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(IjUotaïailn, Complet rendus de VAcêdémitiu Kunec^UX, p. 193; IlOt.
correspondant àladiphénylaraine obtenue avec la triphénylrosaniline.
Cet alcali, soumis à l'action du chlorure de benzoïle et de Tacide nitrique /fournit des composés homologues de ceux qui dérivent de la diphény lamine. Chauffé avec du sublimé corrosif, elle donne une masse foncée qui se dissout dans Talcool avec une couleur d'un violet bleuâtre magnifique.
Cette nouvelle matière colorante se rapproche des dérivés par substitution de la rosaniline, et renferme, à Tétat de sel, la base
DÉRIVÉS MÉTHYLIQUES ÉTHYLIQUES DE LA ROSANILINE (l).
Ces faits intéressants devaient nécessairement conduire M. Hofmann à Tétude des dérivés éthyliques et méthyliques de la rosaniline.
Les iodures de méthyle et d'éthyle réagissent à 100*. L'iodure d'amyle agit à 160°, en présence de Talcool. Les iodures ainsi obtenus sont violets et renferment la triéthyl ou la triméthyl-rosaniline :
G»»fl«pH»)»Az5 où C»H«(CH»)»Az».
dont les sels sont d'un violet très-riche et très-pur.
La triéthyl rosaniline chauffée avec l'iodure d'éthyle fournit une substance molle résinoïde, l'iodéthylate de triéthyl rosaniline :
IC«H»,C«H«(C»H*)8Az».
Le violet Hofmann (2) se prépare en grand par la méthode suivante :
On mélange 1 partie de rosaniline, 2 parties d'iodure d'éthyle et environ 2 parties d'esprit-de-bois et d'alcool con-
(1) Hofmann, Comptes rendus de V Académie des sciences^ LVII, 25, 1863. (9) Patente anglaise da 32 mai 1863.
centrés, on chauffe dans un vase pouvant résister à une forte pression, à 100", pendant 3 à 4 heures.
Lamassesirupeusevioletteestbouillieavec delà soude caustique. La rosanilîne triéthylique est lavée à l'eau, puis dissoute dans l'alcool additionné d'acide chlorhydrique ou dans l'acide acétique étendu.
C'est un des plus beaux violets d'aniline. 11 se distingue par la pureté et la richesse de sa nuance et parce qu'il peut teindre sans le concours des acides.
- SI. ÉcbantilloD do violet Hormaiio sur coton.
SS. Échaatillon de violet Harnuna bot ïoie.
506 TBAITÉ DES MÀTIÊHES GOUMUNTES.
Avant M. Hofioaaiui, M. Gh. Lauth (1) avait déjà préparé des dérivés méthyliques de la rosaniline ea somiseltattt la méthylaniline à l'actioa dies agents qui avec Faniline donnent du rouge. Ainsi, en chauffant la métkylaniline avec de l'acide arsénique, on obtient un violet d'une très-grande richesse, soluble dans Teau, d'où il est précipité-par les sels alcalins, soluble dans l'alcod, l'acide acétique, esi donnant des liqueurs d'un violet bleu, d'une pureté qui ne laisse rien à désirer.' Les acides forts font passer cette couleur au jaude; les alcalis ramènent la nuance primitive.
Les couleurs qu'on a pu obtenir avec la méthylamine ne résistent pas à l'action de la lumière.
M. E. Kopp (2) avait également attiré l'attention sur les dérivés méthyliques, éthyliques et méthyliques des matières colorantes aniliques et fait remarquer qu'à mesure que l'hydrogène est remplacé par les hydrocarbures, la nuance rouge disparaît pour se convertir en violet de plus en plus bleu.
D'après M. Lauth, le bichromate de potasse donne avec les solutions de chlorhydrate de méthylaniline, un précipité bleu foncé qui, lavé, dissous dans l'eau bouillante et précipité par le sel marin, donne 'une matière colorante d'un bleu violet très-riche. Le chlorure de chaux et le chlorhydrate de méthylaniline donnent du bleu qui passe au vert sous l'influence des acides et redevient bleu par les
alcalis.
M. Hofinann a annoncé de nouvelles recherches sur les dérivés de substitution de la rosaniline (1863).
Par l'action du chlorure de benzoïle ou du chlorure d'acétyle sur la rosaniline, il se forme des bases nouvelles, rosaniline tribenzoïque : G^^E\G^E^OyAz^j et triacétylique : C2ojji6^Q2(jîio)3Az^, incolores par elles-mêmes et prenant, sous l'influence des acides, une couleur rouge, beaucoup
(1) Répertoire de chimie appliquée^ t, HI, p. 345.
(2) Comptes rendus de l'Acad. des w., t. LU, p. 3C3; 18C1
MATIÈRES COLORANTES ORGANIQUES ARTinCIELLES. SOT
plus orangée que celle des sels de rosaniline eux-mêmes» La rosaniline tribenzoïque cristallise facilement dans ralcool.
(SCHiJTZENBS&GER.)