcooliques si caractéristique, et produisent le steppage.

A ces manifestations habituelles de l’alcoolisme s’ajoutent d’autres désordres fonctionnels du système musculaire, tels que les spasmes toniques, les soubresauts dans les membres, les convulsions partielles ou générales.

Les troubles de la sensibilité sont moins constants que ceux de la motilité; ils apparaissent d’habitude à une période avancée de la maladie ; nous les avons déjà indiqués, ce sont les sensations douloureuses, les fourmillements dans les extrémités, les crampes, les douleurs fulgurantes, les secousses nerveuses que les malades comparent aux commotions électriques, enfin la contracture douloureuse des différentes parties du corps. L’hyperesthésie esL rarement généralisée, le plus souvent elle est partielle ; elle occupe alors une partie limitée du corps, le moindre contact détermine les plus violentes douleurs.

Enfin on peut observer l’abolition plus ou moins complète des fonctions sensitives, Yanesthésie symétrique et localisée aux mains, aux pieds, aux jambes. Celle-ci est rarement complète, elle présente le plus souvent les caractères d'une simple analgésie; elle est d’ailleurs sujette comme les troubles de la motilité à des périodes de rémission,

(1) Lasègue, op. cit.

(2) Magnus IIuss, op. cit.

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et après avoir duré pendant des semaines et des mois entiers, elle peut disparaître définitivement si l’individu a cessé entièrement ses habitudes d’intempérance pendant un temps suffisamment prolongé ;

Y hémianesthésie est exceptionnelle.

L'altération de la vue est moins accentuée que dans la forme aiguë de l’intoxication alcoolique : on observe plutôt une tendance à l'affaiblissement de la vision et à l’amaurose, par atrophie des nerfs optiques.

Les troubles intellectuels sont peu apparents dans l’alcoolisme chronique; on les rencontre plus spécialement dans les périodes d’exacerbation qui se manifestent alors sous forme d’accès d'alcoolisme aigu, plus ou moins complets, et dont le retour est si fréquent, comme nous le verrons plus loin. (1 existe une disposition particulière en vertu de laquelle l’alcoolique chronique se met à délirer sous l’influence des causes les plus légères, des moindres contrariétés ou des maladies les plus insignifiantes.

Mais c’est au point de vue moral surtout que l’individu, frappé de cette variété de dégénérescence, offre une physionomie caractéristique qu’il importe de faire ressortir. Tout est marqué chez lui au coin d’une sorte d’affaiblissement et de véritable dégradation.

La volonté et la force de caractère sont déprimées à ce point que l’alcoolique chronique n’est plus en état d’opposer la moindre résistance aux influences qui viennent porter atteinte à ses facultés morales. 11 subit avec une déplorable facilité les entraînements, les sollicitations, les impulsions dont, à un moment donné, il peut être l’objet. Ce n’est plus un homme, a-t-on dit, c’est un vieillard.

Il fait preuve en effet d’une sensiblerie puérile, il s'exalte sans motifs, pleure et rit sans raison. On constate dans la plupart des cas un affaiblissement, et plus souvent encore une véritable perversion des sentiments sous l’influence desquels il devient indifférent aux peines, au déshonneur et souvent à la ruine de sa famille. Il conserve, en présence même des misères qu’il a créées, ses tristes habitudes.

La modification du caractère est l’une des premières conséquences de l’alcoolisme chronique. L'individu devient méchant, irritable, violent, il frappe sans cesse ceux qui l’entourent, sa femme, ses enfants.

La physionomie revêt une expression qui dénote plus ou moins l’abrutissement et l’état de dégradation. Le besoin de boire est impérieux, et, pour le satisfaire, l’alcoolique est capable des actes les plus honteux. Sa passion brutale le domine : il perd tout sentiment d’honneur et de dignité.

Quelquefois, cependant, ces malades gardent la conscience de leur abaissement et de leur impuissance à dominer leur passion, alors ils se fonthorreur, ilsconçoiventd’eux-mêmesun profond dégoût; ils sentent qu'ils sont pour tous un objet de répulsion; tristes et découragés, le

dGG pathologie spéciale.

suicide leur apparaît comme une suprême solution aux maux qu’ils endurent.

L’état moral des individus atteints d'alcoolisme chronique mérite d’être étudié attentivement. En dehors de toute manifestation délirante, d'un trouble intellectuel nettement accusé, on observe chez eux tous les signes d’un affaiblissement plus ou moins profond du sens moral; leur tenue est négligée, malpropre; l’absence de tout respect humain, leurs habitudes crapuleuses, l’égoïsme, l'indifférence pour tout ce qui ne se rapporte pas à eux finissent par les rendre, pour ceux qui les entourent, un objet de crainte, de fatigue et de soucis de toutes sortes.

Le docteur Lasègue en avait fait la remarque, c’est dans de semblables conditions que l'on voit survenir ces accès d’alcoolisme aigu, chez des individus qui, même depuis quelque temps, n’avaient commis aucune espèce d’excès. Il suffit des moindres incidents pour déterminer l’explosion du délire; c’est ce que l’on constate par exemple chez des prisonniers enfermés depuis quelque temps, ou chez des individus en traitement depuis plus ou moins longtemps dans un service d’hôpital.

On sait que dans l’alcoolisme la dépression de la vitalité donne souvent un certain degré de gravité aux affections incidentes ; il y a dans ce fait, pour le traitement des maladies internes, comme pour celui des affections chirurgicales, une source de dangers et de difficultés .sérieuses. On doit enfin ajouter que l’intoxication alcoolique détermine fréquemment l’appauvrissement du sang, la gêne et l’embarras de la circulation et de la respiration, les infiltrations séreuses qui en sont la conséquence, la pâleur et la bouffissure de la face, l’oppression et les palpitations, etc.

L’une des formes les plus graves de l’alcoolisme chronique est bien certainement l'épilepsie alcoolique (1). Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit dans une précédente partie de ce travail; mais nous nous bornerons aux quelques observations suivantes :

L’épilepsie qui se rattache à l’alcoolisme chronique est une maladie acquise, d'une durée ordinairement longue ou même indéfinie; les accès se produisent à des époques indéterminées, plus ou moins rapprochées, et en dehors de toute cause appréciable. L’épilepsie d'origine alcoolique, comme l’épilepsie ordinaire, constitue une affection trop souvent définitive, ayant ses caractères, ses conséquences, ses complications, se manifestant sous l’influence de lois encore mal déterminées, qui régissent les phénomènes de la vie organique. « 11 ya lieu, ditM. Magnan, de séparer dans la recherche des accidents convulsifs chez les alcooliques les attaques convulsives épileptiformes qu’on peut

(1) Voir page 539.

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rencontrer dans l'alcoolisme chronique, et qui sont analogues à celles que présentent les paralytiques généraux, les déments séniles, les malades atteints de tumeurs cérébrales, etc., des attaques franches d’épilepsie observées dans l’alcoolisme aigu (1). »

Au point de vue symptomatologique, il est assez difficile de distinguer l’attaque épileptiforme de l’attaque épileptique; on peut dire, d’une manière générale, que la première est d’ordinaire plus longue, quelle présente moins souvent les phénomènes de l’aura et du cri initial, qu’elle se manifeste plus souvent sous la forme paroxystique, et quelle produit sur le cerveau une atteinte plus considérable.

L’épilepsie alcoolique n’est pas une affection absolument incurable; bien souvent elle est entretenue par la continuation des excès, elle peut disparaître lorsque ceux-ci ont eux-mêmes entièrement cessé. Lorsqu'elle existe depuis un grand nombre d’années, il est, on le comprend, bien difficile d’en espérer la guérison.

Il survient quelquefois aussi, à la suite de certaines attaques, une perte plus ou moins complète de la parole : c’est là une forme particulièrement grave de cette maladie. On la voit disparaître au bout de quelques jours pour se reproduire avec un caractère plus fâcheux à la suite de nouveaux accès, et persister enfin en s’aggravant d’une manière insensible.

Les attaques convulsives de l’alcoolisme chronique peuvent amener à leur suite, comme l’épilepsie ordinaire, des paralysies partielles avec atrophie et déformation des membres; cette complication consécutive à la lésion organique du cerveau se présente d’ailleurs dans des cas tout à fait exceptionnels.

En résumé , l’épilepsie alcoolique offre des caractères qui permettent souvent de la distinguer de celle qui est produite par d’autres causes, et particulièrement de celle qui remonte à l’enfance ou qui a été déterminée par des impressions morales plus ou moins violentes.

On retrouve en effet les signes habituels de l'intoxication alcoolique, le tremblement des muscles de la face, de la langue, des mains; les troubles de la sensibilité générale, les hyperesthésies siégeant à la surface ou dans les parties profondes du corps, enfin les désordres survenus du côté de la vue.

Les accès d’agitation et le délire qui suivent les attaques épileptiques présentent une physionomie qui rappelle les symptômes habituels de l’alcoolisme ; ainsi on observera le délire sensoriel et l’état panophobique qui caractérisent la forme aiguë de celte intoxication. Quelquefois on pourra rencontrer cette absence intellectuelle, ordinairement de courte durée, mais qui peut se prolonger pendant plusieurs jours, et dont nous avons déjà parlé; le ma-

(I) Magnan, toc. cit., p. 83.

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lade, sous l’influence de ce trouble particulier, marche sans but devant lui, répond au hasard aux questions qu’on lui adresse et se montre absolument inconscient de ce qui se passe autour de lui; plus tard, lorsque l’intelligence sort de ce singulier sommeil, il lui est impossible de se rappeler, et encore moins d’expliquer les actes extravagants auxquels il s’est livré. 11 est rare que, même dans cette forme d’amnésie passagère, on ne rencontre pas quelques-uns des symptômes qui caractérisent l’alcoolisme; enfin les renseignements commémoratifs pourront encore mettre sur la voie du diagnostic différentiel.

On comprend combien il importe d’être fixé à cet égard, puisque l’épilepsie d’origine alcoolique présente des chances plus grandes de guérison. Nous n’avons pas besoin d’ajouter que la démence est une terminaison fréquente, surtout lorsque les attaques se montrent depuis longtemps, qu’elles sont violentes et se répètent avec une certaine intensité.

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