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et pour le cerveau :
Hommes.
Femmes.
Formes mélancoliques
— maniaques
Démences
Dans les démences, la perte de poids est plus particulièrement supportée par les hémisphères cérébraux.
Les moyennes les plus faibles appartiennent à la paralysie générale, le cervelet conservant un poids normal :
Hommes.
Femmes.
Encéphale dans la paralysie générale. ..
Cerveau
Cervelet
La démence épileptique fait exception à la loi de la diminution du poids de l'encéphale et du cerveau dans les démences. Dans aucune autre forme d’aliénation on ne rencontre de moyennes aussi élevées.
Hommes.
Femmes.
Encéphale
Cerveau
Cervelet
Traitement. — Bien des moyens ont été mis en usage pour combattre la démence, ou du moins pour en arrêter les progrès : vésicatoires, sétons, moxas, frictions irritantes, bains de mer, électricité, etc.,
(I) Ach. Foville, loc. cit., p. 97.
[ï) Bra, Élude sur le poids de l’encéphale, Thèse de Paris, 1882.
DÉMENCE
stimulants de toutes soldes ; tous ces moyens n’ont malheureusement eu pour résultat que des succès bien rares et souvent éphémères. La démence étant une affection incurable, c’est à l’hygiène qu’on devra emprunter les moyens d'améliorer la position de ceux qui en sont atteints, dans le cas surtout où la démence se complique de paralysie.
Il arrive quelquefois que l'on fixe les malades sur un fauteuil, en vue de leur éviter les chutes fréquentes auxquelles leur état de faiblesse les expose; c’est là un moyen fâcheux et ce repos prolongé peut être l’origine de différentes complications.
Chez quelques déments, la parésie des muscles de la déglutition peut devenir une cause d’asphyxie; ces malades mangent avec gloutonnerie et amassent dans l’arrière-bouche des aliments qu’ils ne peuvent avaler; ceux-ci s’arrêtent brusquement à l’entrée de l'œsophage, et viennent comprimer le larynx; dans ce dernier cas, il faut se hâter de débarrasser l’œsophage des substances qui ne peuvent être ingérées.
La constipation est un symptôme fréquent. Le rectum étant pararalysé, la défécation peut être presque impossible. Les matières séjournentplus ou moins longtemps, sans que les malades s’en plaignent, surtout quand ils sont mal surveillés. Si l’on ne fait cesser cette constipation les intestins peuvent s’enflammer et même se gangrener.
D’autres fois les matières sont tellement durcies dans le rectum, que l'on est obligé de débarrasser le gros intestin par des moyens mécaniques. La rétention d’urine réclame aussi une attention particulière; elle oblige de recourir au cathétérisme. Un grand nombre de déments restent dans un état habituel de malpropreté ; il faut alors redoubler de soins. On les accoutume, autant que possible, à satisfaire leurs besoins à des heures réglées. C’est surtout à ces malades qu’il convient de donner une nourriture fortifiante, de facile digestion, et quelques boissons légèrement stimulantes.
Le séjour au grand air, l’exercice, corrigent chez un grand nombre l’habitude qu’ils ont de se salir. « Quelquefois, dit Guislain, en les habillant proprement, en les couchant dans un appartement convenable, dans un lion lit, on constate la cessation de toute incontinence urinaire ou fécale. »