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CHAPITRE VI

Accidents successifs»

Sous cette dénomination , nous comprenons les accidents qui se développent dans le voisinage et sous l'influence directe du chancre primitif. Tels sont : les bubons, les lymphites et la plébite.

Des bubons. ( Adénites , poulains ). — On donne généralement le nom de bubon à tous les engorgements ganglionnaires qui siègent aux régions inguinales, quelqu'ait été d'ailleurs leur mode de production. A notre avis , cette dénomination est vicieuse, car elle entraîne presque toujours avec elle l'idée de vérole, et assimile des états pathologiques très- différents; aussi, si l'on veut la conserver comme terme générique , il est de la plus haute importance d'établir des divisions qui permettent de distinguer autant que possible les différentes variétés de la maladie qu'elle désigne.

Les bubons consécutifs au chancre sont de deux espèces y simples et spécifiques.

Bubons simples. ( Adénites inflammatoires simples ). — L'étude de celte espèce d'adénite paraîtra peut-être déplacée dans un chapitre consacré aux accidents successifs au chancre ; néanmoins, comme elle est assez souvent consécutive à l'accident primitif, et que de plus sa symptômatologie offre de nombreux points de contact avec une des variétés de l'adénite spécifique, il est important, pour le diagnostic différentiel , de connaître les phénomènes qu'elle présente.

Voyons d'abord comment elle se développe. Par quel mécanisme l'ulcère virulent syphilitique occasionne-t-il un bubon simple? cette question semble bien difficile à résoudre: elle doit même être taxée d'absurdités par de prétendus sy-

philographes qui ont pris à tache de creuser un abîme entre les maladies syphilitiques et la pathologie générale. Nous allons prouver que rien n'est plus simple à concevoir.

A une époque donnée , variable du reste , coïncidant avec la période de spécificité , le chancre peut se compliquer d'inflammation , il réunit alors deux éléments: l'élément spécifique et l'élément inflammatoire. Le premier , superficiellement placé le second , situé au-dessous du premier entre lui et les tissus sains, de manière à l'isoler en quelque sorte de ces tissus. Dans ces conditions, les capillaires lymphatiques, qui plongent dans la plaie, comprimés et oblitérés, perdent les conditions nécessaires à l'absorption , et le pus virulent ne peut plus les pénétrer , mais l'inflammation se propage de proche en proche jusqu'aux ganglions correspondants ou les affecte à distance par retentissement sympathique; tuméfie, enflamme la trame de ces petits organes et produit l'adénite inflammatoire. Quetrouve-t-on despécifique à cette adénite? Ne ressort-il pas de notre explication qu'elle est identique à l'engorgement ganglionnaire qui succède aux blessures des doigts et des pieds ?

Le chancre n'est donc , dans ce cas , qu'une des causes communes de l'adénite simple , et n'a pas plus de titres à son développement que la blennorrhagie simple, les écorchures, les herpès et les eczémas de même nature. Toute cause capable d'enflammer l'accidentprimitif peut être considérée comme adjuvante de l'adénite simple,* les pansements irritants, les marches forcées , l'abus d'aliments et de boissons excitantes et les cautérisations intempestives y contribuent puissamment. Une opinion qui a encore beaucoup de crédit en-dehors du monde médical et aussi parmi les médecins, c'est que les bubons consécutifs à la cautérisation , sont l'effet de la répercussion du virus syphilitique. Comment accepterions- nous celte manière de voir nous qui savons par expéérience que le caustique prive le pus virulent de sa propriété d'inoculation, et qui avons observé que dans les cas où il ne détruit pas la spécificité des chancres , le pus virulent sécrété à la surface de l'ulcération que laisse l'escharre , est presque toujours plus

abondant après qu'avant la cautérisation. Si dans quelques rares circonstances , dues le plus souvent à une application intempestive , le caustique provoque l'adénite, c'est en vertu de l'inflammation commune qu'il détermine autour du chancre et non point en répercutant le virus dans des sphères plus profondes.

Le tempérament lymphatique et les scrofules favorisent l'adénite inflammatoire. Le siège des ulcérations n'est pas indifférent au développement de cette complication. En effet , ce sont celles du frein qui la déterminent le plus souvent. L'anatomie nous donne l'explication de ce fait en nous montrant la richesse de cette région en vaisseaux lymphatiques et en nerfs, double condition qui favorise le développement de l'inflammation locale et la transmission de cette inflammation aux glandes de l'aine ; une ulcération siégeant sur un des côtés de la verge , peut déterminer un bubon sur l'aine opposée ; cet effet croisé tient à ce que quelques-uns des lymphatiques traversent la ligne médiane pour aller du côté gauche du pénis à l'aine droite, et vice versâ. Ces observations ont été faites aussi sur le bubon virulent d'absorption.

L'adénite simple qui succède au chancre, apparaît ordinairement dans les huit à dix premiers jours de l'accident primitif et toujours pendant qu'il est compliqué d'inflammation ; quand le chancre a une longue durée, elle peut se montrer à une époque assez éloignée de son début et se reproduire même à différentes reprises. Quoiqu'il en soit, son développement est plus ou moins rapide, plus ou moins aigu, suivant le degré de vitalité des parties , le tempérament du sujet et l'intensité de la cause. La première sensation est une gène et un endolorissement profond à la région inguinale ; la marche devient pénible et fatigante , les malades explorent souvent la région qui est le théâtre de ces phénomènes et découvrent bientôt au toucher une tumeur douloureuse à la pression, qui semble rouler sous la peau , tumeur qu'ils qualifient de poulain. Les phénomènes inflammatoires augmentent ainsi pendant quelques jours; mais si l'adénite est convenablement traitée , si le malade ne commet pas d'impru-

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dence, l'état aigu diminue et disparaît insensiblement au bout de quelques jours , il ne reste plus alors qu'un petit engorgement ganglionnaire qui s'éteint complètement de luimême ; c'est la terminaison ordinaire des bubons inflammatoires simples exempts de toute complication scrofuleuse. Dans quelques cas, au lieu de tendre à la résolution , la tumeur s'accroît , devient rouge , puis violacée au centre , les malades y ressentent des pulsations, éprouvent du malaise, de l'inappétence et des frissons erratiques, signes non équivoques de la suppuration. La peau qui recouvre la tumeur , mobile il y a quelque jours, adhère au centre, dont on ne peut l'isoler, et d'ailleurs, le toucher permet de reconnaître une collection purulente.

La terminaison par suppuration se fait ordinairement à la fin du deuxième septénaire, elle est assez fréquente chez les sujets lymphatiques à constitution piogénique, mais elle n'est pas fatale.

La plaie consécutive, à l'ouverture de l'abcès ganglionnaire, fournit du pus phlegmoneux qui, dans aucun cas, n'est inoculable. Lorsque le malade est dans de bonnes conditions, cette plaie guérit rapidement parles moyens les plus simples, et ne présente d'ailleurs jamais les déviations que nous avons observées dans l'ulcère primitif.

Quand l'adénite simple a pour antécédent tout autre accident que le chancre , elle n'est jamais suivie d'infection constitutionnelle, et si l'infection a lieu dans un cas où un bubon inflammatoire simple a accompagné un chancre, elle n'est point consécutive au bubon mais au chancre.

L'adénite inflammatoire simple peut occuper les deux aines , il est rare qu'elle soit double d'un seul côté , ou bien lorsque le cas se présente, un seul ganglion suppure ordinairement.

L'inflammation ganglionnaire est quelquefois l'occasion d'une manifestation scrofuleuse , l'adénite passe alors à l'état chronique, et revêt peu à peu les caractères des engorgements scrofuleux.

Bubons spécifiques. {Adénites spécifiques). — L'espèce d'adénite que nous allons étudier n'est consécutive qu'aux mala-

ladies vénériennes virulentes ; elle renferme trois variétés :

La première, successive au chancre non induré , a reçu de M. Ricord le nom de bubon d'absorption ;

La deuxième , successive au chancre induré , est désignée tantôt sous le nom d'adénite indurée , tantôt sous celui d'adénite indolente multiple, on pourrait l'appeler bubon ou adénite mixte i car son développement se fait sous l'influence combinée de l'accident local et de l'infection générale ;

La troisième a pour cause l'infection générale; c'est le bubon constitutionnel.

Bubon d'absorption. ( Adénite spécifique primitive / — Deux conditions indispensables à son développement sont : la présence d'une ulcération primitive en période de progrès, et l'existence de vaisseaux lymphatiques non oblitérés qui fassent communiquer la surface ulcérée avec les ganglions. Le pus virulent , constamment en contact avec les lymphatiques, les pénètre , circule jusqu'au ganglion le plus rapproché , et s'inocule à son centre comme dans l'intérieur d'un follicule. 11 en résulte un chancre intra-ganglionnaire dont le produit virulent doit , de toute nécessité , être expulsé au-dehors. Tel est le mécanisme du bubon d'absorption.

Cette variété d'adénite ne se manifeste guère qu'après le premier septénaire , alors que l'état aigu du chancre a disparu ; mais elle peut se montrer à une époque plus éloignée du début de l'accident primitif : on l'a observée après un, deux et même trois ans de durée de cet accident. Il suffit pour cela que la plaie sécrète du pus virulent , et qu'elle se mette en rapport avec des lymphatiques en état d'absorber. Règle générale , plus les abords du chancre sont froids, éloignés de l'état inflammatoire, plus l'adénopathie virulente a de tendance à se développer. Observons néanmoins que, même dans ces dernières conditions, son développement n'est point fatal.

Quel que soit le siège du chancre, larvé ou non, à la verge , à l'anus, aux lèvres, etc.... l'adénite d'absorption est le plus souvent solitaire et constamment superficielle. Quand l'accident siège à l'extrémité de la verge , elle peut être croisée ,

c'est-à-dire , atteindre l'aine opposée au côté de la verge infecté. Les chancres situés à la région du frein l'occasionnent très-souvent; remarque que nous avons déjà faite en décrivant l'adénite simple.

Les symptômes du bubon virulent d'absorption sont ceux d'une adénite inflammatoire. Quelle que soit d'ailleurs sa marche, un peu plus ou un peu moins aigùe , la suppuration est fatale, La plaie revêt toujours les caractères du chancre et peut subir toutes ses déviaiions. Son pus est inoculable au même degré que celui de l'ulcère primitif. Si quelques expérimentateurs célèbres ont pu soutenir que le pus des bubons n'était jamais inoculable, c'est qu'ils ignoraient encore les conditions au milieu desquelles se fait la suppuration spécifique dans le cas particulier qui nous occupe. Dans la première période du bubon d'absorption , la tumeur totale est composée de deux couches concentriques très- distinctes; la couche superficielle est du tissu cellulaire atteint d'inflammation phlegmoneuse simple; la plus profonde renferme le ganglion qui a été inoculé par i'intemédiaire des lymphatiques par lesquels il communique avec le chancre. Le premier pus qui se présente, à l'ouverture du foyer purulent, provient de la couche phlegmoneuse et n'est point inoculable, mais plus tard ce pus , mêlé à la sécrétion que fournit la couche profonde , se comporte absolument comme celui du chancre.

Si donc on pratique l'inoculation avec le premier pus, le résultat sera négatif, tandis qu'avec le pus delà couche profonde , il sera positif. Le siège profond et intra-ganglionnaire de la sécrétion virulente explique pourquoi des inoculations, faites dans les premiers jours de l'ouverture de l'abcès, ont été négatives , tandis que , plus tard , elles ont été positives. D'ailleurs on peut , dans quelques cas, puiser séparément dans leur source respective, les deux pus que, plus tard, il est impossible d'isoler; il faut pour cela ouvrir la tumeur, couche par couche et avec beaucoup de précautions , de manière à ne pas toucherai! ganglion ; si l'ouverture est faite de bonne heure, il peut arriver que le pus virulent soit encore renfermé dans la coque du ganglion et complètement isolé

du pus phlegmoneux péri- ganglionnaire : on a alors la faculté d'inocnler ces deux pus séparément , l'un sur la cuisse droite, l'autre sur la cuisse gauche.

L'inoculation du pus péri-ganglionnaire est constamment négative. Celle du pus inlra ganglionnaire est toujours positive.

Les deux aines peuvent être chacune et en même temps le siège d'un bubon virulent; mais il est rare que plusieurs ganglions se prennent à la fois dans la même région , ou bien c'est toujours à des engorgements simples que l'on a affaire.

L'accident primitif qui donne lieu au bubon virulent d'absorption peut être larvé, il est même quelquefois impossible de le découvrir; cet accident a pu se cicatriser avant que le ganglion infecté n'ait abcédé . Dans ces deux cas , l'on ne manque pas généralement de ranger l'adénite dans la classe des bubons d'emblée. Mais l'inoculation est là pour nous faire remonter à sa véritable source.

Lorsqu'un bubon fournit du pus inoculable, le chancre, qui a été son point de départ, ne produit jamais l'infection constitutionnelle, il ne s'indure par conséquent jamais. La suppuration spécifique du bubon est donc pour nous un symptôme de bon augure.

Bubon indolent, f Adénite multiple indolente , adénite indurée, bubon ou adénite mixte.) — - Celte variété se développe à la fois sous une influence locale et sous l'influence de l'infection syphilitique, et n'est point franchement successive comme la précédente, c'est en quelque sorte un accident transitif entre les symptômes primitifs et les secondaires. L'adénite mixte coïncide fatalement avec l'induration du chancre et débute avec elle dans le premier ou le second septénaire, rarement plus tard , comme nous l'avons observé pour l'accident primitif. Son siège est dans la pléiade ganglionnaire en rapport de circulation lymphatique avec l'organe infecté, elle ne se borne pas à un seul ganglion et en atteint toujours un certain nombre. Quand le chancre occupe les organes génitaux, par exemple, c'est sur les régions inguinales qu'elle se manifeste. Que l'accident primitif soit unique ou multiple, qu*il occupe

im seul ou les deux côtés de l'organe correspondants aux deux plis inguinaux, les deux aines se prennent ordinairement , seulement l'adénite est toujours bien plus prononcée du côté malade.

Dans les premiers moments l'adénopathie mixte se borne ù une tension si légère, que les malades et même les médecins l'ignorent le plus souvent. Mais à mesure que l'induration du chancre augmente, les ganglions prennent de l'accroissement et il devient plus facile de les constater. On sent alors aux régions inguninales de petites tumeurs arrondies ou ovalaires toujours très-dures, donnant au toucher une sensation analogue à celle de l'induration spécifique, roulant sur leur base, libres au-dessous de la peau , parfaitement séparées les unes des autres, et présentant quelquefois au toucher une douleur sourde très-légère. La peau qui les recouvre, libre d'adhérences, reste à son état normal. Chez les sujets doués de beaucoup d'embonpoint, les ganglions sont perdus dans le tissu celiulo-graisseux ei plus ou moins difficiles à constater.

Il est quelquefois donné à l'observateur de constater les rapports qui unissent l'adénite indurée avec l'accident qui a concouru à son développement. C'est lorsque un ou plusieurs des lymphatiques qui vont du chancre aux ganglions engorgés sont atteints de lymphangite. Dans ces cas, le lymphatique est dur, épais, quelquefois noueux comme un chapelet , roule sur la peau et peut être facilement déplacé et même soulevé entre le pouce et l'index. On suit ce cordon noueux depuis le chancre induré jusqu'aux premiers ganglions engorgés ; celte lymphite intermédiaire affecte la marche de l'induration du chancre et se termine avec elle.

Dans les cas les plus ordinaires et surtout lorsqu'il n'y a ni complication interne ni complication locale, la marche de l'adénopathie qui nous occupe est indolente , l'engorgement reste stationnaire très-longtemps, diminue et s éteint insensiblement après des années et à l'insu du malade. C'est un des accidents les pius longs à disparaître , circonstance pré-

cieuse que l'on doit meure à profit dans le diagnostic de la nature et du siège primitif de la maladie.

Exempte de toute complication, l'adénite indolente ne suppure pas, c'est encore un de ses signes; mais dans quelques circonstances, une disposition générale antérieure à son développement, ou une inflammation survenue dans l'ulcère auquel elle est successive, modifient sa physionomie, sa marche et son mode de terminaison de manière à la rendre méconnaissable.

Ces cas se présentent d'ailleurs assez souvent à l'observation, pour que nous les signalions avec le plus grand soin à l'attention des praticiens.

Lorsque les sujets infectés sont lymphatiques ou disposés aux scrofules , les ganglions, au lieu de rester petits , isolés, rénitents et froids dans leur marche , acquièrent un développement exagéré, se massent entre eux de manière à ne former qu'une tumeur multiiobulaire, mollasse, donnant la sensation d'un tissu spongieux, s'enflamment, deviennent rouges, douloureux et suppurent sur un ou plusieurs points; mais un fait important à noter, c'est qu'ils ne fournissent jamais du pus inoculable, La sécrétion est ici analogue à celle des glandes du cou. Ce sont d'ailleurs des écrouelies inguinales entées sur des engorgements syphilitiques. Dans le cas qui nous occupe, l'engorgement ne se borne pas à la pléiade ganglionnaire superficielle; chez un certain nombre de malades les ganglions profonds de la région iliaque interne se prennent et acquièrent un grand volume.

L'adénopathie indolente peut passer à l'état aigu sous l'influence de causes plus directes. Nous avons vu que les tissus indurés étaient, dans quelques cas, frappés de gangrène interstitielle; eh bien, ces tissus avant d'être éliminés, provoquent une inflammation périphérique qui peut atteindre les ganglions déjà engorgés spécifiquement , celle inflammation, quoique affectant ordinairement une marche sub-aigiie, n'en est pas moins susceptible de se terminer par suppuration. Observons cependant que le pus qu'elle sécrèle n'est pas inoculable, c'est du pus phlegmoneux.

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Mais voici un cas beaucoup plus compliqué et qui pourrait être cause de nombreuses erreurs d'interprétation Le phagédénisme peut détruire en entier l'induration, lorsque déjà eile a produit ses eflets , et exercer ensuite ses ravages sur les tissus subjacents; dans ce cas, l'ulcère phagédénique spécifique qui s'est substitué à l'induration, est dans les conditions d'un chancre qui aurait été iuoculé récemment; il peut donc se faire que les lymphatiques ouverts à sa surface absorbent le pus spécifique pour le conduire aux ganglions déjà atteints d'induration. Il en résulte alors une adénite virulente d'absorption entée sur une adénopathie mixte, adénite qui prend les caractères de l'ulcère qui en a été le point de départ , suppure fatalement, et fournit un • pus inoculable cToué , comme sa source primitive , de qualités phagédéniques.

L'adénite multiple et indolente peut encore être transformée en bubon virulent d'absorption, par de nouveaux chancres inoculés accidentellement sur l'induration spécifique ou dans ses environs. Ce sont tous ces cas qui, mal interprétés , ont fait trouver la doctrine de M. Ricord en défaut. Nous ne saurions donc trop recommander aux jeunes praticiens de les avoir présents à l'esprit lorsqu'ils trouveront quelques cas embarrassants; en suivant notre conseil, ils ne seront point exposés à des erreurs de diagnostic, à la fois dangereuses pour les malades et nuisibles aux progrès de la science.

L'adénite multiple indolente est, comme l'induration qu'elle accompagne, un symptôme d'infection; mais si elle tient d'un côté à la syphilis générale, elle est liée d'un autre aux accidents locaux, et ce qui le prouve, c'est qu'elle se développe toujours dans la pléiade ganglionnaire la plus voisine de ces accidents.

Bubon constitutionnel , secondaire. — Celte variété d'adénopathie rentre dans la classe des accidents secondaires. Quoique très-fréquente et un des signes précoces de l'infection syphilitique, elle peut néanmoins manquer complètement et se comporte en cela comme la plupart des manifestations de cette période. Elie ne précède jamais l'adénite indolente multiple sympiômatique du chancre induré, et se mon;re le plus

souvent trois â quatre septénaires environ après cette dernière. Son siège habituel de prédilection, est la région cervico-occipitale ,quelqu'ait été d'ailleurs le lieu d'implantation du chancre. Ailleurs, on la trouve très-rarement. Pour ne pas la confondre avec d'autres engorgements ganglionnaires qui pourraient co-exister en même temps qu'elle, il faut tenir un compte exact de l'état du système lymphatique antérieurement à l'infection vénérienne, ne point négliger surtout de rechercher si ces engorgements ne reconnaissent pas pour cause quelque lésion locale. Par exemple, on ne confondra pas l'adénite sous-maxillaire développée sous l'influence de voisinage du chancre induré labial, ni l'adénite prœ-auriculaire occasionnée par un chancre de la joue, adénites qui rentrent dans la classe des accidents successifs mixtes, avec le bubon constitutionnel. Il est vrai de dire cependant que chez les sujets lymphatiques, la syphilis secondaire provoque des engorgements àdénïques ailleurs que dans la région occipito-cervicale. Il n'y a pas bien longtemps encore que nous en avons observé aux deux régions épitrochléennes^ sur les cotés du cou , en avant de l'aisselle et cela sans qu'il ait été possible de découvrir la plus légère trace d'accident local , aux doigts ou le long du membre supérieur. Mais la région cervico-occipitale postérieure est aussi envahie, dans quelques cas, par des engorgements ganglionnaires indépendants de la syphilis. Toutes ces observations sont de la plus haute importance et sans elle on ne pourrait asseoir le diagnostic sur des bases solides.

L'adénopathie secondaire, constitutionnelle, occupe, avonsnous dit , la région cervico-occipitale ; ses limites supérieures sont une ligne demi-circulaire qui joindrait en arrière le bord supérieur des deux pavillons auriculaires; sur les côtés, une ligne verticale abaissée de l'angle inférieur qui sépare iauriculede la région parotidienne, sur la clavicule. Chez les sujets qui ne présentent aucune attribution lymphatique, elle dépasse rarement celte démarcation. Elle est le plus souvent multiple et indolente comme l'adénite mixte, et n'acquiert jamais un grand volume. Les engorgements qui la commuent

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gt^ent sur tas cètés de !a ligne médiane , ta long des gouttières cervicales latérales, ou bien au-dessous du cuir chevelu ; on les rencontre fréquemment derrière l'oreille et sur l'apophyse mastoïde, d'un seul ou des deux côtés. Us ont la forme de petits corps globuleux assez durs, indolents, audevant desquels la peau glisse facilement. Quand ils occupent la région mastoïdienne , on serait quelquefois tenté de les prendre pour des périostoses , tellement ils semblent faire corps avec cette apophyse.

La marche de ces engorgements est indolente : nous ne les avons jamais vu suppurer, et d'ailleurs, viendraient-ils à accéder, que leur pus ne serait pas plus inoculable que celui des accidents secondaires. Nous dirons aussi qu'ils disparaissent très-lentement, et qu'on peut les retrouver longtemps après la guérison des accidents secondaires. Une fois disparus, ils ne se reproduisent plus, et quand ils n'ont pas paru au début de la maladie, ils ne se montrent pas plus tard , c'est-à-dire , dans ïe courant de la syphilis secondaire tardive , ou bien pendant la période tertiaire.

On a cru pouvoir faire coïncider cette adénopathie avec certaines formes de syphilides; on a surtout attribué son développement à l'existence des éruptions du cuir chevelu. Mais nous pouvons affirmer que la présence de ces éruptions n'est qu'une simple coïncidence et qu'il n'y a de commun entre elles et l'adénopathie qui nous occupe, que l'infection constitutionnelle; autrement, point d'influence de voisinage analogue à celle qu'exerce le chancre sur les bubons successifs.

Bubon d'emblée. — Les auteurs nomment ainsi les bubons qui se développent à la suite des rapports sexuels, sans accidents primitifs. Pour admettre leur existence comme accident syphilitique , il faut supposer que du pus primitif déposé sur une surface a pu être absorbé par les lymphatiques et transporté aux ganglions les plus voisins, sans ulcération préalable. C'est, en effet , l'explicaiion qu'en ont donné Hunier et un assez grand nombre de syphilographes venus après lui; quand aux causes, il suffit d'un rapport sexuel pourvu qu'il soit plus ou moins suspect. A ce compte , il ne serait pas

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rare de trouver des exemples de ce genre d'accidents, car on pourrait toujours faire remonter un engorgement glandulaire à un rapport plus ou moins éloigné. Si le simple contact du pus vénérien, sur une surface non dénudée, pouvait donner lieu à des bubons vénériens sans produire d'ulcération, n'y serions-nous pas exposés tous les jours en touchant les parties souillées de la sécrétion virulente? Les malades euxmêmes qui, en se pansant, touchent si souvent les surfaces imprégnées de ce liquide, ne présenteraient-ils pas fréquent-» ment des engorgements sous les aisselles? cependant rien de ^ semblable n'arrive. D'où vient cela? c'est que le pus virulent a besoin , pour être absorbé , de dénuder les tissus et de rester quelque temps en contact avec eux. Pourquoi celte particularité? pourquoi la vaccine a~t-elle besoin d'être inoculée , pourquoi le venin de la vipère , le virus rabique ont-ils besoin d'une dénudaiion préalable des lisons , tandis que d'autres liquides pénètrent la peau et les muqueuses sans produire de plaie sur les parties qu'ils touchent? C'est que toutes les causes n'ont pas le même mode d'action , sans qu'il nous soit possible d'expliquer cette différence.

D'ailleurs, quels sont les signes caractéristiques du bubon d'emblée. Son siège , ses symptômes, sa marche offrent-ils quelque chose de particulier? non, car la pathogénîe refuse de se rendre complice des fauteurs de cette doctrine. Mais alors on s'en prend aux antécédents de l'individu. S'il accuse un coït suspect peu éloigné , le bubon est réputé primitif et d'emblée, s'il a déjà éprouvé à une époque assez éloignée quelques accidents vénériens, le bubon est dit secondaire, son siège sur \es aines a aussi une grande valeur.

Les partisans de cette doctrine ne sont pas même toujours si scrupuleux: quelques-uns prononcent un jugement absolu et sans appel en dépit des symptômes et des renseignements que leur fournissent la maladie et le malade. Je citerai à ce propos un fait que je recuillis en 1848 à l'hôpital militaire de Marseille pendant que je remplissais les fonctions de sous-aide à la salle des vénériens. A la suite d'une promenade forcée et d'exercices de campement très-fatigants , nous reçûmes à

l'hôpital plusieurs militaires exténués de fatigue; parmi eux, se trouvait un jeune soldat atteint d'un engorgement à l'aine droite , ce qui lui valut une admission dans la salle des syphilitiques- Après l'avoir examiné et interrogé avec le plus grand soin , il me resta démontré que l'engorgement glandulaire était de nature simple et dû à la fatigue. Mais arriva plus tard M. Dusseuil qui, en sa qualité d'ancien aide-major de la garde municipale, se crut en droit de trancher la question. — Tu as vu la fille , dit-il à ce jeune militaire. — Non , major, c'est la fatigue qui m'a causé cela. — Allons, farceur, la fatigue. Donnez à cet homme une cuillerée de liqueur par jour, et notez bubon. Vous voyez, messieurs, ajouta t-il , que le bubon d'emblée n'est pas une invention et que la doctrine de M. Ricord n'est pas applicable à tous les cas. Tout fut dît, je n'osais élever la voix car je connaissais assez l'humeur de mon supérieur en grade, pour craindre de sortir avec lui des bornes parlementaires.

Nous ne nierons pas cependant que quelques-uns de ces bubons ne soient dûs à l'absorption du virus vénérien, mais alors ils suppurent fatalement et donnent un pus inoculable, et il est le plus souvent possible de remonter à leur cause primitive. Fréquemment ils succèdent à des chancres larvés, tels que ceux de l'utérus et du canal de l'urètre, n'en déplaise à M. de Castelnau , l'un des protecteurs astucieux du bubon d'emblée, qui , ne pouvant réfuter les objections qu'on lui adressait, est allé jusqu'à nier l'exactitude des recherches anatomiques qui démontrent les rapports d'absorption entre la muqueuse urétrale et les glandes inguinales, entre celle du col utérin et ces mêmes glandes.

Nous dirons donc, comme M. Ricord, que les bubons dits d'emblée, sont ou des phénomènes accidentels de pure coïncidence et dûs à d'autres causes, ou simplement , dans certaines conditions, le fait d'un retentissement sympathique survenu à la suite de l'irritation des extrémités des absorbants pendant des rapports sexuels.

J'ai donné les preuves de ma ferme conviction touchant ce point de doctrine. Pendant mon internat à l'hôpital des véné-

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riens, j'eus avec un de mes collègues, M. Desternes, une légère discussion à propos d'un malade du service de M. Vidal (de Cassis). Ce malade avait à l'aine gauche un bubon suppuré et l'on ne trouvait dans ses antécédents qu'un coït plus ou moins éloigné que l'on jugeait infectant d'après ses conséquences. D'après l'élève de M. Vidal , le bubon était de nature d'emblée et syphilitique. Comme j'avais à cœur de convaincre mon collègue, adversaire, comme son chef de service, delà doctrine de M. Ricord, je lui proposai, pour vider la question, de m'inoculer le pus du bubon. Ce que je fis , séance tenante , en présence et devant plusieurs des malades de la salle. Je pratiquai donc sur mon bras gauche , au moyen d'une lancette imprégnée du pus du bubon , l'inoculation à laquelle je m'étais engagé. La piqûre fut protégée avec les soins les plus minutieux pendant quatre jours. Mais , comme je l'avais prévu , il n'y eut pas de pustule , l'inoculation fut négative.

Pour porter le dernier coup à la doctrine du bubon d'emblée , nous citerons un passage écrit dans un moment d'abandon par un de ses partisans les plus illustres. Voici ce que dit Hunier : « Si les parties étaient explorées avec beaucoup » de soin , si les malades étaient minutieusement interrogés , » il est probable qu'on découvrirait souvent qu'un petit chan- » cre est la cause de l'infection : c'est ce que j'ai vu plus » d'une fois. En effet, quand on considère combien Tabsorp- » tion est rare dans la gonorrhée où le mode d'absorption » est le même, on à peine à admettre que l'infection puisse » être le résultat du simple contact du pus vénérien, lorsque » l'application de ce pus a une si courte durée. On pourrais » supposer, il est vrai, que la répétition du contact tient » lieu de sa durée; mais on ne peut admettre une telle opi- » nion, car cette même répétition exposerait au développe- » ment d'une affection locale. On doit donc apporter une » attention toute particulière à toutes les circonstances qui » se rattachent aux cas de cette espèce.» {Traité de la maladk vénérienne par J. Ifunter, 2e édition, page 507).

Pour compléter le diagnostic des bubons, il nous paraît in-

dispensante de remettre sous les yeux et en regard les uns des autres, les principaux signes caractéristiques de ces accidents. Nous espérons faciliter ainsi le diagnostic différentiel de ces tumeurs.

Rappelons d'abord que la région inguinale peut être le siège de hernies, d'anévrysme, d'épididyrnites intra-inguinales et d'autres gonflements qu'il faut prendre en considération pour éviter des erreurs souvent funestes pour le malade.

Les variétés d'engorgement qui occupent le plus souvent le pli inguinal , sont : l'adénite inflammatoire , l'adénite d'absorption, l'adénite successive, mixte, et l'adénite scrofuleuse. Nous négligeons de parler de l'adénite secondaire parce qu'elle est toujours très-éloignée de l'accident primitif, et qu'il est par conséquent impossible de la confondre avec les préeédentés.

Adénite inflammatoire. — Antécédents : inflammation , ulcération simple ou spécifique des parties génitales ou bien uniquement excitation répétée de ces parties, blennorrhagie urétrale ou balanique , se développant au début du chancre ou pendant sa période inflammatoire, siégeant sur un ou plusieurs ganglions superficiels; marche, souvent aigiïe, mais non obligée; terminaison, rarement par suppuration , quelquefois par le passage à l'état chronique , le plus souvent par résolution. Quand il y a suppuration , le pus n'est jamais inoculable. Comme conséquence, ne développant jamais d'accidents constitutionnels par elle-même.

Adénite virulente d'absorption. — Antécédant obligé : chancre à la période de progrès; une inflammation, une ulcération simple, l'excitation des organes ne peuvent jamais l'occasionner . ne se développant presque jamais au début du chancre, mais ordinairement à la fin du second septénaire ou plus tard , toujours lorsque les tissus ulcérés , exempts d'inflammation , sont aptes à absorber; siégeant le plus souvent dans un seul ganglion superficiel , marche aigùe obligée, terminaison fataie par suppuration. La plaie prend les caractères du chancre et peut en subir les déviations. Le pus est toujours inoculable et reproduit le chancre qui a été le point de départ de l'adé-

ni te. Comme conséquence , jamais suivi d'accidents constitutionnels.

Adénite successive mixte. — Antécédent obligé : chancre induré, ne se développant jamais avant le cinquième jour du début du chancre, mais le plus souvent à la fin du second septénaire, rarement après cette époque; envahissant ordinairement la pléiade ganglionnaire superficielle des deux régions inguinales; offrant une grande mobilité, marche chronique et indolente ; ne se terminant jamais par suppuration, à moins d'une cause étrangère à la spécificité , et, dans ce dernier cas, ne fournissant jamais de pus inoculable; se terminant par une résolution lente ou par dégénérescence scrofuleuse; fatalement suivie d'accidents constitutionnels, souvent acccompagnée d'engorgements secondaires cervicaux postérieurs.

Adénite scrofuleuse. — Antécédents : vice scrofuleux ou strumeux; habitation et nourriture malsaines ; reconnaissant aussi pour cause déterminante les accidents qui président aux espèces précédentes; envahissant ordinairement les ganglions profonds et ceux de la fosse iliaque interne ; occupant plusieurs régions lymphatiques à la fois : le cou, les aisselles et la région inguinale, très-rarement située à la partie postérieure du cou et surtout à la région mastoïdienne. L'engorgement donne la sensation de tumeurs mollasses spongieuses* enveloppées de tissu cellulaire engorgé; sa marche est chronique j sa terminaison se fait souvent par suppuration , rarement par résolution, quelquefois par induration. La suppuration peut être amenée par une cause étrangère à la nature de !a maladie; la cicatrisation est toujours longue à obtenir; le pus, ordinairement séreux , n'est jamais inoculable. L'adénite strumeuse n'est jamais suivie d'accidents syphilitiques.

Le cancer de la verge, du scrotum, de l'utérus et la diathèse cancéreuse sont fréquemment suivis d'adénite inguinale; l'inflammation peut aussi , suivant le siège de la lésion locaie, envahir les ganglions superficiels aussi bien que les profonds. On doit avoir tous ces cas présents à la mémoire, afin de ne pas attribuer à des accidents primitifs actuellement existants

des engorgements qui ont leur source dans d'autres éiats pathologiques.

L'adénite consécutive aux lésions des membres inférieurs siège ordinairement au-dessous du ligament de Falloppe , et l'engorgement a son grand diamètre vertical. Celle qui succède aux affections des organes génitaux est au-dessus ou enavant de ce ligament; et l'engorgement a son grand diamètre presque transversal.

Quelques considérations sur V adénite vénérienne qui siège endehors de la sphère génitale, ( Adénite consécutive au chancre de l'anus. — Si les chancres siègent sur la commissure périnéale, l'engorgement envahit les ganglions situés à l'angle interne de la région inguinale , dans le pli genito crural. Quand les chancres occupent la partie postérieure deTarjus, on trouve l'adénite louï à fait au côté externe du pli inguinal, quelqufois même elle siège à côté de l'épine iliaque anléro-supérieure. L'existence de l'engorgement sur ces points doit conduire le chirurgien à l'examen de la région anale .

Adénite consécutive aux chancres digitaux. — Elle siège audessus et en avant de l'épitrochlée , ou dans la région axillaire superficielle.

Adénite consécutive aux chancres labiaux — Elle occupe les ganglions sous-maxillaires antérieurs , quelquefois l'angle de la mâchoire ; elle peut être double ou exister d'un seul côté, suivant le siège de l'accident primitif.

Adénite consécutive aux chancres des joues. — Elle siège à la région sous-maxillaire postérieure au-dessous de l'oreille.

Adénite consécutive au chancre des pommettes. — Elle occupe la région précédente et souvent les ganglions prse-auriculaires.

Ces faits, que nous ne faisons qu'énoncer, sont de la plus haute importance, car les engorgements voisins du chancre induré, persistent plus ou moins longtemps et peuvent donner des renseignements précieux pour arriver à établir la filiation des symptômes syphilitiques. C'est pour les avoir ignoré qu'on a laissé tant grossir le nombre des syphilis - d'emblée.

Pronostic. — Comme conséquences locales, c'est le bubon virulent qui offre le pronostic le plus fâcheux ; nous avons dit en effet qu'il pouvait affecter toutes les formes du chancre, c'est-à-dire, devenir phagédénique, puliacé, serpigïneux , gangréneux et envahir de très-grandes surfaces . Nous possédons des observations de bubons ulcérés qui ont détruit une pariie des parois abdominales. Mais avec cette variété, le chancre ne s'indure jamais , et la constitution se trouve à l'abri de l'infection.

L'adénite indolente mixte ne suppure pas. Comme conséquence locale, elle est le plus souvent bénigne; mais aussi elle est un des premiers signes de l'infection constitutionnelle.

L'adénite secondaire n'offre pas de gravité par elle-même ; mais son pronostic est toujours fâcheux , parce qu'elle est un signe d'infection constitutionnelle.

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