‹ Traité des méthodes techniques de l'anatomie microscopique; histologie, embryologie et zoologieChapitre 99 sur 138 · ARTHROPODES · texte numérisé non relu

ARTHROPODES

587. Fixation. — La grande majorité des auteurs très nombreux que nous avons consultés sont d'accord que les œufs des Arthropodes se fixent en général mieux par la chaleur que de toute autre façon. Si l'on désire éviter l'emploi de la chaleur, nous conseillons d'essayer l'acide picro-sulfurique (concentré) ou le liquide de Perenyi.

588. Enlèvement des membranes. — Cette opération est souvent fort délicate et il se peut que ce soit indiqué de ne pas la tenter, mais de laisser les membranes en place et se contenter de les ramollir par l'eau de Javelle ou l'eau de Labarraque (Looss, List). Morgan {Ame7\ Natural, 1888, p. 357; Zeit. f. wiss. Mik., VI, I, 1889, p. 69) recommande pour les œufs de Pei'iplaneta l'eau de Labarraque allongée de 5 à 8 volumes d'eau et légèrement chauffée. Ce liquide ramollira suffisamment les membranes en trente à soixante minutes si on l'emploie avant fixation ; les œufs fixés demanderont plus de temps. Il va sans dire qu'on doit veiller à ce que le liquide ne pénètre pas dans l'œuf.

SB9. 3féthode8 dellENKiNG. — Pour tout ce qui regarde cette branche de la technique, consulter le travail minutieux de ce spécialiste dans Zeil. f. wiss. J/iA., VIII, 2, 1891, p. 156. Le cadre de cet ouvrage ne nous permet de citer qu'un procédé qui est dit éviter la difficulté

causée par la friabilité du vitellus, qui s'oppose beaucoup à la confection des coupes. Après fixation et passage par les alcools, piquer le chorion avec une aiguille, et colorer au carmin boracique. Mettre pendant douze heuresdans un liquide composé de 20 ce. d*alcoolà70p. 100, une goutte d'acide chlorhydrique concentré, et la pointe d'un couteau de pepsine. On traite ensuite par l'alcool, l'essence de bergamote et la paraffine, et, à quelques exceptions près, parmi lesquelles les œufs de Bombyx mori^ les œufs se couperont sans se briser.

590. Lépidoptères. Bobretzky [Zeit. f. toiss. Zool., XXXI, 1878, p. 198). — Les œufs (de Ptens cratœgiel de Porthesia chrysorrhwa) sont légèrement chauffés dans l'eau et placés pendant seize à vingt heures dans une solution d'acide chromique à 0,5 p. 100. Les membranes peuvent alors être enlevées et les œufs, mis pendant quelques heures dans l'alcool absolu, sont colorés par le carmin et coupés.

691. Phryganides (Neophalax) et Blatte, Méthode de Patten {Quart. Journ, of Micr. Se, oct. 1884, p. 549). — Les œufs ou les larves sont placés dans de l'eau froide qu'on porte graduellement à 80^ C. On cesse de chauffer quand les œufs sont durs et blancs. Après refroidissement, on les met dans Talcool à âO'^, auquel, au bout d'un ou deux jours, on ajoute 10 p. 100 d'alcool jusqu'à ce qu'on arrive à un alcool à 90^; on évite ainsi le ratatinement des tissus. Les teintures alcooliques peuvent seules traverser le chorion; celles qui donnent les meilleurs résultats sont l'hématoxyline de Kleinenberg et la teinture de cochenille de Mayer à 70 p. 100. Les œufs doivent rester dans l'hématoxyline pendant cinq à six jours; on les décolore graduellement par l'alcool acidulé par l'acide chlorhydrique (une goutte d'acide chlorhydrique dans 20 grammes d'alcool), dans lequel les œufs doivent rester pendant plusieurs jours. On les transporte alors dans l'alcool pur, que l'on renouvelle une ou deux fois jusqu'à ce que les œufs aient repris leur couleur violette. On traite ensuite par l'alcool absolu, le benzol, une solution saturée de paraffine dans le benzol, et finalement on enrobe dans la paraffme pure.

592. Aphidiens. Méthode de L. Wjll [Semper's Arheiten^ 1883, p. 223). — On pratique des coupes à travers le Puceron entier renfermant des œufs et des embryons. Pour cela, l'animal est mis dans de l'eau chaude à 70« C, puis dans Talcool faible et de plus en plus fort. Pour colorer en masse, il faut piquer avec une aiguille fine la cuticule du Puceron; le carmin au borax et l'hématoxyline sont les colorants qui réussissent le mieux.

693. Phalangides. Méthode de Balbiani. — Les œufs du Phalangium opilio sont entourés d'un chorion couvert de corpuscules jaunes qui les rend tout à fait opaques. Pour les éclaircir on les place dans une petite capsule de porcelaine renfermant de Teau à laquelle on ajoute quelques gouttes d'une dissolution de potasse; on chauiTe jusqu'à ébullition. On met les œufs sur du papier à Gltrer et, en les frottant légèrement avec un pinceau, on enlève facilement le chorion. La membrane vitelline reste intacte et sa transparence permet de voir Tembryon.

S94. Autres travaux à coasulter. — Blatlida, Wiieeleb, Joum. of Morph., III, 1889, p. 292; Joum. Roy, Mie, Soc, 1890, p. 230; Ciiolod- KOWSKV, Mem. Acad, Imp, SlPetcrsburg, XXXVI H, i891 ; Zeil,f, wiss. Mik,, IX, 1, 1892, p. 80; IIeymons, Zeil. f, wiss, ZooL, LUI, 1892, p. 434; Zeit. f, iviss. Mik., IX, 3, 1893, p. 3^3. Diplera, IIenking, op. cil,; Ritteb, Zeit. f. wiss. Zool., L, 1890, p. 408 ; Zeit. f. vnss. Mik., VUI, I, 1891, p. 87. Araneina, Kisiiinouye, ibid., IX, 2, 1892, p. 215 ; et dans les travaux plus anciens les suivants: -- Histolyse des tissus larvaires des Diptères, II. Viallanes {Ann. des Se. nat. Zool. 1883, p. 129 du lirao:e à pari). — Araignées, Balfour {Quart. Joum. ofmicr. Se., i880, p. 167). — Œufs d'Agelena, Locv (Bull. Mus. Comp. Zool., Camhridye, J/arcard Coll., XII, n» 3, 1880; Zeit. f. wiss. Mik., 1886, p. 2t2). — Ëcrevisse, REicnENUACii (Zeitseh. f. wiss. Zool., XXIX, 1877, p. 124). — Moiaa rectirostris, Grobuen (Arb. a. d. Zool. InH. der Univ. Wien, 1878, p. 208). — Amphipodes (Orchestia); Ulianin (Zeit. f. wiss. Zool., XXXV, 1881, p, 4U).

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