‹ Traité des membranes en général et de diverses membranes en particulierChapitre 18 sur 40 · FIBREUSES. 1J · texte numérisé non relu

FIBREUSES. 1J

petits dentelés postérieurs , à celle qui recouvre les muscles des gouttières vertébrales, etc., etc.

CLXI. Cette disposition a l'avantage, nonseulement de diminuer ou d'augmenter en général l'extension des aponévroses, mais encore de la proportionner avec précision à la contraction des muscles. En effet , comme la plupart de ceux énoncés ci - dessus sont les agents essentiels du mouvement de la partie où ils se trouvent, il est évident que cette partie ne peut fortement se mouvoir sans que son aponévrose ne soit tendue avec force ; car l'action d'un muscle sur l'aponévrose ne s'isole pas de celle qu'il exerce sur le membre. Ainsi le biceps , en fléchissant violemment l'avantbras , distend nécessairement avec violence l'aponévrose antibrachiale. Or il est facile de concevoir l'avantage de la distension des aponévroses d'enveloppe pendant ia contraction des muscles sous-jacents , soit pour ajouter à leur force en les comprimant un peu , soit pour prévenir tout déplacement de leurs fibres, déplacement assez fréquent dans les jumeaux et le solaire, qui n'ont point une enveloppe aponévrotique correspondante par sa résistance à l'énergie de leurs mouvements. Ce dé-

placement donne lieu à une douleur vive, à une suspension momentanée de mouvement, phénomènes qui forment la crampe.

CLXII. Toute capsule fibreuse présente une organisation extérieure telle , qu'on la voit former une espèce de cylindre creux, dont les deux extrémités embrassent les deux têtes osseuses, en se continuant avec le périoste. Souvent elle est percée, non -seulement des trous ordinaires pour le passage des vaissea ux , comme les membranes fibreuses en général, mais encore d'ouvertures considérables, pour transmettre des tendons, qui vont s'implanter entre elle et la membrane synoviale. On en trouve un exemple sensible dans le rapport du sousscapulaire avec la capsule de l'humérus.

CLXI1I. Les gaines tendineuses , remarquables surtout aux faces palmaire et plantaire des doigts de la main et du pied, représentent en général la moitié d'un cylindre plus ou moins long, dont chaque bord, fixé à ceux des phalanges , y naît du périoste ou s'y entrelace avec lui. L'os complète la cavité que traverse le tendon, et que revêt en totalité la membrane synoviale.

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