‹ Traité des matières colorantes (volume 2)Chapitre 62 sur 110 · II · texte numérisé non relu

II

De tous les procédés de préparation de rorcine, celui qui nous paraît le plus avantageux a été publié par M. de Luy nés; il en a déjà été question à propos de l'érythrite.

Roccellinine.

Ce corps a été extrait par Stenhouse du roccella ttnctork du cap de Bonne-Espérance.

Le lichen est traité par un lait de chaux, à froid ; le liquide filtré est précipité par Tacide chlorhydrique, et la pâte blanche, égouttée, est lavée et bouillie avec de l'alcool. Il se forme de Torsellate d'éthyle soluble dans l'eau bouillante, tandis que la roccellinine non modifiée résiste à ce dissolvant, et peut être isolée ainsi.

Elle est soluble dans les alcalis et l'ammoniaque, mais ces solutions ne se colorent pas à F air,

A peine soluble dans l'alcool et l'éther froid, elle cristallise de ses solutions alcooliques bouillantes en aiguilles soyeuses. Stenhouse représente sa composition par la formule

Parelline ou acide pareilique.

Suivant Schunck, elle accompagne quelquefois l'acide lécanorique. Les lichens sont épuisés] par l'alcool chaud ; le liquide est bouilli pendant quelque temps, évaporé à sec, repris par l'eau, à 100*, qui dissout l'orsellate d'éthylc formé. Le résidu est repris par l'alcool bouillant ; l'acide pareilique se dépose en fines aiguilles, insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et l'éther. Ce corps ne semble pas donner à Tair, et avec le concours de] l'ammoniaque, les couleurs rouges et violettes de l'orseille. Schunck lui attribue la formule

Matières colorantes de forseille»

Bien qu'il existe certainement plusieurs matières colorantes dans Torseille colorée, une seule a été étudiée d'une manière un peu approfondie ; c'est Vorcéine qui, d'après les recherches de MM. Robiquet et Dumas, se forme aux dépens de l'orcine.

Deux conditions sont nécessaires à sa génération : la présence de l'air ou plutôt de l'oxygène, et le concours de l'ammoniaque. Une température de 30 à 50** favorise la modification. La coloration de l'orcine s'effectue, soit sur le ôorps cristallisé exposé aux vapeurs ammoniacales, soit avec une solution aqueuse contenant de 10 à 20 pour 100 d'orcine. Le temps est un élément essentiel de l'opération.

Les analyses d'orcéine faites par M. Dumas conduisent à la formule

Ce corps se formerait donc d'après l'équation C7H«0« i- AzH» + 0» = CHUzO» + H»0.

Orciue. Orcéine.

L'orcéine sèche constitue une poudre brune, légère. Elle est peu soluble dans l'eau froide, qu'elle colore en rouge. Les sels alcalins neutres la précipitent de cette solution. Elle est très-soluble dans l'alcool ; le liquide est écarlate, insoluble dans l'éther. Les alcalis et l'ammoniaque la dissolvent en pourpre violacé magnifique. L'orseille du commerce, qui offre la même teinte, renferme l'orcéine en combinaison ammoniacale.

L'orcéinate d'ammoniaque en solution aqueuse donne, avec les sels métalliques, des précipités ou laques de couleurs diverses. L'éclat de ces laques est faible après dessiccation.

L'orcéinate d'ammoniaque se décolore sous l'influence

des agents réducteurs alcalins (ébullition avec le zinc, suifhydrate d'ammoniaque, etc.). La couleur reparaît au contact de Tair. Une solution ammoniacale d'orcéine, rendue acide par Tacide chlorhydrique, se décolore au contact du zinc. L'ammoniaque précipite alors des flocons blancs de leucorcéine qui deviennent violets et pourpres à Tair.

Le chlore transforme Torcéineen une matière jaune brun (chlororcéine).

L'orcéine est rouge par elle-même ; elle vire au pourpre violacé sous Finfluence des alcalis. Les acides ramènent la teinte rouge primitive.

M. Kane a encore extrait de l'orseille du commerce, et décrit deux autres principes rouges , l'orcéine a et Tazoérythrine, plus, une substance pourpre semi-fluide (acide érythroléîque).

L'azoérjthrine C**H*^AzO**(?) est insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther ; soluble dans les alcalis qu'elle colore en rouge vineux.

L'acide érythroléique C*»H"0*(?) est 'soluble dans l'alcool, l'éther et les solutions alcalines ; insoluble dans l'eau. L'étude de ces produits réclame de nouvelles expériences. |

Nouveatix procédés de préparation de rorseille.

Les procédés de coloration des lichens ont été modifiés d'une manière avantageuse, à la suitedes travaux de Schunck, Rochleder et Stenhouse. Les perfectionnements portent généralement sur rutilisation de ce fait, que la colorabilité n'appartient pas à la totalité du lichen, mais à certains principes immédiats, susceptibles de devenir solubles dans des réactifs appropriés, ou de se détacher mécaniquement. Le poids de ces principes colorables ne représente qu'une faible fraction de celui des lichens. L'opération chimique faite ainsi, indépendamment de cette masse inutile et embarrassante de ligneux, est plus facile à diriger dans un sens

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convenable. Nous avons déjà vu, que M. Frezon a utilisé la faible adhérence de Térythrine et de Tacide lécanorique qui se trouvent àlasurfticede la plante, pour les isoler du tissu végétal.

A cet effet, les lichens, épluchés et lavés à plusieurs eaux, sont triturés dans un moulin, et mis à Tétat de pâte liquide. Celle-ci est épuisée par des lavages répétés à Teau froide. Les liqueiirs sont filtrées sur un feutre lâche qui retient les débris ligneux et laisse passer les acides colorables, en partie dissous, en partie seulement en suspension. En ajoutant au liquide ûri peu de bichlorure d'étain on coagule les acides colorables qu'on recueille sur des filtres en toile. Après ce lavage, la masse est dissoute dans l'ammoniaque et soumise à la coloration dans des cuviers, sous Tinfluence d'une température et d'une agitation convenables. Cette opération exige un temps assez long.

Au moyen de teintures faites avec des échantillons de laine et un poids connu d'orseille, on juge des progrès de la coloration et du moment où elle est arrivée à son /summum d'intensité. M. Gauthier de Claubry (1) fait observer, avec raison, que le contact prolongé de l'eau fait passer peu à peu la matière colorable du lichen de l'état insoluble à l'état soluble ; il convient donc, quand on procède comme nous venons de l'expliquer, d'opérer aussi rapidement que possible la précipitation.

M. Stenhouse a proposé de traiter les lichens sur place, par un lait de chaux (30 p. 100 de chaux du poids du lichen), de filtrer et de précipiter les acides colorables par l'acide chlorhydrique ; la pâte blanche ainsi obtenue, filtrée, lavée et séchée, et représentant tout le pouvoir colorable des lichens, pourrait être expédiée aux fabricants d'orseille sous un beaucoup plus petit volume et avec des transports moindres. Ce mode de traitement, susceptible aussi de recevoir des

(I) Ccmpies rendus, juin et juillet 1861.

applications dans les fabriques d orseille, est rendu difficile par la rapidité avec laquelle les acides érythrique et lécanorique se modifient en présence de la chaux et deviennent solubles.

Trois h quatre heures de macération avec la chaux suffii^ent pour amener ce résultat.

L'ammoniaque peut également servira la dissolution des acides colorables ; mais la p&te obtenue par précipitation avec Tacide chlorhydrique offre une teinte jaunâtre, par suite de la dissolution simultanée d un principe brun. Le même effet de décomposition rapide s'observe encore ici d'une manière très-marquée.

Lorsqu'on veut isoler les principes colorables par une ébullition prolongée avec de l'eau seule ou de l'eau renfermant une substance alcaline (phosphate, borate, carbonates alcalins ou alcali caustique), pour les soumettre isolément à la coloration, la transformation des produits insolubles précipitables par un acide, en substances solubles non précipitables, s'effectue aussi très-rapidement; et la concentration ne peut plus s'effectuer que par l'évaporation du liquide.

En résumé, la préparation de Torseille par les nouveaux procédés, comprend trois phases.

1" La séparation des parties colorables d'avec le ligneux.

Elle s'effectue soit mécaniquement, soit par voie de disso- Uution chimique (procédé Stenhouse) au moyen de la chaux ou de l'ammoniaque, ou par Tébullition avec de l'eau seule ou de l'eau rendue alcaline.

2** La concentration des parties colorables. Lorsqu'on a opéré à froid avec de la chaux ou de l'ammoniaque, cette concentration s'obtient facilement en précipitant par l'acide chlorhydrique et en filtrant la pâte blanche. Dans le dernier cas, on évapore.

3* La coloration. On ajoute une quantité déterminée d'alcali volatil qui dissout la pâte blanche, puis on abandonne au contact de l'air, dans des cuves, en remuant d'une ma-

nière continue et en favorisant la réaction par une température convenable.

Les couleurs de Torseille ordinaire sont belles, mais peu solides.

En se plaçant dans des conditions de coloration convenables, MM. Guinon, Marnas et Bonnet ont préparé, en 1887, un produit remarquable par la vivacité des teintes qu'il fournit, et par leur stabilité. Il est connu sous le nom de pourpre française. Nous insisterons particulièrement sur le mode de formation de la pourpre française, les procédés en ayant été publiés avec quelques détails. La découverte de cette matière colorante appartient, dit-on, à M. Peter de Lyon.

On traite, àfroid, les lichens par une solution ammoniacale, de manière à dissoudre les acides colorables. Après quelques minutes de contact, on jette sur une chausse et on exprime fortement. Le liquide est précipité ^par Tacide chlorhydrique. Le précipité est filtré, lavé et égoutté. On le redissout dans l'ammoniaque et on expose à froid la solution au contact de Tair. Jusqu'à présent, la marche suivie ne diffère en rien de la méthode ordinaire indiquée par Stenhouse. Mais au lieu d'abandonner la liqueur à elle-même jusqu'à ce que la matière colorante de l'orseille soit complètement formée, on observe le moment oîi la liqueur prend la teinte rouge cerise. Qnand elle est arrivée à ce degré, on la porte à l'ébuUition qu'on maintient pendant quelque temps ; puis on l'introduit en couches de 8 à 6 centimètres dans des vases à fond plat de 2 à 3 litres de capacité qui sont chauffés dans une étuve à une température constante de 70 à 78". L'opération est terminée, lorsque la liqueur a pris une belle teinte pourpre, et, qu'étendue sur du papier blanc, elle ne change pas de nuance en se desséchant. La matière colorante pourpre est accompagnée d'un acide rouge qui en altère la nuance. On opère la séparation, en précipitant par le chorure de calcium. On obtient ainsi une laque calcaire qui, filtrée,lavée et séchée, se

présente sous forme de masses d'un bleu pourpré magnifique, prenant un reflet cuivré sous Tongle. En opérant la précipitation en deux fois on obtient des laques de première et de deuxième qualité. L'eau mère du précipité calcaire retient, outre une certaine proportion de violet, une substance rouge. Elle peut être utilisée avec avantage dans la teinture sur soie des nuances grenat ; elle jouit également d'une grande solidité (1).

Au lieu de la laque calcaire, on prépare aussi une laque à l'alumine, en précipitant par l'alun la solution ammoniacale de pourpre.

En traitant la combinaison calcaix'e de pourpre française, par une quantité équivalente d'acide oxalique et en épuisant par l'alcool bouillant, on obtient la pourpre sous forme de cristaux qui se déposent pendant l'évaporation. La composition de ce produit n'a pas encore été établie par l'analyse. La pourpre française, dont le prix a été primitivement de 200 francs le kilogramme, pour s'abaisser à 80 francs, se disitingue de l'orseille ordinaire par b résistance qu'elle présente à l'action des acides végétaux. Tandis que ceux-ci font virer l'orseille au rouge vineux, ils sont sans effet sur le produit de MM, Guinon et Marnas. Les modifications apportées, au procédé ordinaire résident principalement dans la détermination rigoureuse des conditions d^ température dans lesquelles il convient de se placer, et :toutes faibles qu'elles paraissent, elles sont suffisantes pour modifier profondément les caractères de la matière colorante.

D'après M. Gauthier de Glaubry, des expériences scientifiques et des faits industriels prouvent, que l'orseille préparée à 60 degrés centigrades renferme un produit plus solide que la matière colorante ordinaire. Quoi qu'il en soit, les orseilles fabriquées dans diverses maisons ne sont pas identiques ; les unes présentent sur laine non mordancée

(1) J. Persoz, Répert. de chim, appliq,, 1. 1, p. 189.

une nuance plus rouge, plus grenat que d'autres qui fournissent des teintes vîoletées. Les premières sont plus estimées dans l'impression des laines, surtout pour Tobtention de puces rougeâtres. Ces différences qui font la fortune passagère de tel produit, et constituent un désavantage pour tel autre, peuvent dépendre, soit de la matière première employée, soit des conditions dp fabrication..

Bien que l'on connaisse sommairement le mode de préparation de Torseille, chaque fabricant garde comme un secret les conditions de température, de temps et les proportions des ingrédients qu'il emploie.

La proportion des parties colorables des lichens peut varier de 2 1/2 à 12 pour 100.

On apprécie rapidement le pouvoir colorant comparatif de diverses sortes de lichens, en en faisant macérer des poids égaux (100 grammes) avec un lait de chaux, filtrant et exprimant au bout de quelques minutes. Le liquide précipité par Tacide chlorhydrique donne une pâte blanche qu'on fait égoutter sur des tamis de soie et que l'on pèse (Gerhardt). Stenhouse se sert dans le même but, d'une solution titrée de chlorure de chaux. Ajoutée goutte à goutte à l'extrait calcaire de lichen, il en détermine la coloration par un premier phénomène d'oxydation, et lorsque celle-ci est arrivée à son summum, il le décolore par une action ultérieure. En comparant les volumes d'hypochlorite nécessaires pour décolorer des solutions calcaires de divers lichens, on aura une approximation de leur richesse.

On peut ai;issi épuiser 100 grammes de lichen par de l'eau alcaUne, réduire à 100 grammes par concentration et mettre en coloration avec de l'ammoniaque (30 grammes).

Un essai de teinture avec de la laine non mordancée donnera une idée de la quantité de matière colorante formée.

Les essais d'orseille se font par voie de teinture, sur kine non mordancée. Pour un échantillon de S centimètres de 'ong sur 2 centimètres de large, on prend 0,S à 1 gramme

39 i TRAITÉ DES MATIÈRES COLORANTES.

d'orselUe et 300 grammes d'eau. On teint au bain-marie à Tébullition, pendant une demi-heure. On procède aussi par impression; à cet effet, on prend : 100 grammes eau de gomme, 12 grammes sulfate d'alumine, 100 grammes orseille ; on imprime sur laine et on vaporise.

Emploi de Vorseille en teinture et impression.

L'orseille n'est pas employée sur coton. (Tomme la matière colorante est susceptible de s'unir directement aux substances azotées-animales, on pourrait la fixer par l'intermédiaire de l'albumine, par un procédé analogue à celui qui sert à l'impression des couleurs d'aniline ; mais les nuances ainsi obtenues ne sont ni assez belles, ni assez solides, pour qu'il soit utile de recourir à cet artifice.

Il n'en est pas de même de la pourpre française. Cette matière colorante est, comme nous l'avons déjà dit, plus belle et plus solide.

Pour imprimerie calicot en pourpre française, on dissout la laque calcaire ou aluminique dans un mélange d'alcool et d'acide acétique, puis on ajoute de l'eau albumineuse.

M. Kopp a publié la recette suivante qui peut être variée dans certaines limites.

Pourpre française 25 grammes.

Acide acétique 50 —

Alcool 80 —

Eau d'albumine 1 litre.

Si l'on veut un ton bleuté on ajoutera du carmin d'indigo.

On imprime, on sèche, on vaporise et on lave à l'eau bouillante.

Le coton huilé, comme dans la fabrication du rouge turc, ou le coton albuminé, attirent en bains de pourpre calcaire, préalablement décomposée par une ébullition avec son poids d'acide oxalique, filtré et additionné d'ammoniaque. On mon te jusqu'à 60°.

La laîne non mordancée teinte au bouillon dans un bain d'oiseiUe ordinaire prend une belle nuance rouge pur, ou rouge violacé, ou violette, suivant la qualité du produit.

La pourpre française, débarrassée de sa chaux par l'acide oxalique et neutralisée par Tammoniaque, teint la laine en violet pourpré très-beau et très-solide.

Pour les nuances groseille vif, groseille violeté foncé, on teint, en orseiUe seule, la laine préalablement mordancée avec le mordant pour rouge.

(10 kilog. laine, 1 kilog. crème de tartre, 2 litresdissolution d'étaîn, y passer la laine pendant une heure au bouillon.)

La dissolution d'étain est faite avec 400 grammes sel marin, 4'',250 étain et 8 litres acide nitrique.

Pour le groseille moyen on fait intervenir simultanément la cochenille ammoniacale et l'orseille.

L'orseille sert encore en concurrence avec d*autres matières colorantes pour obtenir les nuances suivantes :

Amarante roiige. Mordant pour rouge. Cochenille brute et orseille. fOn augmente la proportion d*orseille pour les ~" ^/j , I nuances moyennes et foncées. Dans le dernier — violete. I ^^^ ^^ ajoute encore du sulfate d'indigo. Aouge. On opère comme pour Tamarante en modifiant

les proportions des matières colorantes.

Feuille m(yrte. On mordance avec de l'alun et de l'acide sulfurique (10 kilogrammes laine, 2 kilogrammes alun, 20 grammes acide sulfurique, pendant une heure au bouillon), et l'on teint en mélange d'orseille, de carmin d'indigo et de curcuma. Bois. On mordance en crème de tartre et dissolution

d'étain, et on teint en orseille, carmin d'indigo, extrait de cuba et curcuma.

Carmélite . Môme mordant et mômes matières colorantes . fommerolle. — —

j Les proportions du bain de teinture varient seules.

L'impression de la laine en couleurs vapeur de diverses nuances, notamment les pièces rougeâtres, les puces et les

grenats, consomme de fortes proportions d*orseille. Comme tjpes de ces deux nuances, nous citerons les deux recettes suivantes.

Puce roug^âtre.

Extrait d'orseille 2 litres.

Sulfate d'alumine 1 VO grammes.

Gomme Sénégal '200 —

puce.

Extrait d'orseille 2 kilogrammes .

Sulfate d'alumine 120 grammes.

Gomme Sénégal 200 —

Carmin d'indigo. 60 —

Après rimpression et le séchage, oa vaporise et on lave.

Les extraits d'orseille qui donnent directement à la laine les nuances lès plus rouges sont aussi les plus estimés pour cette application.

Pour les grenats on fait intervenir à la fois Torseille, la cochenille ammoniacale, le carmin dlndigo, Talun, Tacide oxalique et le sel ammoniac.

Pour préparer des couleurs vapeurs, sur laine et soie, avec la pourpre française, on la dissout dans l'acide acétique, on neutralise avec du carbonate de magnésie, on ajoute de l'alcool et on épaissit à l'eau de gomme ; on imprime et on vaporise.

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