MOYENS DE DISTINGUER LES FIBRES VÉGÉTALES ENTRE ELI
Les fibres végétales parfaitement blanchies représent la cellulose à peu près pure. Il semble donc évident qu ne peut recourir aux moyens chimiques pour les distin
Cependant la destruction de la matière incrustante d lin et le chanvre n'est jamais tellement complète que c nepuisseêtredéceléepar des réactife convenables. MM. ger et Kuhlmann utilisent la coloration jaune-orange c prend sous l'influence des alcalis caustiques : Boettge pose de plonger les échantillons à essayer dans une so bouillante de potasse caustique (l partie de potasse et tie eau). En exprimant entre des doubles de papier on 1 que les filaments du lin sont devenus jaune foncé, tand ceux du coton sont blancs ou jaune clair. D'après M. mann, le coton é cru plongé dans une solution fi"oide e centrée de potass e devient gris clair, le lin dans les n circonstances pas se au jaune orange.
M. Kindt ut ilise l'action destructive de l'acide sulfi concentré et froid qui dissout les fils de coton bien a van du chanvTe et du lin.
Les fils de cot on immergés dans l'huile et exprimés ment restent opa ques, le lin devient au contraire transi
M. Boussingault indique comme un excellent moyei reconnaître la fibr e du phormium tenax à côté du chac du lin, la coloration rouge qu'elle prend sous l'influei Tacide nitrique à 36* chargé de vapeurs nitreuses. M. Vi propose dans le même but l'action successive d'une sol
de chlore et d'ammoniaque gui développe également une couleur rouge avec le phormium tenax.
L'examen microscopique suffit le plus sôuVêtit et donne les caractères analytiques les plus sûrs. Le coton et le liii se distinguent facilement du chanvre par le diamètre des fibres. L'apparence aplatie et tordue sert à différencier le coton du lin, à moins que ce dernier n'ait subi une tension artificielle comme dans la fabrication des dentelles.
ÉPAISSISSANTS VÉGÉTAUX. AMIDON. FÉCULE. DEXTRINÉ. GOMMES.
Les principaux épaississants végétaux servant dans l'impression des tissus sont : l'amidon, la fécule, la farine (mélange de farine et de gluten), les diverses variétés d'amidon désagrégé et rendu soluble , telles qu'amidon grillé, léïocome, dextrine, gommeline, gomméine, gomme Tissot, gomme Lefèvre, gomme indigène ; les gommes proprement dites, gommes arabique et du Sénégal,, gomme adragante, de Bassora, gomme du pays, gomme salabréda ; le salep, le sagou, la graine de lin, le lichen carragahen.
Tous ces corps appartiennent par leur composition à la classe des substances hydrocarbonées ; leur formule est la même que celle de la cellulose et leurs propriétés chimiques sont aussi très-voisines de celles de ce corps.
Matière amylacée. Amidon. Fécule. C«H*W ou C"H»<*0".
La matière amylacée est très-répandue dans l'économie végétale ; elle se présente toujours sous forme de grains organisés, de grosseur et de forme variables avec la plante qui l'élabore. Chaque grain est composé de couches concentriques superposées, de densités différentes, disposées par sections méridiennes autour d'un point visible au microscope, nommé bile ou ombilic. Il résulte de cet arrangement symétrique qu'un grain de fécule éclairé par de la lumière polarisée et Ml au microscope, par l'intermédiaire d'une plaque de
spath dislande, offre une croix noire dont le centre ce aveclehile.
La constitution de Tamidon se révèle le mieux lo après avoir chauffé le grain à 200% on le gonfle avec de Le tableau suivant donne la forme des principales varii matière amylacée, ainsi que leur grand diamètre ey en millièmes de millimètre (1).
Espèce végétale. Forme. Uian
Canna gigantea ovoïde allongé.. 17
Pommes de terre ovoïde 18
Fèves (cotylédons) allongée (hile linéaire). . . 7
Blé sphérique 4
Sagou ovoïde avec section plane. 3
Maïs polyèdre arrondi 2
Betterave (graine) globuleuse
Chenopodium quinoa... i (graine) j "^
La matière amylacée est logée dans les cavité du tiss lulaire végétal. Elle se rencontre le plus ordinairemen la moelle des troncs (palmiers-sagou), dans le périsper les cotylédons des graines (légumineuses-céréales) ; ,da tubercules, les racines et les bulbes (bryone, rhubarh rotte, guimauve, réglisse, manioc, iris, pommes de terr tate, lis, tulipes) ; dans les fruits (chêne, châtaignier, ronnier d'Inde, sarrasin), dans les lichens, etc.
On n'utilise guère, à l'état de pureté, que la matière lacée des céréales ou amidon proprement dit, cell( pommes de terre ou fécule et l'amidon de marron d'Ini
L'amidon conservé à l'air retient de l'eau qui n'es chimiquement combinée , mais seulement fixée par force d'attraction moléculaire et dont la proportion avec l'état hygrométrique de l'atmosphère ; elle s'élève
45,45 p. 100 pour Tamidoû égoutté le plus possible.
35,70 — — conservé dans de l'air saturé d'hum
(1) Payen, Chimie industriel le , p. 456, 3«édit.
48,48 p. 400 pour ramidon dans de Fair à 20o et à 0%6 d'humidité
(état hygrométrique). 10 — — à 15° dans le vide sec.
0 — — à 100° dans le vide sec.
Complètement sec, il forme une poudre très-mobile ; il est incolore, inodore, sans saveur. Son insolubilité complète dans Teau froide n'est pas encore établie d'une manière certaine ; les opinions sont partagées à cet égard. Quelques chimistes affirment qu'en broyant la fécule avec du sable quartzeux, elle cède à l'eau froide une partie de sa substance, et qu'en fil-^ trant, on obtient une véritable solution qui bleuit par l'iode et précipite par l'alcool et le sous-acétate de plomb (1).
Si ces observations sont exactes, chaque grain de fécule serait formé d'une partie insoluble et d'une autre soluble ; les deux produits étant isomères. Les observations de M. Béchamp rendent cette manière de voir très-probable. En effet, il est parvenu à faire subir à l'amidon une transposition moléculaire qui le rend complètement soluble, tout en lui conservant la propreté de bleuir par l'iode (2). On arrive à ce résultat, l' en chauffant pendant quelque temps à 100^ la fécule avec de l'acide acétique monohydratè ; 2** par l'action ménagée de l'acide acétique ordinaire, des acides sulfurique et nitrique concentrés ; 3' par la réduction de la xyloïdine ou nitramidine au moyen du chlorure ferreux. 4** Enfin dans toutes les circonstances où l'amidon se change en dextrine, il passe d'abord par un état transitoire auquel M. Béchamp donne le nom de fécule soluble, vu que, sauf l'insolubilité, il possède tous les caractères de la matière amylacée.
La fécule soluble exerce sur la lumière polarisée une rotation vers la droite très-énergique [a] j = 211%0.
En présence de l'eau chaude la partie insoluble de la fécule éprouve des changements physiques remarquables. Les feuillets qui composent chaque grain se gonflent en s'imbi-
(1) Annales de Poggendorf^ t CVI, p. 497 ; t. CVUI, p. 359 ; t. CIX, p. 648. [2] Annales de chimie et de physique ni« série, t. XL VIII, p. 458.
bant, se séparent, et la masse ramollie, devenue demiparente et gélatineuse, occupe un volume beaucoup pk sidérable ; de sorte que, si l'eau n'est pas en proportioi forte, le tout se prend en une masse épaisse connue s nom d'empois ; dans le cas contraire, on peut croire véritable solution, d'autant plus que le liquide filtré par l'iode ; cependant il n'en est rien. L'opalescence quide et le dépôt qui s'y forme après congélation et fus: la glace prouvent qu'il y avait eu simple désagrégation
Un des phénomènes les plus intéressants de l'histo l'amidon, celui qui domine tous les autres, est sa tra mation en dextrine et en sucre sous des influences va La dextrine possède la même composition que l'amido l'un à l'autre il n'y a donc qu'un changement moléculai la fécule soluble de M. Béchamp représente un état int» diaire plus voisin de la dextrine que de l'amidon. Quar glucose, elle diffère par une molécule d'eau en plus et s mation est accompagnée d'hydratation.
Voici en résumé quelles sont les conditions de ces tions : 1° Par l'action prolongée de l'eau seule à une te rature de 150% la transformation peut aller jusqu'à la ration de glucose. Au début l'amidon se change ei substance finement granuleuse, insoluble dans l'eau fi soluble dans l'eau chaude.
2° Sous l'influence de la chaleur sèche, (200*) il ne se 1 que de la dextrine.
3° L'eau bouillante additionnée de quelques centième cide sulfurique ou d'un autre acide minéral fort fait p l'amidon à l'état de fécule soluble, de dextrine, eteni glucose.
4** Enfin, l'orge germée contient un principe azoté, la stase, remarquable par l'énergie avec laquelle il transf l'amidon en dextrine et en sucre soit à la températui dinaire, soit à des températures plus élevées, mais ne d( sant pas 7S°. Il ne faut qu'une très-petite quantité de
stase pour agir sur la féeule pu l'empois (7^). Beaucoup de liquides de Torganisme animal (salive, sucs pancréatique et intestinal, etc.) renferment des matières azotées dont l'effet est le même que celui de la diastase.
La propriété de la diastase a donné à M. Schlieper (<) ridée d^ajouter ce produit aux bains de bouse afin de mieux dissoudre Tamidon qui sert à épaissir les mordants. Le dégorgeage devient en effet plus facile. M. Mathias Paraf se sert de la diastase pour désapprêter les tissus.
Pour 600 mètres de calicot fortement apprêté on emploie une infusion filtrée de 600 à 700 grammes d'orge germée moulue, feite à la température de SO** environ, durant une demi-heure.
L'iode libre colore l'empois en beau bleu ; cette coloration disparaît sous l'influence de la chaleur ; on l'utilise comme réactif très-sensible de l'un ou de l'autre corps.
Certaines substances, et notamment les sulfates, peuvent masquer, jusqu'à une certaine limite, le phénomène (2).
L'acide sulfurique concentré s'unit à froid avec la matière amylacée en donnant un acide sulfoconjugué ; à chaud, il la noircit. Les alcalis et les acides minéraux étendus la gonflent et la désagrègent partiellejnent, même à la température ordinaire.
Sous l'influence de l'acide nitrique ftimant et froid, ou d'un mélange d'acides sulfurique et nitrique, l'amidon se change en un produit nitré explosible, la xyloïdine. A chaud, l'acide azotique l'oxyde énergiquement en le transformant en acide oxalique.
L'empois d'amidon s'acidifie peu à peu à l'air et donne de l'acide lactique. Le réactif de Schweitzer est sans influence sur lui.
Nous ne nous arrêterons pas aux procédés d'extraction de l'amidon et de la fécule ; ils sopt pour la plupart fondés sur
(1) Bulletins de la Société industrielle, t. XXXI, p. 84.
(3) Goppeliroeder, Bulletins de la Société industrielle, t. XXXm, p. 237.
l'action mécanique de l'eau qui entraîne les granules et les sépare du gluten et du son, ou des débris du tissu cellulaire des pommes de terre. Quelquefois on détermine la décomposition du gluten et sa solution, en maintenant la farine trempée dans Teau, où ;il se développe une fermentation acide et putride. Dans tous les cas, le produit déposé après repos au sein de l'eau est exprimé et séché à l'air libre ou à Tétuve.
En perdant son eau, le pain d'amidon se divise en petits fragments prismatiques irréguliers. Les amidonniers donnent à ce phénomène le nom de cristallisation, bien qu'il n'ait aucun rapport avec ce genre de production, et qu'il soit uniquement dû au retrait irrégulier de la masse. La fécule de pommes de terre se réduit en poudre en se desséchant. On falsifie l'amidon de blé en y incorporant une certaine quantité de fécule de pomme de terre ou d'autres fécules d'un prix moins élevé. L'examen microscopique constitue le meilleur moyen de déceler cette fraude ; les granules de fécule ont en effet un diamètre beaucoup plus grand (183 millimètres au lieu de 48). A défaut de microscope, on peut broyer le produit à sec dans un mortier de porcelaine verni, délayer dans l'eau et filtrer ; si le liquide qui passe bleuit par l'iode, on doit admettre la présence de la fécule.
La farine de légumineuses se reconnaît par la présence de fragments de tissu cellulaire polyédrique qui deviennent apparents au microscope lorsqu'on a désagrégé l'amidon par une lessive alcaline ; ou bien encore par les taches rouges qui se développent lorsqu'on soumet la substance à l'action successive des vapeurs nitriques et ammoniacales.-
La fécule est quelquefois mélangée à des proportions plus ou moins fortes de matières minérales blanches, telles que gypse, sulfate de baryum. Une simple incinération suffit pour faire apprécier cette sophistication.
Dans tous les cas il convient de comparer les qualités de l'empois fourni par des proportions déterminées d'amidon
OU de fécule et d'eau, avec celles données par un produit normal et pur. Ainsi on peut préparer deux couleurs, l'une avec l'amidon à essayer, l'autre avec le type, et on juge comment elles se comportent à l'impression, toutes choses étant égales d'ailleurs.
Les principales applications de la fécule et del'amidon sont: l'apprêt des tissus, le parement de la chaîne, le collage des papiers, l'épaîssissage des couleurs d'impression sur étoffes; la fabrication de la dextrine, de la glucose, et par l'intermédiaire de cette dernière la préparation de l'alcool. On emploie aussi des produits formés exclusivement ou partiellement de fécule, comme substances alimentaires.
L'amidon est un des corps qui épaississent le plus fortement, eu égard au poids, aussi convient-il pour les nuances foncées, surtout quand les impressions doivent être fines, ce qui est le cas pour le rouleau. Souvent on le mélange à l'amidon grillé.
On l'emploie beaucoup, pur ou avec ce dernier, pour épaissir les mordants.
Pour cuire une couleur à l'amidon, on délaye ce corps à froid avec le liquide, on élève peu à peu la température en remuant toujours. Arrivée à 100°, la couleur devient trèsépaisse ; par une cuisson plus prolongée, elle s'amincit un peu et peut alors servir. Il faut éviter d'y ajouter des acides forts qui dissoudraient l'amidon en le convertissant en dextrine. La soude et les couleurs alcalines désagrègent l'amidon à froid et le transforment en empois.
Dans les couleurs pour planche, la proportion d'amidon est environ de 100 grammes par| litre de liquide; pour rouleau, elle est de 150 à 200 grammes.
La fécule de pomme de terre n'est jamais employée que pour les apprêts, car elle épaissît mal les couleurs. On peut dire la même chose de la fécule de riz.
Dans certains pays, on fait usage du sagou véritable qu'on a soin de blanchir préalablement au chlore.
Le salep, le sagou et la farine sont des épaississants du même ordre que Tamidon. Cette dernière se distingue des autres par la présence du gluten qui donne aux couleurs un grand degré d'épaisseur (1).
DEl^TRINE 00 AMIDON PÉSAgMgÉ.
Nous connaissons déjà les conditions générales de sa formation.
La dextrine pure est blanche, d'une saveur fade un peu sucrée ; soluble dans Teau en toutes proportions, elle forme avec elle un liquide épais, filant et visqueux. Elle est insoluble dans Talcool qui la précipite de ses solutions aqueuses en flocons amorphes. Elle dévie fortement à droite le plan delà lumière polarisée (pouvoir spécifique : ISS'^jeS). L'acide nitrique chaud la transforme en acide oxalique sans mélange d'acide mucique.
Ses solutions ne précipitent par les acétates neutre ou basique de plomb qu'après l'addition d'ammoniaque; elles ne précipitent pas par les sels ferriques, mais par le chlorure d'étain.
L'iode ne la colore pas ; elle réduit une solution chaude et alcaline de bioxyde de cuivre, en donnant un dépôt rouge de protoxyde ou oxydule (distinction d'avec les gommes).
La dextrine sert comme matière alimentaire et comme substance collante dans la préparation de bandages inamovibles en chirurgie. Ses principales applications sont pour l'apprêt des tissus et l'épaississage des couleurs d'impression. On emploie à cet effet divers produits dont les qualités varient selon la nature de la méthode employée pour désagréger l'amidon ou la fécule ; aussi ne peut-on pas les faire servir indifféremment aux mêmes usages.
Ce sont ;
(1) Tout ce qui concerne remploi des épaississants végétaux dans Ti m pression des ti)^us est le résumé d'une discusnon ouvertç au sein du Comité de > chimie et de notes manuscrites fournies par |f . Armand DoUAis.
FIBRKS VÉGÉTALES. — ÉPAISSISSANTS VÉGÉTAUX. 8»
1« L'amidon grillé ou amidon torréfié à une température qui ne doit pas dépasser 20 0^
Malgré les perfectionnements introduits dans le mode de grillage, le produit obtenu offre toujours une couleur jaunâtre et ses solutions sont foncées en teinte. Il peut du reste être plus ou moins grillé, suivant les besoins de Tindustrie qui le consomme, et renfermer par conséquent des quantités variables d'amidon intact. Son pouvoir épaississant est d'autant plus faible qu'il est parfaitement grillé. Si la transformation est complète, il en f^ut cinq h six fois autant que d'amidon pour épaissir au même degré le même voluiqe de liquide. Ce corps se rapproche de la gomme ; il sert surtout à épaissir les mordants, pour imprimer de grandes masses, telles que fonds. Il est inutile de cuire les couleurs avec pet épaississant qui est en grande partie soluble à froid. Comme il est coloré, il ne convient pas pour |es nuances claires qu'il altère; il n'a pas tout à fait la cohésion de la gomme et s'emploie surtout pour le rouleau.
2** La léïocôn^e ou fécule grillée se rapproche beaucoup de l'amidon grillé par ses qualités, mais elle est plus gommeuse. Elle se vend comme lui plus ou moins grillée, mais elle convient le plus, fortetoent grillée; elledoniie alors une solution presque limpide. Si elle n'était pas si colorée, elle remplace^ rait la gomme dans beaucoup de cas. On ne peut en faire usage que pour les couleurs foncées, par exemple, les cquleurs vapeur sur laine, telles que le noir, le grenat, le puce, le bois, etc, ; elle remplace alqrs la gomme, sans toutefois régaler. On s'eu sert encore pour épaissir les mordants, surtout ceux de fer. La léïocome se dissout mieux que rami4on grillé.
3* Sous les noms de dextrine, gommeline, gpmméine, gonmae Tissot, gomme Lefèvre, gomme double, gomine indigène, etc., on trouve dans le commerce différents épaississants préparés aypc la fécule et quelquefois mêlés à d'autfes épaississants. Us diffèrent de la léïocom^etde l'amidon grill^
9d TRAITÉ DES MATIÈRES COLORANTES.
par une nuance beaucoup plus claire, et sont quelquefois incolores comme la gommeline, ou légèrement jaunâtres comme la dextrine. Ces produits se préparent, soit d'après le procédé de M. Payen, en humectant la fécule d'acide nitrique préalablement étendu d'eau, et en séchant à l'air, puis àl'étuve chaude, de manière à expulser toute trace d'acide nitrique ; soit par l'action désagrégeante de l'eau bouillante contenant quelques centièmes d'acide sulfurique, ou de la diastase.
Ils n'ont qu'un emploi assez restreint dans la préparation de quelques couleurs (bleus vapeur, par exemple) ; car ils ont l'inconvénient de produire facilement des coulages. Il est assez difficile d'établir une nomenclature de toutes ces drogues et de leurs usages spéciaux. Souvent, une modification insignifiante en apparence dans le mode de préparation ou dans le dosage du mélange leur communique des qualités spéciales qui, en leur permettant de remplir certaines indications, déterminent leur emploi dans un cas donné, et leur donnent par là une certaine importance pratique.
Tous les dérivés de l'amidon et de la fécule agissent comme réducteurs et empêchent l'oxydation des couleurs, la léïocome plus que l'amidon grillé. Les couleurs à la dextrine ne se conservent pas toujours aussi bien que celles à la gomme.
Ce sont les apprêts qui en consomment les plus fortes proportions.
G01IMBS PnOPRBMENT DITES.
On distingue quatre espèces principales de gommes :
1" Les gommes solubles (arabique et Sénégal, et Salabréda) ;
2* La gomme adragante ;
3* La gomme de Bassora ;
4® La gomme du pays.
Les deux premières seules servent comme épaississants et doivent fixer notre attention.
FIBRES VËCËTALES. — ÉPAISSISSANTS VÉGÉTAUX.
Les trois variétés commerciales sont la gomme arabique, la gomme Sénégal et la gomme Salabréda.
Les gommes arabique et Sénégal sont dures, plus ou moins blanches ou rousses, et en morceaux irrégulièrement arrondis, d'une grosseur variable. La gomme du Sénégal est généralement en fragments plus volumineux que la gomme arabique ; elle est aussi plus hygroscopique et plus colorée. Celle-ci a si peu d'affinité pour l'eau qu'elle se brise sans peine sous l'influence de la sécheresse, en sorte que la friabilité est son caractère le plus saillant.
La gomme arabique se dissout plus aisément dans l'eau, et donne une solution moins acide ; ce qui la rend essentiellement apte à l'épaississement des mordants clairs, ainsi que des couleurs délicates; mais ses solutions sont plus rapidement coagulées par les sels métalliques basiques que celles de la gomme Sénégal.
Quant à la gomme Salabréda, qui est généralement de la plus grande blancheur, et sous forme de vermicelles contournés, elle donne une solution d'abord incolore, mais qui brunit si rapidement à l'air que peu d'heuressuffisent quelquefois pour lui donner l'aspect d'une dis- p- ^
solution deJIréglisse.
Les gommes solubles sont sécrétées par différentes es-
pèces d'acacia (jfig, 7), qui croissent en Arabie, en Egypte et au Sénégal, et dont les principales sont : Y Acacia vera (Arabie, Afrique, Egypte et Sénégal), A. arabica {krdhie et Inde), etc.
La solution des gommes se fait pour ainsi dire en toutes proportions, bien que lentement, surtout si elles ne sont pas pulvérisées. Le liquide obtenu est visqueux, filant, épais, homogène et transparent. Les diverses sortes de gommes solubles sont presque exclusivement composées d'un principe immédiat, appelé arabine^ mélangé à une petite quantité d'un sel de chaux à acide organique, de chlorures de calcium et de potassium et d'acétate de chaux.
D'après les recherches récentes de M. Fremy (1), Tarabine serait une combinaison d'un acide organique, qu'il appelle acide gummique, avec de la chaux (2 à 3 p. 100). Cette chaux ne peut être éliminée que par l'intervention d'acides énergiques, tels que les acides sulfurique ou oxalique ; l'acide gummique, en devenant libre, passe ordinairement alors à l'état d'une modification insoluble, l'acide métagummique. Celui-ci, sous l'influence simultanée de la chaleur et d'une petite quantité d'hydrates de potasse, de soude ou de chaux, repasse à sa modification soluble, l'acide gummique, dont la combinaison calcaire représente l'arabine naturelle.
L'arabine est précipitée de ses solutions aqueuses par l'alcool, car elle est insoluble dans l'alcool étendu.
Les sels ferriques, le nitrate de mercure, le sous-nitrate et le sous-acétate de plomb la coagulent ; le précipité renferme l'acide gummique combiné aux oxydes métalliques.
L'acide azotique bouillant oxyde la gomme arabique et la convertit en acides oxalique, tartrique et mucique.
Les solutions de gomme dévient à gauche le plan de polarisation de la lumière ; abandonnées à elles-mêmes, elles se changent en glucose au bout d'un temps assez long ; mais
(1) Pelouze et Freiny, Traité de chimie générale^ 3* édit., t. IV, p. 819.
elles prennent rapidement une réaction acide, point qu'il ne faut pas perdre de vue dans l'emploi de la gomme comme épaississant des couleurs.
L'ébullition prolongée avec les acides minéraux étendus donne également lieu à la transformation glucosique.
Les gonunes solubles ne réduisent pas la solution de tartrate sodico-cuivrique, mais elles acquièrent cette propriété orsqu 'elles sont chauffées avec de Teau à une température de 150 à 160^, en vase clos. (Ortlieb.)
Usages. — La gomme du Sénégal est l'épaississant par excellence, surtout pour l'impression à la main qui exige, en général, des couleurs plus liquides, et, par conséquent, ayant plus de cohésion que celles au rouleau. L'impression sur laine et soie en consomme de grandes quantités.
Il y a des dessins fins au rouleau qui ne peuvent se faire qu'à la gomme. Son emploi est des plus commodes ; réduite en poudre, on peut l'ajouter telle quelle aux couleurs ; elle se dissout, en effet, à froid, ou mieux sous l'influence d'une légère élévation de température.
Pour étendre les couleurs, on se sert de l'eau de gomme préparée à l'avance, en dissolvant la gomme entière avec de l'eau à 60*^ ou à l'ébullition, et en laissant déposer les impuretés, puis en tamisant. Les dosages généralement employés sont de 700 à 750 grammes de gomme pour 1 litre d'eau. On prépare aussi des solutions d'un kilogramme de gomme par litre d'eau pour ajouter à des mélanges trop fluides, ou de 500 grammes par litre f)our des couleurs trop épaisses.
Souvent on ajoute l'eau de gomme à l'eau albumineuse, mais on fait perdre ainsi à l'albumine une partie de son efficacité comme fixateur plastique.
La gomme se mélange mal avec les autres épaississants, sauf la terre de pipe. Sa nature acide ne la rend pas propre à épaissir toutes les couleurs; les mordants, par exemple, deviennent plus faibles sous son influence, et souvent ne pren-
nent pas du tout. La gomme Sénégal permet mieux que toute autre substance d'étendre les couleurs pour fonds. Elle a des propriétés différentes suivant qu'elle est dissoute directement dans une couleur ou employée en solutions préparées d'avance ; ainsi, dans les fonds laine, l'usage de l'eau de gonmie donne lieu à dés accidents qui ne se présentent pas si l'on procède par dissolution directe. Cet effet est certainement une conséquence de la rapidité avec laquelle l'eau de gomme s'acidifie ; car on l'évite en se servant d'eau dégomme fraîche.
Il convient d'observer ici que l'eau de gomme bouillie ne fermente plus.
Les acides végétaux qui précipitent la chaux donnent dans l'eau de gomme des dépôts très-sensibles, observés lorsque ces acides interviennent dans la préparation d'une couleur.
La gomme ajoutée à l'empois d'amidon la rend immédiatement beaucoup plus fluide, et en général tout épaississant visqueux ajouté à des épaississants gélatineux les amincit.
La gomme en morceaux ou en sortes est peu susceptible de falsifications, il n'en est pas de même pour le produit pulvérisé ; on peut alors y incorporer toutes espèces de substances ; aussi est-ce sous la première forme que les fabricants l'achètent.
Cependant les qualités pratiques de la gomme peuvent varier dans certaines limites, et il convient de la soumettre à des essais avant de l'adopter dans la préparation des couleurs.
Nous empruntons les détails suivants sur l'essai des gommes à l'intéressant mémoire publié par M. Sacc et au rapport de M. Iwan Schlumberger (1).
Les gommes Salabréda et Sénégal sont quelquefois mélan-
(I) Bulletins de la Société industrielle de Mulhouse, t. XXVm, p. 107.
gées à des gommes insolubles dans l'eau ; elles se gonflent alors beaucoup dans Teau, sans donner de liquide limpide. Cette altération est facile à reconnaître lorsqu'on dissout la gomme en gros morceaux et non en poudre, parce qu'alors toute la partie insoluble reste sous forme de masses volumineuses, bien agglomérées et très-visibles.
Pour qu'une gomme soit applicable à tous les usages auxquels on la destine dans la fabrication des tissus peints, il faut, 1® qu'elle ne ternisse pas l'éclat des couleurs délicates et qu'elle n'affaiblisse pas les mordants ; 2® qu'elle ne se coagule pas . avec certaines couleurs ; 3® qu'elle épaississe aussi fortement que possible l'eau dans laquelle on la fait dissoudre.
Afin de juger l'action des gommes sur les matières colorantes, on choisit une des couleurs les plus délicates, par exemple, le rose laine à la cochenille ou à la fuchsine, on imprime sur laine pure, on vaporise et on lave. La couleur obtenue doit être d'un beau rose tendre sans aucune teinte de jaune.
Quant à l'action que les gommes exercent sur la force des mordants, elle est excessivement variable, et on peut en juger àl'avance parleur degré d'acidité ; il est clair qu'elles les attaquent d'autant plus fortement qu'elles sont plus acides. Cet inconvénient, rare pour la gomme arabique, amène souvent de graves accidents de fabrication quand on emploie des gommes acides à l'épaississage des mordants rose clair. Pour apprécier la force dissolvante exercée par la gomme sur les mordants, on imprime un mordant rose clair épaissi avec la gomme à essayer (^ de litre acétate d'alumine à SOO grammes alun par litre, ||d'eauet 2S0 grammesgommeenpoudre); on chauffe le tout en remuant bien et on ajoute jusqu'à complet refroidissement. Ce mordant, dégommé après douze heures d'étendage, teint en garance et savonné, doit fournir un joli rose vif; tandis que les gommes acides ne laissent presque rien sur le tissu.
Le degré de viscosité est une des qualités les plus importantes à déterminer, car les frais de fabrication augmentent a\ec le défaut de viscosité.
Ainsi une fabrique qui consomme 60 000 kilogrammes de gomme première qualité par an (Wesserling, mémoire de M. Sacc) valant 88 000 francs, en userait 6 000 kilogrammes de plus si la viscosité était diminuée dans la proportion de i^ et dépenserait par conséquent 8 800 francs déplus.
On mesure cette donnée au moyen d'appareils appelés vis^ cosimètres.
Un des plus simples se compose d'un entonnoir à douille étirée en pointe effilée. On y verse la solution de gomme faite toujours dans les mêmes proportions et on note la durée de l 'écoulement ; elle est d'autant plus grande que la gomme épaissit davantage.
M. Ochs a imaginé un viscosimètre qui sert généralement à Mulhouse. Il se compose d'un cylindre en fer-blanc de 9 centimètres de haut sur 45 millimètres de diamètre, fermé à une de ses extrémités par un fond plat percé d'un trou central de 4 millimètres. A 7 ou 8 centimètres plus bas est un poids porté par deux branches de fil de laiton reliées au cylindre ; il a pour but de le maintenir verticalement dans le liquide et de le soUicitw à s'enfoncer dans la couleur à mesure que celle-ci s'introduit par l'orifice du fond plat. Plus une couleur est mince, plus le viscosimètre s'y enfonce vite, et plus elle est visqueuse et épaisse, plus il faut de secondes pour atteindre le même but.
Engard^ant en note^ pour les mêmes couleurs et les mêmes impressions, les nombres de secondes nécessaires, on arrive à des résultats d'une constance parfaite.
Sur l'eau pure l'appareil précédent met 12* à se remplir, sur une couleur peu épaisse à la gomme il faut 40 à 50'. Suivant les divers genres de gravure, il convient que la couleur mette pour emplir le viscosimètre de 8Ô à 200' environ. On voit donc par là qu'une latitude assez grande* permet de
comparer d'une manière pratique les diverses solutions de gomme.
Pour Fessai on fait dissoudre 230 gram. de gomme dans 500 gram. d'eau.
Il ne faut pas perdre de vue que le degré d'épaisseur d'une solution et par conséquent la viscosité varient avec la température ambiante. Les expériences doivent donc toujours se faire contradictoirement avec une gomme type, et à une température constante et moyenne (IS*').
M. Sacc propose simplement l'emploi de l'aréomètre ; mais les indications de cet instrument ne sont pas de nature à remplacer celles du viscosimètre.
Ces différentes méthodes conviennent aussi pour apprécier la valeurties nombreuses variétés de dextrine (1).
Gomme adragante. — Elle est produite par un astragale {astragalus verus) qui croît dans les provinces septentrionales de la Perse, de l'Asie Mineure et de l'Arménie {fig. 8).
On la vend en filets vermiculés ou en plaques avec des élévations arquées ; elle est blanche ou jaunâtre et contient toujours des grains de fécule. Sous l'influence del'eaujlagomme adragante se gonfle beaucoup en donnant un épais mucilage, sans néanmoins se dissoudre. Elle est composée d'environ 50 pour iOO d'arabine soluble, le reste est la bassorine ou plutôt l'acide métagummique insoluble, ou au moins un principe analogue qui est susceptible de se dissoudre sous l'influence de la chaleur et des alcalis. L'ébullition très-prolongée de la bassorine avec l'eau pure suffit pour la rendre soluble.
Dans les applications de la gomme adragante comme épaississant on ne se contente pas de la faire gonfler ; on l'abandonne 24 heures à froid, avec de l'eau, puis on la fait cuire plusieurs heures (4 à 6) jusqu'à ce que le liquide épais soit bien homogène et liant.
(1) Depuis rimpression de cet article, M. Josué Heillmann fils a construit un viscosimètre très-ingénieux et d'uoe grande sensibilité : voir aux additions du tome I.
Pour un litre d'eau on emploie 60 à 100 gram. de gomme adragante.Lasolutionest épaisse, presque incolore, mais elle
Kg. s.
n'a pas beaucoup de cohésion ; aussi ne peut-elle pas remplacer l'eau de gomme dans la plupart de ses usages. Par contre elle sert très-avantageusement en mélange â\ec l'albumine; les nuances sont moins opaques qu'avec la gomme Sénégal, plus solides et la couleur mousse moins. Employée dans les couleurs vapeur ou d'application, elle donne plus de solidité à l'impression ; les couleurs déchargent moins au lavage ; pour certains genres on peut même
Le mélange de gomme adragante et d'albumine convient pour le roidcau. L'eau de gomme adragante se mêle bien à l'albumine du sang; pour cet usage il convient de neutraliser par de l'ammoniaque l'acide faible qu'elle renferme. En mélange avec la gomme Sénégal elle sert pour fondus.
Au lieu de cuire la gomme adragante à la pression ordinaire, on peut opérer en chaudière close à 4 ou 5 atmosphères ; au bout d'un quart d'heureà vingt minutes, on atteint le résultat voulu. Cette remarque s'applique aussi à la préparation de Tempois d'amidon (1).
Pour Tessâi d'une gomme adragante on en prend 18 gram. par demi-litre d'eau, on fait cuire et on compare la viscosité du liquide à celle d'une solution de même titre préparée avec un produit type.
Les graines de lin, de coings etd'autres fruits encore fournissent des mucilages épais, lorsqu'on les traite par l'eau chaude. Ce ne sont pas de véritables solutions, mais seulement le résultat du gonflement exagéré de certains principes organisés. La composition de ces mucilages quelquefois employés pour épaissir les couleurs, les rapproche des gommes.
Lelichencarragahen donne un épaississant du mêmegenre. L'usage de ces produits dans l'impression esttrès-restreint.
M. Camille Koechlin a bien voulu ajouter la notice suivante à ce chapitre relatif aux épaississants végétaux :
« Il est difficile de préciser la proportion des épaississants nécessaire pour la préparation des couleurs, cette proportion se graduant non-seulement sur le plus ou moins de viscosité naturelle des dissolutions et sur leur densité, mais encore, sur l'action chimique de ces dissolutions sur les épaississants. Ainsi, tandis qu'il faudrait 125 à 160 gram. d'amidon pour des dissolutions indifférentes ou rendues simplenient acides après cuisson, il en faudrait moitié moins s'il s'agissait de sels coagulants, tels que les dissolutions concentrées de sesquioxydes, ou encore si la dissolution était caustique (soude, etc.).
D'un autre côté avec des sulfates il n'y aurait aucune épaisseur, liquéfaction complète même avec 300 grammes d'amidon.
(1) Communication verbale de M. Horace Koechlin.
Avec la gomme, 200 à 300 gram. sonl souvent plus que suffisants lorsqu'il s'agit de dissolutions de sesquioxydes (qui forment généralement la classe des mordants), tandis qu'il faut le double de cette quantité pour les cas normaux des dissolutions indifférentes, protosels, etc.
Un sel est d'autant plus coagulant qu'il est plus basique. Les sesquioxydes sont coagulants, les protosels ne le sont pas.
Il faut éviter en général l'état de coagulation à quelque degré qu'il soit et ne pas le rechercher comme question d'économie, en raison de son influence peu favorable à la pénétration dans les pores du tissu.
Les épaississants, et cela se conçoit en raison de leur analogie de composition avec la cellulose, annulent une grande partie du composé destiné au tissu. On dirait même qu'ils se teignent et se saturent en premier. On obtiendra donc d'autant plus foncé, ou d'autant plus intense, ou enfin on fixera d'autant plus sur le tissu qu'on aura pu incorporer le moins de substance épaississante dans la couleur.
Malheureusement les épaississants les plus forts, tels que l'adragante et l'amidon, ne fournissent pas, en raison de leur état gélatineux, d'impressions aussi bonnes que les épaississants visqueux et fluides tels que les gommes naturelles et artificielles.
Au sujet de cette soustraction proportionnée à la quantité en poids des épaississants, on peut citer une anomalie assez singulière ; c'est que la gomme dont il faut de un tiers à un quart de moins en poids que d'amidon torréfié ou que de léiocome ou que de dextrine, et qui pour cette raison, abstraction faite de l'action réductrice dont elle est privée, donne déjà des nuances d'autant plus intenses, se comporte d'une manière toute différente lorsqu'il s'agit de mordants d'acétate. Ainsi de l'acétate ferreux donne des tons plus pâles avec la gomme, qu'avec les amidons torréfiés ou les dextrines. Cette action toutefois, que certaines personnes
FIBRES ANIMALES. — ÉPAISSISSANTS D'oRIGINE ANIMALE. 101
attribuent à Tacidité de la gomme, ne paraît être due qu'à un eflfet hygrométrique ; car, pour peu qu'on ajoute à la couleur gommée de la glycérine ou du sel ammoniac, on restitue à la gomme toute la valeur de sa supériorité.
Les mordants épaissis à la gomme imprègnent infiniment mieux le coton mort que les mordants épaissis par les autres épaississants ; en d'autres termes, le coton mort ne s'apercevra pas ou s'apercevra moins à la gomme.
Les mordants du reste, à partir d'un certain état de concentration, ne sont plus sensibles au coton mort. » (Camille Koechlin.)