‹ Traité des membranes en général et de diverses membranes en particulierChapitre 21 sur 40 · FIBREUSES. I · texte numérisé non relu

FIBREUSES. I

mode, qu'il faut encore rapporter les résultats contradictoires qu'ont offerts les expériences de Haller, de Zinn, de Zimmerman , de Walstorf, etc. d'un côté, de Lecat, de Lorri, de Benefeld, de Schlithing , etc. de l'autre côté, sur la membrane dure- mère (1).

CLXXXVI. Les forces toniques des membranesfibreuses deviennent très-manifestes, Tdans l'érection de la verge, dont l'enveloppe se distend alternativement et se resserre, non par son élasticité et par l'effort mécanique du sang. mais, comme l'a observé Barthez, par une force qui lui est propre, et qu'elle reçoit du principe vital (2); 20 dans le retour de la sclérotique

(1) Les résultats contradictoires de la sensibilité des fibreuses existent dans la' nature. J'ai souvent vu, par exemple, la dure-mère d'une sensibilité trèsvive, particulièrement au voisinage des sinus, et qui contrastait avec l'insensibilité complète du ceçveau , dont la surface est tout-à-fait insensible, comme l'a établi Haller.

(2) Il est au contraire hors de doute aujourd'hui que l'éreciion de la verge est un phénomène de circulation. La distension de la fibreuse dépend de l'effort du sang, et son retour sur elle-même, de sa propre élasticité. (\ oyez ma Physiologie, art. Érection, tom. II.)

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sur elle-même, à la suite de la ponction à l'œil hydrophtalmique ; 5° dans les phénomènes analogues que présentent le testicule lorsque l'engorgement dont il «avoit été le siège se résout, les capsules fibreuses lorsqu'on évacue la synovie dans les hydropisies articulaires, etc. Je ne parle point ici de la prétendue contractilité attribuée par Baglivi à la dure-mère, des oscillations que Lacase y a supposées, et qui étoient nécessaires à son ingénieux système.

CLXXXV1I. Les membranes fibreuses jouissent d'une extensibilité évidente pour la duremere dans l'hydrocéphale; pour le périoste, dans le gonflement des os; pour les fibres ligamenteuses, dans la vacillation des symphyses pubienne et i^chio-sacrée; pour les aponévroses, dans les engorgements divers des membres, et en général pour toute cette classe de membranes , dans les diverses tuméfactions de leurs organes respectifs. Lorsque le sac qu'elles forment s'agrandit, ce n'est point , comme celui des membranes séreuses, par le développement de leurs replis, mais par une extension réelle, par un allongement de leur tissu; et, ce qui alors est remarquable, c'est qu'elles ne diminuent point, qu'elles augmentent même d'épaisseur. Cette observation est facile à vérifier sur

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l'albuginée d'un testicule sqûirrheux, sur la sclérotique d'un œil affecté d'hydropisie. etc.; on diroit que l'extension devient une cause d'irritation, qui détermine sur ces membranes une nutrition plus active.

CLXXXV1II. Cette extensibilité des membranes fibreuses est soumise à une loi constante ; elle ne peut s'opérer que d'une manière lente, graduée, insensible. Lorsqu'il se développe tout -à-coup dans les parties sous-jacentes une tuméfaction considérable, elles ne peuvent aussi subitement se distendre, et il survient alors ces étranglements si communs dans la pratique de la chirurgie, et qui ne résultent que d'un défaut de proportion entre l'extensibilité de l'organe cellulaire et celle des membranes fibreuses, l'une étant plus prompte, plus facile que l'autre à être mise en jeu.

§ VI. Sympathies des membranes fibreuses.

CLXXXIX. Les sympathies de la première classe, celles où, à l'occasion de 1 irritation d'une partie, la sensibilité se développe dans une autre, sont remarquables sur les membranes fibreuses. i° lorsque, dans les périoslo- ÊféS qui n'occupent qu'une petite surface, la

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totalité du périoste de l'os resté sain devient douloureuse; 'i° lorsque, dans certaines maladies de l'articulation de la hanche, le malade éprouve, au genou qui est sain , une vive douleur; 5° lorsqu'à la suite d'une meurtrissure, d'une piqûre du périoste dans un point quelconque, tout le membre devient douloureux, etc., etc.

CXC. Les sympathies de la seconde classe, que caractérise la contraction de certains muscles par l'effet de l'irritation d'un organe éloigné, s'observent assez fréquemment dans les membranes fibreuses: i° la piqûre du centre phrénique cause dans les muscles du visage une contraction d'où naît le rire sardonique; 2° les déchirures des capsules fibreuses des articulations , la piqûre des aponévroses, la distension des ligaments dans les luxations du pied , sont fréquemment accompagnées de mouvements spasmodiques dans les muscles des mâchoires , un tétanos très-caractérisé en est même souvent le résultat ; 5° une esquille osseuse, fixée dans la dure-mère, a déterminé plusieurs fois des contractions convulsives en diverses parties, etc., etc.

CXCI. Enfin , on trouve dans les membranes fibreuses des sympathies de la troisième

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