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Éclianlillon d'nrfentine ûxé i la caséine

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Les autres métaux ne se prêtent pas aussi bien à ce genre que l'étain.

Quelquefois la poudre colorée coagule la solution ammoniacale de caséine qui, en général, est très-facilement coagulée. Ainsi la plupart des autres épaississants agissent dans ce sens. Il faut éviter avec soin de vaporiser et à plus forte raison d'imprimer une solution ammoniacale de caséine à côté des couleurs qui peuvent être endommagées par les vapeurs alcalines qui se dégagent. Ainsi on ne doit pas faire un gris de charbon à la caséine auprès d'un bleu vapeur au prussiate. On voit que les cas où l'albumine est susceptible d'être remplacée par la matière protéique du lait, sont peu nombreux.

On dissout quelquefois la caséine dans la chaux et on laisse à l'acide carbonique de l'air le soin de déplacer la base; mais ce mode de liquéfaction qui fournissant une excellente colle qui, une fois durcie, résiste à l'eau et à la plupart des agents, est moins fréquemment en usage. Il exige en effet de grandes précautions et ne réussit que si la caséine a été purifiée par des lavages prolongés.

Ce mélange se coagule très-promptement et ne se divise pas assez pour pénétrer dans le tissu ; il convient donc de retarder la dessiccation avant le vaporisage, en enveloppant les pièces dans des toiles humides.

Les fabricants se servent soit de la caséine fraîche, précipitée par un acide du lait bien écrémé, soit de la lactarine ou caséine desséchée que l'on trouve dans le commerce.

D'après une observation intéressante deM. E. Meyer, en imprimant une couleur épaissie avec une solution de caséine dans l'ammoniaque sur un lissu préparé au sucrate de chaux, elle devient, après vaporisage, aussi solide qu'avec l'albumine ; mais l'impression ne se fait pas aussi bien.

Gluten. On a tenté bien des efforts pour rendre ce produit applicable à la fixation des couleurs ; s'ils n'ont pas abouti d'une manière absolue, ils ont cependant amené des résultats qui méritent de fixer l'attention*

Le gluten est, comme la caséine, soluble dans les alcalis; seulement ces dissolutions sont moins stables et se coagulent spontanément avec la plus grande facilité. Il suffit souvent des plus faibles influences pour amener ce résultat fâcheux; la dessiccation n*est pas même nécessaire, et le repos seul conduit à la séparation de la matière protéique.

On conçoit que si une poudre insoluble se trouve incorporée à de semblables liquides, elle se trouvera entraînée au moment de la séparation du gluten et par cela même fixée. Ces couleurs au gluten alcalin sont donc de véritables couleurs d'application, que Ton n'a qu'à laisser séjourner quelque temps après l'impression pour pouvoir les laver, en se passant du vaporisage.

Il va sans dire que les dissolutions de gluten doivent être employées fraîches.

On a proposé une foule de recettes pour la préparation de semblables dissolutions ; on s'est servi tour à tour de la soude caustique, de l'ammoniaque, de la chaux, du sucrate de chaux, de carbonate de soude, d'acide acétique.

La Lucine de M. Liès-Bodard est du gluten desséché après une fermentation préalable.

Quand on fait intervenir la chaux, il est essentiel de n'ajouter que la quantité de lait de chaux strictement nécessaire à la dissolution du gluten. Lorsqu'il n'y en a pas assez, il reste du gluten en pâte; dans le cas contraire, la couleur est plus instable et plus sujette à mousser. Toutes ces préparations gagnent en solidité par le vaporisage.

M. Oscar Scheurer a utilisé, pour obtenir des dissolutions de gluten, l'action remarquable qu'exerce sur lui, aussi bien que sur la fibrine musculaire, une eau chargée de quelques millièmes d'acide chlorhydrique ou lactique. Macéré pendant vingt-quatre heures avec son poids d'une semblable liqueur, il est complètement désagrégé et se délaye avec la plus grande facilité dans l'eau acide qui le baigne ; une addition d'acide acétique complète la liquéfaction.

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Les couleurs préparées ainsi se fixent par simple application et mieux par vàporisage. Lorsqu'on sature Tacide libre, tout le gluten se précipite. On ne peut donc faire usage de cette méthode que pour les produits colorés que n'altèrent pas les acides faibles, d'ailleurs la préparation ne se conserve guère mieux que celle aux alcalis.

On est venu à différentes reprises présenter aux fabricants de Mulhouse divers produits dérivés du gluten ; mais ils n'ont pas été jugés préférables à ceux dont nous avons parlé ; du resté leur mode d'obtention n'a pas été publié.

Fibrine. — La fibrine du sang et de la chair è$t employée, quoique très-rarement, de la même manière que le gluten. La />ro/^me extraite de la chair de poisson, dont elle conserve une odeur très-sensible, se dissout également dans les alcalis ou la chaux. Le soi disant coagulum qu'elle fournit est opaque comme celui du gluten et la solidité des couleurs laisse beaucoup à désirer.

La dissolution ammoniacale de caséine se prépare avec 7 kilogrammes, 500 de caséine sèche, 28 litres d'eau tiède et 1 kilogranmie d'ammoniaque liquide du commerce à 20 p. 100. On remue jusqu'à homogénéité complète.

Dissolution de gluten à la soude donnant de bons gris de charbon d'application.

5 kilogrammes de gluten sec en poudre, 36 litres d'eau; bien délayer et ajouter 2 litres, 5 de soude caustique à 25«.

Dissolution de gluten à la chaux.

20 kilogrammes de gluten en pâte, oh ajoute 1 à 2 litres de lait de chaux à 250 grammes de chaux vive par litre.

Dissolution de gluten à l'acide.

5 litres d'eau tiède, 100 grammes d'acide chlor hydrique, mélanger ety mettre 5 kilogrammes de gluten frais,puis,quandlamasse est devenue homogène, on ajoute, pour liquéfier, 2 htres d'acide acétique à8*.

Le gluten abandonné à lui-même s'acidifie, se désagrège, et peut se dissoudre par addition d'eau*. On a aussi tiré parti de ce phénomène pour préparer une colle au gluten.

En dehors des substances albuminoïdes on a proposé : i"" La dissolution ammoniacale de gonune laque, pour la fixa*

tion de roùtremer ; la pratique n*a pas adopté le procédé.

2'' Le copal ramolli dans Tacétoae et dissous d^ns l'essence de lavande. Il donne des impressions qui résistent assez bien au lavage, même à Tébullition.

3* La dissolution de caoutchouc dans Tessence de goudron, rhuile de naphte ou de pétrole.

C'est un excellent fixateur de Toutremer sur laine ; on l'avait même préféré à l'albmnine pour l'impression sur cette fibre textile, car il durcit beaucoup moins le tissu ; mais de* puis la découverte du bleu de France et du bleu d'aniline on n'imprime plus autant d'outremer sur laine ; d'ailleurs la couleur offre des dangers d'incendie.

it" Un genre d'impression qui s'est beaucoup fait à certaines époques et s'exécute encore maintenant dans quelques articles, surtout sur laine, c'est celui de véritables couleurs à l'huile.

Les poudres colorées sont empâtées avec une huile siccative; ces couleurs qui s'impriment ordinairement sur les fonds foncés, doivent être très-couvrantes et renfermer beaucoup de blanc de zinc. Elles donnent alors lieu à de trèsjolis effets de broderie.

5° Une dissolution de résine dans l'huile de lin.

6® La sandaraque, le mastic dissous dans l'acide acétique. Le meilleur moyen pour apprécier le degré de solidité d'une couleur fixée avec un fixateur mécanique, consiste à passer le tissu en savon bouillant, puis à exercer sur lui une légère friction.

Les impressions à l'albumine résistent généralement à cette épreuve, tandis qu'avec ses divers succédanés la matière colorante se détache avec plus ou moins de facilité.

PRODUCTIONS ÉPID£RMIQU£S.

Toutes les productions épidermiques semblent constituées par une seule et même substance à différents états d'agrégation.

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Elles sont insolubles dans Teau, Talcool, Tacide acétique concentré. Les alcalis à froid les gonflent sans les liquéfier ; par Tébullition ils les dissolvent, mais en les décomposant et en dégageant de Tammoniaque.

Leur molécule renferme une assez forte proportion de soufre (2,8 à 3 p. 100) dont une partie réagit sur les alcalis pour donner un sulfure.

Dans le digesteur de Papin elles se dissolvent, bien que difficilement, et le liquide ne gélatinise pas, ce qui les distingue du tissu organique des os, du derme et des cartilages.

La plus importante de toutes, celle qui nous intéresse davantage, c'est la laine.

LAINE (i).

La laine est une substance filamenteuse, sécrétée par la peau du mouton et de quelques variétés de chèvres. L'emploi de cette précieuse matière textile, dans la confection des tissus, remonte à la plus haute antiquité et a précédé de beaucoup celui des fibres végétales ; ses qualités physiques, la longueur de ses filaments, leur finesse, leur force, leur élasticité, leur couleur blanche, jaune ou brune, enfin la beauté des nuances qu'elle peut prendre en teinture, dépendent de la race de l'animal, du climat, des soins apportés à l'entretien des bêtes, de l'âge, de la place du corps où elle est coupée, et beaucoup aussi de leur état de santé plus ou moins parfait.

De là les distinctions en laines de toison mères ou d'agneaux, en laines pelades ou écouailles (laines prises sur les animaux morts de maladie).

(1) Bibliographie générale, Dumas, Traité de chimie appliquée aux arts t. VIII, p. 162 et suiv. ; I84fi. Girardin, Leçons de chimie élémentaire (4« édît.), t. II, p. 468 et 498 ; 1861. Persoz, Traité de l'impression des tissus, 1. 1, p. 321 t. II, p. 86 ; 1847. Chevreiil, Mémoire sur la composition immédiate de la laine. Théorie de son désuintage, etc., Comptes-rendus de l* Académie des sciences, t X, p. 631 ; 1810. T. XLIII, p. 130. Chimie appliquée à la teinture, t. II, p. 239; 1830. Alcan, Traité de la filature du coton (2»édit.),texte et planches; 1865. Gerhardt, Traité de chimie organique, t. IV, p. 497.

lie TRAITÉ DES MATIÈRES COLORANTES.

Les laines de toison sont coupéeà sur le mouton vivant et en bonne santé. Les laines mères proviennent des individus adultes ; elles ont plus de valeur que les laines d'agneaux.

Le meilleur produit se trouve sur les épaules, la base du cou, le dos et les flancs. Celui des jambes, du ventre, de la tête et des fesses est de qualité médiocre.

La grosseur des filaments peut varier de ^/js à */e5 de millimètre de diamètre ; ce qui donne lieu aux divisions des laines en superfines, fines, moyennes, grosses et supergrosses. La longueur des brins est de 40 à 180 millimètres. Us sont frisés et leur finesse est en raison inverse de la longueur et directement proportionnelle au nombre des frisures. — Vus au microscope avec un grossissement de 350 à 400 en diamètre, ils offrent l'apparence de cylindres dont la surface est recouverte d'écaillés disposées en recouvrement de bas en haut et légèrement courbées en dehors. C'est à ces écailles imbriquées que la laine doit la propriété de former facilement un feutrage ; on remarque aussi des stries très-fines parallèles à l'axe et quelquefois une ligne obscure à l'intérieur, dénotant un canal central rempli d'air ou d'un liquide plus ou moins coloré. — Le diamètre du tube va en diminuant de la racine à l'extrémité, où il se termine en cône. Les filaments ne se tiennent pas droits, mais ont une grande tendance à se contourner. — Ils sont très-élastiques, {fig. 10, pi. I).

On coupe la laine chaque année sur le dos de l'animal, pendant l'été. Le produit d'un individu porte le nom de toison ; son poids varie de 6 kilogrammes à 1 ,S kilogrammes selon la taille.

Dans certaines contrées, en Angleterre par exemple, on a l'habitude de laver le mou ton à la rivière, avant de lui enlever sa toison. La laine est alors dite lavée à dos. D'autres fois on exécute ce lavage préliminaire sur la toison brute (lavage marchand) ; mais dans l'un et l'autre cas la fibre renferme encore une forte proportion de substances étrangères con-

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nues sous le nom de suint. L'élimination du suint ou désuintage est une des premières opérations que subit la laine ; elle s'exécute aussi très-souvent sur le produit brut non lavé.

— M. Chevreul a étudié avec soin la composition de la laine au point de vue du suint. D'après ses observations^ la fibre textile pure de la laine mérinos ne forme que les 31,23 de la substance telle que la porte l'animal. La proportion de suint s'élèverait ainsi à 68,77. Elle est d'autant plus forte que les laines sont plus fines ; son poids minimum pour des laines supergrosses est de 23 p. 100.

Le suint se compose : 1° de matières terreuses plus ou moins adhérentes et dont une partie se détache par simple lavage à l'eau, tandis que l'autre reste fixée jusqu'à ce que l'on ait enlevé la graisse par un traitement convenable ; 2** de parties solubles dans l'eau, composées principalement de savons à base de potasse, d'acétate de potasse et, selon M. Maumené, d'un sel potassique contenant un acide orgaT nique spécial, sirupeux (lactique?); 3*" de plusieurs graisses neutres. M. Chevreul y signale, outre l'oléine et la margarine, deux corps gras neutres non saponifiables, solubles dans l'alcool bouillant, dont l'un, la stéarérine^ a la consistance de la cire, et l'autre, Vélaérine^ fond à 15* et offre l'apparence de la térébenthine. •

Le poids de ces deux matières grasses s'élève à 17 p. 100 parties de la laine mérinos désuintée. La stéarérine est molle à 45** et fluide à partir de 5S^ Efle cristallise en petites aiguilles.

Voici du reste la composition de la laine mérinos séchée à 100* (Chevreul) :

Matières terreuses qui se déposent dans l'eau de lavage. . . 26,06

Suint soluble dans Veau froide.. 32,74

Graisses neutres 8,57

Matières terreuses détachées après l'élimination des graisses \ ,40^

Fibre texUle 31,29

Dans un travail plus récent, M. Ghevreul annonce avoir trouvé dans le suint : de Toxalate de chaux , du chlorure de potassium, de la silice, deTacide valérianique, deux sels à bases de potasse à acides spéciaux, et au moins cinq matières grasses dont aucune n'a d'analogies avec celle que Ton trouve dans la graisse du mouton.

La fibre, débarrassée par Teau, Talcool et Téther des substances étrangères, offre la composition et les propriétés générales de Tépidermose. Elle laisse de 0,3 à 0,S p. 100 de cendres formées de phosphate de chaux et de magnésie, de sulfate et de carbonate de calcium, de silice et de peroxyde de fer. Après un traitement à Tacide chlorhydrique^ la matière minérale n'est plus que de 1 à 2 millièmes.

Nous insisterons surtout sur la présence du soufre, vu le rôle important qu'il joue dans la pratique. Une grande partie de ce soufre se sépare facilement sous des influences alcalines. Ainsi, trempée dans une solution de plombite de soude (solution d'hydrate d'oxyde de plomb dans un excès de soude), la laine devient noire par suite de la formation de sulfure de plomb. A 150" la laine dégage une odeur sulfureuse sensible. L'eau favorise le dégagement de la vapeur sulfureuse, car il suffit de faire bouillir de l'eau sur de la laine pour la reconnaître dans la vapeur qui' se dégage.

D résulte de là qu'il convient d'éviter dans les couleurs claires tout contact avec les surfaces métalliques et l'intervention de sels métalliques, tels que préparations de plomb, de cuivre, d'étain, surtout quand il s'agit de vaporiser.

M. Chevreul élimine le soufre actif de la laine qui sert dans la manufacture des Gobelins, en immergeant celle-ci pendant vingt-quatre heures dans un lait de chaux froid, puis en lavant dans l'acide chlorhydrique faible et enfin à l'eau. Vingt-huit macérations de quarante-huit heures dans l'eau de chaux, et vingt-huit traitements à l'acide chlorhydrique, ne suffisent pas pour enlever tout le soufre, La laine en garde

encore environ 0,46 p. 100, bien qu'elle ne se colore plus par le plombite de potasse.

La laine dégraissée prendà 160® une teinte jaune qui est plus intense si on Ta privée de son soufre. Avant le dégraissage, elle devient brune dans les mêmes conditions ; à 130*, elle dégage de l'ammoniaque.

Le réactif de Schweitzer est sans action sur elle à froid ; à chaud il la dissout.

Le chlore et les hypochlorites l'altèrent en la colorant en jaune. L'acide nitrique, même étendu, la colore en jaune intense. Les lessives caustiques la désagrègent et la dissolvent. Les carbonates alcalins et les savons en solutions pas trop concentrées et à une température qui ne dépasse pas 60** ne la modifient pas sensiblement.

La laine répand, en se décomposant par la chaleur, une odeur de corne brûlée très-^ensiblé. Un fil de cette substance enflammé à une chandelle, donne un globule boursouflé et poreux qui pend à son extrémité. On utilise souvent cette réaction pour découvrir rapidement la nature de la fibre textile dont est formé un tissu.

Elle est très-hygrométrique et perd dans le vide sec 7,75 p. 100 d'eau.

Lorsqu'elle est mise en présence des matières colorantes, son mode d'agir est spécial et bien différent de celui des fibres végétales. Ainsi, elle peut former avec certaines couleurs solubles de véritables combinaisons ou laques. Elle se comporte sous ce rapport comme l'albumine coagulée et en général comme les matières protéiques.

Plusieurs sels, l'alun entre autres, sont précipités par la laine de leurs dissolutions aqueuses et retenus énergiquement en vertu d'une force d'attraction spéciale.

Il convient aussi de tenir compte en pratique de l'action réductrice qu'exerce cette fibre textile sur certains sels, tels que ceux de peroxyde de fer. Ces derniers sont ramenés par elle à l'état de sels de protoxyde.

Désuintage et dégraissage. — Avant d'être mises en ^ œuvre dans les filatures, les laines surges ou en suint sont lavées ou désuintées et dégraissées ; c'est-à-dire débarrassées autant que possible des parties solubles et des matières grasses, formant, nous l'avons vu plus haut, plus de 50 p. 100 de leur poids brut. Ces deux opérations sont très-souvent, de nps jours, réunies en une seule.

Lorsqu'on traite la laine par l'eau tiède (35 à 40**), on dissout les sels h base de potasse et on obtient mème^ en opérant méthodiquement, une solution assez concentrée, qui, évaporée à sec, donne après calcination un résidu charbonneux très-riche en carbonate de potassium. MM. Maumené et Rogelet ont fondé sur ce fait un procédé de préparation de la potasse . 1 000 kilogrammes de laine fournissent ainsi au moins 75 kilogrammes d'un carbonate plus pur que celui du commerce, obtenu par le lessivage des cendres.

L'eau de macération de la laine peut, en raison des savons alcalins qu'elle renferme, dissoudre et éliminer une certaine quantité de graisses neutres. On arrive donc à de meilleurs résultats en traitant la laine par de l'eau chargée de suint, qu'en la lavant à grande eau. C'est sur ces principes que sont fondés le désuintage et le dégraissage partiel.

Après avoir trié les laines d'après leur qualité, on les immerge dans des cuves contenant de l'eau à 33 ou 40'' ; elles y séjournent dix-huit à vingt heures. La dissolution du suint est soutirée et chauffée à 50 ou 75°. On y plonge la laine par petites portions et pendant quelques minutes, en la soulevant constamment avec un bâton lisse. La fibre est ensuite égouttée dans des paniers en osier, lavée à l'eau courante, exprimée, étalée et séchée.

Le dégraissage proprement dit se fait dans des bains alcalins montés avec de l'urine putréfiée, des cristaux de soude ou du sel de soude, souvent avec un mélange des deux. La température du bain varie de 55 à 80**.

L'agent actif dans l'urine est le carbonate d'ammonium

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formé par la transformation de Turée. L'emploi de cette liqueur alcaline est aujourd'hui beaucoup plus restreint qu'autrefois.

Lorsque la laine doit être teinte en bleu d'indigo, on lui fait.subir plusieurs dégraissages successifs en séchant chaque fois et en laissant un mois d'intervalle entre ^chaque opéra* tion. .

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