‹ Traité des maladies vénériennes [electronic resource]Chapitre 75 sur 90 · SUR LES TISSUS ANIMAUX · texte numérisé non relu

SUR LES TISSUS ANIMAUX

Si j'ai essayé la syphilisaiion, c'est moins par amour pour cette pratique que pour me mettre en mesure de résister aux sollicitations de'quelques malades atteints de syphilis rebelle , qui m'avaient manifesté le désir de se faire syphiliser. En effet, en présence d'un moyen nouveau qui , au dire de ses promoteurs, devait détruire un des fléaux les plus répandus, et, en quelque sorte , mis en demeure de me prononcer sur ses avantages et ses inconvénients, je n'avais qu'un chemin à prendre, celui de l'expérimentation. Mais , malgré l'assertion de M. Auïias-Turenne: « Je n'expérimente pas sur mes semblables , je les » soigne et je les guéris, ou bien je les vaccine et je les préserve. » Malgré cette assertion, dis-je, j'étais loin d'être convaincu de la valeur de la syphilisation , et , n'étant pas sûr du moyen, je n'avais pas le droit de l'essayer sur mes malades ; j'ai donc dû mettre de côté toute crainte et toute répugnance , et faire le premier essai sur moi-même.

L'observation que je transcris contient, en outre, le récit de plusieurs inoculations pratiquées sur les chats.

Ainsi, syphilisation et action du virus sur les animaux, tels sont les deux mobiles principaux du fait que je vais narrer:

Lundi 16 août. Je pris, sur deux chancres simples , au 10^

jour et en pleine période virulente, une certaine quantité de pus que je transplantai à la face interne et moyenne de l'oreille droite d'un jeune chat de trois mois en parfaite santé.

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