‹ Traité des méthodes techniques de l'anatomie microscopique; histologie, embryologie et zoologieChapitre 128 sur 138 · Ophiurides. — Les tuer dans Teau douce si l'on désire · texte numérisé non relu

Ophiurides. — Les tuer dans Teau douce si l'on désire

éviter la désarticulation des bras (De Gastellarnau, la ^«toc/on Zool, de NapoleSy p. i3o).

791. Larves des Ëchinodermes (Barrois). — Nous devons à Tobligeance de M. le docteur J. Barrois les indications suivantes, que nous savons être le fruit d'une investigation approfondie des métamorphoses des Ëchinodermes.

Pluteus. — Il est nécessaire, pour étudier les métamorphoses des Ophiures et des Oursins dans de bonnes conditions, d'obtenir des préparations qui, tout en conservant les avantages présentés par les larves vivantes (netteté des différents organes, intégrité du squelette calcaire, qui est souvent d'une grande importance comme fournissant des points de repère des plus utiles), en ajoutent encore d'autres, et en particulier : l'* la netteté de la région où se forme le jeune Echinoderme, région généralement opaque chez la larve fraîche, et 2*^ une rigidité suffisante pour permettre d'orienter la larve sous le microscope et de la retourner commodément en tous sens.

Pour obtenir ces préparations, il y a quelques difficultés à surmonter, à cause de la nécessité de conserver le squelettte calcaire, tout en obtenant une coloration suffisamment élective. On arrive au but en employant le procédé suivant : — Le Pluteus est fixé par une solution froide et saturée de sublimé, dans laquelle on le laisse séjourner deux ou trois minutes ; puis on lave à l'eau douce et on colore par la cochenille de Mayer (ancienne formule) extrêmement diluée, au point d'être à peine colorée ; les objets séjournent de douze à vingt-quatre heures dans la teinture, et doivent être surveillés attentivement pour être retirés au moment voulu et conservés dans le baume, ou, ce qui vaut souvent mieux, dans l'essence de girofie ou de bois de cèdre. Ce procédé permet d'obtenir des préparations plus instructives que celles que l'on obtient par les moyens de coloration ordinaires, après décalcification, et aussi plus instructives que l'observation directe d'objets frais. Il convient parfaitement pour l'étude des principaux stades de la métamorphose.

Auriculaires et Bipinnaires. — Le procédé que nous venons de décrire est également applicable aux Auriculaires et aux Bipinnaires, et parait être surtout la meilleure méthode pour l'étude de la métamorphose des Bipinnaires. Pour les premiers stades de la métamorphose des Auriculaires, on peut avec avantage remplacer ces méthodes par la fixation à Tacide osmique suivie de coloration par le carmin de Beale, les préparations étant conservées dans la glycérine.

Lm^es de Comatules, — Pour le développement embryonnaire de la Comatule, la méthode qui est le plus à recommander consiste à Oxor par la liqueur de Lang (n® 63) et à colorer par le carmin au borux dilué. 11 est important, pour les préparations qui ne sont pas destinées aux coupes, de n'employer que du carmin au borax dilué, sans cela les embryons se surcolorent et ne se décolorent plus que difficilement.

La narcotisation par l'hydrate de chloral avant la fixation rend de bons services, spécialement pour Tétude des Pentacrines et des jeunes Synaptes issues d'Auriculaires. Sans celte précaution on ne peut guère obtenir que des préparations de larves fermées (Pentacrines) ou entièrement déformées par la rétraction (jeunes Synaptes).

Voir aussi le travail de Mac Bride sur le développement de VAmphiura squamata, dans Quart. Journ. Mie. Se.^ 1892, p. 131 (aciiie osmique suivi de liquide de Muller ; alcool ; décalcification par l'acide nitrique dans Talcool ; paracarmin ou hasmalun de Mayer). Puis, pour les larves de Grinoïdes, Sekliger, ZooL Jahrb., VI, 1892, p. 161 ; Zeit. f. iviss. Mik., X, 2, 1893, p. 229.

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