BLENNORRHACIE CHEZ LA FEMME
taines précautions connues des vieux praticiens et qu'il n'est pas superflu d'indiquer ici- En général , le médecin évitera de se trouver en tête-à-iête avec sa malade ; de plus , il laissera celle-ci libre de choisir les personnes qui doivent servir d'aide, à moins cependant qu'il ne s'agisse d'une opération dont l'importance exige le concours des gens de l'art. Nous n'avons pas besoin de recommander au chirurgien et à ses aides la plus grande réserve , et de leur rappeler toute la gravité que comporte la circonstance; car de leur conduite et surtout de celle du chirurgien, dépend souvent la résolution de la malade. Telle malade a besoin de prières et de préludes très-longs pour se décider à subir l'examen au spéculum ; telle autre , au contraire, n'y consent, que lorsqu'on la surprend par la vue des préparatifs. En général, il ,faut tout disposer avant de faire entrevoir aux malades qu'il est indispensable qu'elles se soumettent à un examen ; en agissant ainsi , on est toujours en mesure d'y procéder dès qu'elles se sont rendues à l'avis du chirurgien. M. Ricord emploie un spéculum bivalve, construit d'après ses indications; il présente l'instrument à l'ouverture vaginale, de manière que les valves regardent l'une à droite l'autre à gauche; mais à mesure qu'il pénètre profondément , il tourne la queue du spéculum vers la cuisse gauche de la malade.
Dans celte nouvelle position , les valves de l'instrument touchent , l'une à la paroi antérieure et l'autre à la paroi postérieure du vagin ; on ouvre l'instrument en le dirigeant vers le col de l'utérus dont on aura préalablement reconnu la position au moyen du toucher; on est quelquefois obligé de faire exécuter au spéculum un ou plusieurs mouvements qui ont pour but de le retirer ou de le porter d'un côté ou d'autre.
Le spéculum de M. Ricord dont nous n'avons pas besoin de décrire la forme , car il est assez répandu, a le grand avantage de permettre l'examen d'une grande partie des parois du vagin. On peut aussi le retirer sans déranger les érignes , les pinces ou autres instruments que l'on voudrait laisser pendant quelque temps en contact avec le col de l'utérus.
On lui a reproché de ne pouvoir servir lorsqu'on voulait