‹ Traité des membranes en général et de diverses membranes en particulierChapitre 32 sur 40 · XII. C'étoit une opinion anciennement re · texte numérisé non relu

XII. C'étoit une opinion anciennement re

(1) Si le sens du mot sécrétion est restreint à un appareil sécréteur glanduleux avec un canal excréteur, il est évident que la synovie n'est pas sécrétée. Mais si on regarde comme organe sécréteur une disposition organique dont le but est de séparer du sang un liquide destiné à des usages distincts, il est clair que la synovie est sécrétée, non-seulement par la membrane synoviale, mais aussi parles franges vasculaires dont il vient cPèlre fait mention dans le iexte.

SYNOVIALE. U~3

eue, que la moelle des os longs suinte par les pores de leurs extrémités et par ceux des cartilages qui les terminent , pour lubrifier les surfaces articulaires. Havers renouvela cette idée, oubliée à l'époque où il écrivoit, unit cette source de la synovie à celle qu'il a voit placée dans les glandes, et forma ainsi de cette humeur un mélange composé de deux fluides différemment transmis à l'articulation. La plupart de ceux qui le suivirent, partagèrent son opinion sur ce point. Ceux mêmes , tels que Desault, qui rejetèrent l'existence des glandes articulaires, et par là même la sécrétion de la synovie, en admirent la transsudation, fondés sur les observations suivantes : i°. Un os long, dépouillé de ses parties molles , et exposé à l'air, laisse échapper par les porosités de ses cartilages un suintement graisseux , qui ne cesse que quand le suc médullaire est complètement épuisé. 2°. La compression mécanique de l'extrémité cartilagineuse d'un os long produit momentanément le même phénomène.

Ces faits, évidents pour l'os qui est mort, sontils aussi réels dans celui qui vit? Diverses considérations que je vais exposer me conduisent à penser le contraire.

Page 1