‹ Traité des membranes en général et de diverses membranes en particulierChapitre 11 sur 40 · SUR XAV. B1CIIAT. XXIX · texte numérisé non relu

SUR XAV. B1CIIAT. XXIX

la multitude de faits dont il étoit témoin , il n'en laissoit échapper aucun dont il n'eût étudié les rapports et prévu les conséquences.

Cette étude , bien capable sans doute de satisfaire l'esprit , ne soulageoit point son cœur. En effet , c'est peu pour une âme sensible de connoître et d'apprécier les ravages de nos nombreuses maladies ; il faut au moins qu'elle se console par l'idée de la possibilité du soulagement dans nos maux. Toujours placé entre la mort et les douleurs , Bichat devoit .naturellement chercher à éloigner les approches de l'une, et à calmer les atteintes des autre*. 11 espéroit trouver ces moyens dans la matière médicale; et comme pour lui la meilleure méthode d'apprendre étoit celle d'enseigner , il commença un cours de matière médicale , dans lequel il développa les plus belles vues, les idées les plus fécondes et les préceptes les plus solides.

Qui peut calculer jusqu'où notre confrère eût étendu ses recherches ? qui peut prévoir que! eût été le terme de sa gloire , si la mort ne fût venue arrêter le cours d'une existence à laquelle se rattacheront toujours les souvenirs de toutes les vertus aimables et de la mo-

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