‹ Traité des membranes en général et de diverses membranes en particulierChapitre 30 sur 40 · M FM F. P, .4 NE · texte numérisé non relu

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le long de la concavité des hippocampes, la communication qu'il y a entre ces cavités et l'extérieur, communication par laquelle s'introduit la pie-mère pour se continuer avec le plexus choroïde , lequel est principalement produit par le prolongement de cette même membrane, qui pénètre entre l'ouverture décrite ci-dessus et la voûte à trois piliers (1).

L. D'après ce qui vient d'être dit, il est évident que la membrane séreuse tapissant les ventricules est à l'arachnoïde ce qu'est au péritoine celle de la cavité des épiploons , et que la plus parfaite analogie existe entre l'ouverture que j'ai décrite et l'ouverture située sous la vésicule du fiel, et qui mène à cette cavité.

LI. On conçoit facilement par là un phénomène que l'ouverture des cadavres otFre quelquefois. On trouve les ventricules très-distendus, leur cavité doublée, triplée même , et cependant presque point de sérosité, tandis qu'il y en a beaucoup a la base du crâne. L'eau n'a

(i) Bichat continue à décrire, poussé par le besoin d'analogie; mais sa description ne se soutient point à l'inspection attentive des objets dans ieur état d'intégrité.

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pu s'échapper par aucun endroit que par l'ouverture dont j'ai parlé , le cadavre s'étant trouvé couché sur le dos, la tête renversée (1). J'observe à ce sujet qu'un signe certain de la dilatation des ventricules, qui ne paroît pas toujours aisé à distinguer sur un cerveau non incisé, c'est la diminution des anfractuosités , repoussées alors en dehors , et le moins de saillie des circonvolutions , en sorte que la surface cérébrale est presque unie dans tous ses points. Ce signe ne m'a jamais trompé (2).

LU. Je crois que, d'après tout ce qui a été dit dans cet article , il seroit difficile de révoquer en doute l'analogie que présente l'arachnoïde avec les membranes séreuses par sa conformation. Comme elles , on la voit se déployant, et sur l'organe auquel elle appartient,

(1) La remarque de Bicliat est juste, mais l'explication est mauvaise. Le liquide, dans ce cas, s'échappe par l'ouverture du quatrième ventricule; et, si l'on y met un peu d'attention , on voit que le li* quide est entre la pie-mère et l'arachnoïde, et non point dans la cavité de cette dernière, lieu où il devrait se trouver d'après l'explication de notre auteur.

(2) Cette observation csi très-juste.

et sur la cavité qui le renferme ; former un sac sans ouverture, où se ramasse la sérosité; embrassant les nerfs et les vaisseaux, et leur formant des gaines qui les empêchent detre contenus dans ce sac; enfin s'enfonçant dans les ventricules et y formant un grand appendice analogue à celui qu'envoie le péritoine sous l'estomac et le colon, au-devant du pancréas et du duodénum, etc.

LUI. ÎNous pouvons donc, sans crainte d'erreur, résoudre le problème proposé au commencement de cet article , sur la conformation de l'arachnoïde , en établissant la proposition suivante : L 'arachnoïde 3 par sa conformation et son trajet, appartient à la classe des membranes séreuses (i).

L1V. Mais nous avons vu plus haut que, par sa nature intime , l'arachnoïde doit être aussi rangée dans la même classe de membranes ;

(i) Getle conclusion est juste, en en séparant tout ce qui a élë avancé par Bichat touchant l'introduction de l'arachnoïde dans les ventricules. Mais la rectification de celte erreur étant faite, l'arachnoïde n'en présente que d'une manière plus apparente et plus régulière les caractères des membranes séreuses.

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nous pouvons donc prononcer avec certitude que l'arachnoïde, sous tous les rapports, est une membrane essentiellement séreuse.

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