‹ Traité des maladies vénériennes [electronic resource]Chapitre 27 sur 90 · BLENNORRIIAGIE CHEZ LA FEMME · texte numérisé non relu

BLENNORRIIAGIE CHEZ LA FEMME

Causes. — La vulvite esl très-commune chez les personnes d'un embonpoint très-marqué , et cela tant ù cause du frottement continuel des surfaces muqueuses entre elles , que du séjour de la matière sébacée qui en suinte.

L'action mécanique du pénis sur une vulve très-étroite suffît pour déterminer une inflammation avec écoulement muco-purulent. Le contact de la sécrétion d'une urétrite ou d'une balano-posthite en esl la cause la plus fréquente; le pus des chancres agit ici comme sur les muqueuses du gland et du prépuce. Il faut ajouter aux causes précédentes, la malpropreté , les coups , les contusions et l'introduction de corps étrangers volumineux ou irritants.

Diagnostic. — Il est le plus souvent facile de s'assurer , par l'inspection, de l'état de la vulve ; on ne trouve d'obstacle à cet examen que lorsque l'inflammation est phlegmoneuse, et quand les grandes lèvres sont très-tuméfiées, mais là ne doit pas se borner le diagnostic. Le point le plus important est encore ici de savoir si la sécrétion prend sa source sur une surface simplement enflammée ou sur une ulcération, et ce n'est pas toujours chose bien facile.

D'abord, la sécrétion n'a en elle aucun caractère qui annonce positivement sa nature ; d'un autre côté, les ulcérations sont quelquefois tellement cachées dans les plis et replis delà vulve, qu'elles échappent à l'observation la plus sévère. Ajoutons à cela que l'examen de ces parties est très-délicat et souvent douloureux. L'inoculation de la sécrétion purulente est encore ici le moyen le plus sûr d'établir le diagnostic ; on la fait de la même manière que dans les autres cas ; aussi ne nous y arrêterons-nous pas.

La vulvite est souvent accompagnée de vaginite ou d'urétrite. Pour s'assurer si ces complications existent , il est nécessaire d'écarter les grandes lèvres et d'ouvrir l'anneau vulvaire. Or, cet examen est, dans certain cas, si douloureux, que les malades s'y refusent obstinément. Dans ces cas, on commence par éteindre l'inflammation extérieure , et l'on ne se livre que plus lard à l'examen des parties plus profondes.

Pronostic. — La vulvite n'a rien de dangereux. On n'a qu'une

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