‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 336 sur 1006 · Hérod., I · texte numérisé non relu

Hérod., I

d'emblème national, était le sanglier, sans doute parce qu'il peuplait les montagnes, ravageait les champs cultivés, était l'effroi des populations et l'objet des poursuites des chasseurs. Plus tard, sur les monnaies lyciennes postérieures à Alexandre, le type constant de la tête radiée de Hélios prouve que les Lyciens aimaient à rapprocher leur nom de la racine Xux, qui signifie « brillant, lumineux »; lesAuxtoi étaient « les hommes du soleil radieux », et ils plaçaient chez eux le berceau d'Apollon et d'Artémis, d'où le culte d'Apollon Lycien à Patara et dans les autres villes de la contrée.

Mais ces traditions grecques sont de l'époque de l'hellénisation complète de la Lycie. Le nom primitif des Lyciens était Tepp(X&t, Termite^ que l'on trouve encore dans les inscriptions lyciennes de la fin du ve siècle. Le nom de Atatoe est donc une appellation grecque qui s'est substituée au nom indigène; aussi, tandis qu'Apollon Lycien, devenu le dieu national de la Lycie, forme le type ordinaire des monnaies aines Alexandre, nous constaterons qu'aux vie et ve siècles, époque de l'abondant monnayage des dynastes lyciens, aucune monnaie ne semble se rapporter au culte d'Apollon, du moins tel que les Grecs le concevaient. Jusqu'à l'hellénisation de la Lycie au ive siècle, les types monétaires interprètent exclusivement des mythes indigènes, sans doute des emblèmes d'un dieu national, dieu de la lumière, peut-être originaire de la Crête, peut-être venu d'Orient, qui devait entrer plus tard dans le panthéon hellénique et s'assimiler à Apollon par l'effet d'un syncrétisme dont l'histoire de l'hellénisme nous offre maints exemples. Ce dieu primitif, si nous en croyons les types monétaires, avait pour

DYNASTES DE LYC1Ë

attributs caractéristiques, le sanglier, la tortue, le griffon, la triskèle.

A travers le dédale des montagnes lyciennes, serpentaient trois vallées principales qui débouchaient sur la mer : celle du Xanthos, la plus importante, celle du Myros et celle de l'Arycandos. Dans ces vallées, s'élevaient des villes fortifiées qui, chacune, étaient gouvernées par des dynastes héréditaires, plus ou moins indépendants les uns des autres. Ces dynastes qui savaient s'allier lorsque la patrie commune ou la liberté nationale se trouvaient menacées, maintinrent leur indépendance vis-à-vis des rois de Lydie qui, pourtant, réussirent à soumettre au joug les villes ioniennes : « hormis les Ciliciens et les Lyciens, dit Hérodote, Grésus avait tout dompté *. »

Statère on didrachme

Drachme (hémi-statère)

Tétrobole.

Triobole (hémi-drachme)

Diobole

Trihémi-obole

Obole

Hémi-obole

Tartémorion

Un simple coup d'œil jeté sur ce tableau suffit pour voir que plusieurs des divisions qui y figurent pouvaient se confondre, les unes avec les divisions du système euboïque, les autres avec les divisions du système éginétique, ce qui constituait un avantage pour les relations internationales.

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