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Echantillon de ronge à la laque de cochenille

Dans la teinture de la laine et de la soie, on fixe la matière colorante au moyen de l’alun et de la crème de tartre, on obtient ainsi le cramoisi

Pour le rouge-écarlate, on fait intervenir la composition d’étain.

Voici l’énumération des nuances que l’on peut réaliser, avec la cochenille et la cochenille ammoniacale, dans la teinture des laines.

1» Groseille vif. Pour 10 kilogrammes de laine, on emploie 1 kilogramme crème de tartre et 2 litres dissolution d’étain (S litres eau, 400 grammes sel de cuisine, lkU,250 étain, et on ajoute peu à peu 8 litres acide nitrique). On y passe la laine pendant une heure au bouillon.

On teint ensuite en cochenille ammoniacale pour les teintes claires; en cochenille ammoniacale, cochenille brute et un peu d’orseille pour les teintes moyennes.

2° Groseille violetê. Môme mordant que ci-dessus. Teindre en cochenille ammoniacale pour les teintes claires et moyennes.

3° Amarante rouge. Même mordant que ci-dessus. Teindre avec une cochenille brute et orseille pour le clairet le moyen, en augmentant la dose d’orseille pour le dernier; avec cochenille brute, orseille et sulfate d'indigo pour les foncés.

4° Uouge. Mêmes procédés de teinture que tout à l’heure.

5° Vermillon. On mordance et on leint en même temps. On mordance I kilogramme de laine avec Oht,25 de dissolution pour rouge, et l’on teint au bouillon avec de la cochenille en poudre.

0" Rose. Mordant pour rouge comme ci-dessus. Teindre avec de la cochenille ammoniacale.

7° Amarante vif. Mordant pour rouge. Teindre au bouillon avec de la cochenille brute, de la cochenille ammonianiacale, de l’orseilie et un peu de sulfate d'indigo pour les foncés.

S° Amarante violeté. Mêmes procédés que ci-dessus.

9° Pourpre. Mêmes procédés que ci dessus, au mordançage. Teindre avec de la cochenille brute au bouillon.

10° Ici. pour le cerise vif, en ayant soin de bien observer le ton des échantillons.

Exemples de couleurs vapeur sur laine.

Roses.

a. 10 litres décoction de cochenille ammoniacale (12 livres co-

chenille ammoniacale, 4 livres acide acétique, 12 litres eau. Cuire ensemble).

I kll,o00 alun.

700 grammes acide oxalique.

700 grammes acide tartrique.

Ikil,500 bichlorure d’étain.

Épaissir à la gomme du Sénégal.

b. 500 grammes cochenille moulue, cuire avec de l'eau et ré-

duire à 9 litres.

2kil,937 de gomme.

500 grammes acide oxalique.

600 — bichlorure d’étain à 55°.

Ponceau.

2 litres décoction de cochenille à 250 grammes par litre. 300 grammes amidon.

120 grammes acide oxalique.

120° dissolution d'étain (2 livres acide nitrique, 4 livres acide chlorhydrique, 360 grammes étain).

60 grammes bichlorure d'étain.

COCHENILLE

Autre ponceau.

4 litres décoction de cochenille à 500 grammes par litre.

3 kilos de gomme.

330 grammes acide oxalique.

500 — bichlorure d’étain à 53°.

Amarante.

Épuiser 500 grammes cochenille ammoniacale, réduire à

2 litres, tamiser et ajouter :

600 grammes de gomme ;

60 — alun;

60 — acide oxalique (on y associe quelquefois le bi-

chlorure d’étain).

La cochenille ammoniacale entre encore en mélange avec d’autres matières colorantes, dans la composition d’un certain nombre de nuances.

Ainsi, avec l’orseille, l’alun et l’acide oxalique, en proportions convenables, elle donne le grenat.

Avec le carmin d’indigo, l’alun et l’acide oxalique on forme du violet.

Les nuances dérivées de la cochenille, surtout celles formées sur coton, sont peu solides, d’une stabilité faible sous l’influence des agents acides et alcalins (savon, carbonate alcalin, chaux, qui les font virer au violet bleuté).

La soie se teint en cramoisi au moyen de la cochenille par le procédé suivant.

1° On mordance dans un bain composé de 20 mesures d’eau, 1 livre de bichlorure d’étain ; 2° on passe de là dans un bain clair de cochenille à 30 ou 40° et on l’y travaille deux à trois heures. On peut nuancer par une addition de cochenille ammoniacale. Pour l’écarlate, on donne préalablement un pied d’orléans. Pour le ponceau sur soie, on monte un bain avec 20 livres de cochenille ammoniacale dissoute dans dix fois son poids d’eau. On fait bouillir dix minutes et on ajoute 1 livre sel d’étain, 2 livres crèmede tartre, S livres

acide sulfurique et 4 livres de composition d’étain (1 livre étain, 2 livres acide chlorhydrique et 1 kilogramme acide azotique).

On fait bouillir une heure et l’on décante après refroidissement, op ajoute 6 livres de carmin de Saflor et l’on entre la soie.

Bibliographie. — Pelletier et Caventou, Ann. de chim, et de phys., VIII, 230 [2].- — Pelletier, ibid., LI, 194. — Arppe, Ann. der Chem, und J’ h arm., LV, 101. — Warren de la Rue, ibid., LXIV, 1. — Scliützenberger, Annales de chimie et de physique [3], LIV, 52. — Schaller, Bulletins de la Société chimique, nouvelle série, II, 414. — Bolley, Schweitzerische polytechnische Zeitschrift, IX, 23. — Binglefs Polytechnisches Journal, VI, 444; XXVI, 179; XXIII, 438; XXXVI, 172; XXXIX, 156 ; LIV, 455 ; LU, 145; LXII, 75 ; LXXI, 226-80; LXXIX, 63 ; LXXXVII, 399; LXXXVIII, 160; XCIV, 220 ; XCV, 97 ; XCVIII, 232 ; CVI, 157; CVIII, 367 ; CIX, 319; CXI, 458 ; CXXIV, 447-77; CXLI, 4G5 ; CXXXIX, 399; CXLVI, L37 ; CXLVII, 320 ; CXLIX, 157.— Annales de chimie, V, 11 9 ; XX, 386 ; XI, 327 ; XXXV, 11. — 2e série : Annales de chimie et de physique, III, 225; IV, 49; XII, 102. — Bulletins de la Société d’encouragement, XI, 30-31; X, 285; XVIII, 297, 396, 261 ; XXXI, 211 ; XXXVIII, 404 ; XLIV, 244; L, 771 ; LU, 435; LVI, 295, 563; LVIII, 567. — Répertoire de chimie appliquée, 111,320.

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