Hémalun alcoolique (Mayer, l, c, p. 183, note
C'est suivant le conseil de Mayer lui-même que je supprime cette formule.
141. Hématoxyllne alcoolique de Kleinenberg {Éléments (Vembiyologie de Poster et Balfour, 1877, p. 296 ; Quart. Joum, Mie, Science, 1879, p. 208). — On fait une solution saturée de chlorure de calcium dans de l'alcool à 10^ et l'on ajoute un peu d'alun (on peut saturer d'alun si Ton veut). On filtre cette solution et on l'étend de 6 à 8 volumes d'alcool à 70^ Au moment d'employer ce liquide, on l'additionne de quelques gouttes d'une solution concentrée d'hématoxyline dans l'alcool absolu, de manière à former une teinture plus ou moins foncée, selon la nature des objets à colorer. (Nous citons les instructions données par Kleinenberg. Nous avons trouvé, pour notre part, qu'il est préférable de ne pas colorer avec une solution préparée sur rheure, mais de laisser mûrir la teinture pendant au moins vingt-quatre ou quarante-huit heures.)
La teinture d'hématoxyline récemment préparée doit être d'un violet virant au bleu, et ne doit pas présenter une nuance rouge. On comprend facilement la faveur dont ce liquide a joui auprès des naturalistes pendant si longtemps. C'est que c'était la seule teinture vraiment alcoolique d'hématoxyline qui eût été proposée. Elle répondait à un besoin véritable, et lorsque tout avait réussi dans la préparation et dans l'emploi elle donnait des résultats excellents. Mais cette préparation était toujours chose des plus incertaines. La formule de Kleinenberg esta tel point irrationnelle qu'il est impossible de l'exécuter à la lettre ; en conséquence, les propriétés du produit qu'elle fournissait étaient tout ce qu'il y a de moins constant. Et
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naturellement les résultats de la teinture étaient inconstants aussi. Pour ces motifs je pense que ce liquide, qui m'a rendu pourtant dans le temps de bons services, doit être abandonné en faveur de THémacalcium de Mayer. J*ai donc supprimé les très longues et minutieuses instructions obligées concernant son emploi. J*ai aussi supprimé, à regret, par manque de place uniquement, la très instructive et très détaillée critique de Paul Mayer (Mitth.Zool. Slat, Neapel, X, J, 1891, p. 174), (à qui je suis en une large mesure redevable du point de vue auquel je me place maintenant), comme aussi la critique excellente et parfaitement autorisée de Squire {Methods and FonnulXy etc., 1892, p. 25).
Deux formules alternatives ont été proposées parDiPPEL (dans son Handb. der Mikroskopié) dans le but d'éviter la double décomposition de Talun et du chlorure de calcium en prenant du chlorure d*aluminium en premier lieu. Voyez les critiques de cette proposition dans les travaux précités de Mayer et de Squire.
Les formules modifiées de Squire {L c.) et de von Wistingiuusen (Mitth. ZooL Stat. Neapel, X, 1891, p. 41 ; cf. ZexL f, wiss. Mik., X^ 4, 1893, p. 479) ne paraissent pas écarter la difficulté qu'il y a à arriver à la production de la proportion voulue de chlorure d'aluminium par la double décomposition d'alun et de chlorure de calcium.
142 . Hématoxyline à l'iodiure de potassium (Guccati, ZeiL f. wiss. Mik,, V, I, 1888, p. 55).
B. — Autres laques
143. Hématoxyline au bichromate de potasse (Hbiden- HAiN, Arch, f. mik, Anat., 24 Bd., 1884, p. 468). — On colore pendant huit à dix heures dans une solution d'hématoxyline dans l'eau d'une concentration de 0,5 à 1 p. 100. Puis on met les objets pendant le même temps dans une solution de bichromate de potasse de la même concentration. On enlève l'excès de bichromate par le lavage à Teau, on traite par Talcool suivant les méthodes connues, et Ton pratique l'inclusion, s'il y a lieu, dans la parafOne ou dans le baume.
Les noyaux se trouvent colorés en noir, les autres éléments en diverses nuances de gris. L'avantage de la méthode consiste précisément dans la clarté avec laquelle elle fait ressortir ces autres éléments qui, par les méthodes ordinaires de teinture élective, ne se voient pas facilement. Elle réussit avec tous les tissus, excepté le foie et le rein.
On ne doit employer que de petits objets. Les pièces doivent avoir été préalablement bien durcies à l'alcool.
(Les pièces qui ont été fixées par le sublimé doivent en avoir été débarrassées par un lavage prolongé à l'eau, car les traces de sublimé qui restent dans les tissus forment av^ec l'hématoxyline neutre un
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précipilé noir foncé; pour éviter là formation de ce précipité, il est bon de colorera Tobscurité. (Tornier, Arch, f. mik. Anat.^ XXVIII, 1886, p. 181 ; ZeiL f. wiss. Mik, III, 3, 1886, p. 467.)
On peut employer des objets chromiques, à condition qu'ils aient été bien lavés. On peut atténuer les colorations excessives en lavant plus longtemps dans le bichromate. Gierke a trouvé que des pièces qui étaient presque noires dans Thématoxylino se décoloraient entièrement par un lavage de quarante-huit heures dans la solution de .bichromate.
Heidenhain recommande maintenant {Arch, f. mik, Anat., 1886, p. 383) la modification suivante : — Les pièces durcies à l'alcool ou à Tacide picrique sont colorées pendant douze à vingt-quatre heures .dans une solution aqueuse d'hématoxyline à 1/3 p. 100 et décolorées ensuite dans une solution à. 0,5 p. 100 de chromate simple de potasse, au lieu de bichromate. L'avantage de cette modification du procédé est que, appliquée à des pièces peu volumineuses, elle donne une coloration extrêmement précise de la chromatine. » L'un et l'autre de ces procédés donnent de très belles colorations. Ils offrent le grand avantage de permettre à l'opérateur d'arriver toujours au degré de différenciation voulue par le lavage dans la solution décolorante. S'il s'agit de coupes, le contrôle peut se faire au microscope.
144. Procédé au bichromate d'Apathy \Zeit. f, wiss, Mih,, V, I, 1888, p. 47). Cette modification de la teinture de Heidenhain est un procédé alcoolique. On colore dans une solution à 1 p. 100 d'hématoxyline dans de l'alcool à 70 ou 80 p. 100. On difl'érencie dans une solution à 1 p. 100 de bichromate de potasse dans de l'alcool à 70 ou 80 p. 100, Des coupes minces, c'est-à-dire de 10 à 15 {jl, demanderont une différenciation durant la moitié du temps employé à la coloration ; et des coupes épaisses, c'est-à-dire de 25 à 40 p., deman- • deront une diff'érenciation de deux fois la durée de la coloration.
Le bichromate de potasse est très peu soluble dans l'alcool fort. On peut commodément préparer la solution en mélangeant 1 partie d'une solution aqueuse à 5 p. 100 avec environ 4 parties d'alcool de 80 à 90 p. 100. Le mélange doit être fraîchement préparé au moment de servir^ et il doit être tenu à l'obscurité complète pendant toute la durée de la diff'érenciation, vu que la lumière le ferait précipiter. Il doit être renouvelé plusieurs fois pendant la durée de la diff'érenciation. Lorsque les objets auront été suffisamment décolorés, ils doivent être soigneusement lavés (toujours dans l'obscurité) dans de l'alcool
à 70 p. 100 plusieurs fois renouvelé. Ce procédé doiineFait, d'après Âpalhy, des préparations plus transparentes et d*une coloration plus précise'ment localisée que le procédé de Heidenhain. Il est évident que la nature alcoolique des liquides employés peut souvent avoir son importance.
- Pour la coloration de séries de coupes faites à la cellôidine Apatuy {ibid.j VI, 2, 1889, p. 170) modifie le procédé comme suit. Les coupes sont colorées dans la teinture d'hématoxyline pendant 10 minutes- L'excès de teinture est alors enlevé de chaque coupe au moyen de papier buvard, et les coupes sont portées dans de Talcool à 70 p. 100 additionné seulement de quelques gouttes de la solution aqueuse de bichromate. Elles y restent 5 à 10 minutes (toujours dans Tobscurité). On obtient une coloration semblable à celle qui est donnée par le traitement en masse du premier procédé.