SUR LE TRAITEMENT DE LA SYPHILIS C0I*ST1TLTJ0NN£.LLE
nions, avec les bons observateurs que, pris pendant un certain temps et à une dose déterminée d'avance, il puisse les prévenir.
Nous ne connaissons qu'un traitement capable de prévenir sûrement l'infection syphilitique quand le chancre est déclaré: c'est le traitement abortif que nous avons déjà étudié.
La division des accidents syphilitiques en secondaires et en tertiaires acquiert, dansle traitement, unenouvelleimportance. Si elle pouvait paraître encore à quelques praticiens une créa tion purement théorique destinée à rendre plus facile et plus attrayante l'élude des manifestations consécutives, il ne leur serait plus permis, en présence des faits pratiques qui en découlent, de la considérer comme telle; nous verrons en effet que la médication qui convient à la période secondaire est impuissante, et je dirai même nuisible contre les accidents tertiaires et vice versa.
Le mercure, si puissant contre les syphilides secondaires , n'a presque pas d'action sur les manifestations tertiaires
L'iodure de potassium, si prompt à conjurer les accidents tertiaires, reste sans effets sur les syphili Jes secondaires. Le mercure et l'iodure de potassium sont donc les agents par excellence de la syphilis constitutionnelle; il ne s'agit que de les administrer à propos. Tous les autres médicaments qu'on a préconnisés, quoique très-utiles dans beaucoup de cas, n'ont qu'une importance secondaire et ne sauraient à eux seuls amener la guérison.