Cf. B. Head, Hist. numor., p
ÉPHÈSE
En 1879, Max Frankel a proposé, pour notre légende monétaire, la lecture suivante : AAAB* lAAâ ^OhLAO- Se plaçant au point de vue philologique pour réfuter l'attribution des savants anglais, Frankel remarque que le dialecte que parle l'inscription est ionien et indique comme lieu d'origine une ville ionienne. Ilalicarnasse, au contraire, était une ville dorienne comme faiiirme Hérodote 1 :
c'est donc le dialecte dorien que devrait parler notre médaille si elle était d'IIalicarnasse. fl»avo; est une forme impossible pour le génitif de *dtvYj<;; et en effet, dit Frankel, la légende porte pour troisième lettre un iota ; il y a *a(vo<;. Comme les derniers mots EMI ZHMA,pour <rijpwc, sont absolument sûrs, il faut donc trouver dans (|>AINOZ un génitif. Pour Frankel, c'est un génitif féminin pour «fcouvoûç, et il interprète comme Newton : $otivoî>< t\\>X sr.ua, « Je suis le symbole de la Brillante », c'est-à-dire de l'Artémis d'Éphèse, dont cpai'vw est une épithète, un surnom analogue, par exemple, à cpowpdpoç.
M. Percy Gardner 2 répliqua que la Iroisième lettre incriminée ne saurait être un iota, puisque le iota a la forme I dans le mot EMI de la même Légende. Ce ne peut être, dit-il, qu'un N ainsi fait S ; il propose dès lors <I>awo;, qui serait un génitif possible dans le dialecte dorien !, cl, dit M. Gardner, il esl remarquable <l<i constater ce génitif dorien sur une monnaie de la ville dorienne Ilalicarnasse. Malheureusement pour la thèse du savant anglais le mot cr^ua est