Strabon, X
3. M. Collignon, Ilist. de la sculpt. grecque, t. I, p. 218 ; H. Lechat, La sculpture a t tique avant Phidias, p. 120.
4. Six, Num. Chron., 1895, p. 183, note 41 ; voyez ci-après, au chapitre des Monnaies d'Athènes,
des griffes, tantôt au dessus des oreilles de l'animal *. Ces deux globules indiquent que les pièces qui en sont pourvues sont le double de l'unité, des di drachme s ; or, leur poids normal est de 17 gr. 46.
Qu'est-ce donc que ce poids de 17 gr. 46? c'est celui du lélradrachme euboïco-attique ordinaire; comment se fait-il qu'on désigne comme étant des didrachmes, des pièces qui, suivant la taille communément adoptée dans le système euboïco-attique, devraient être qualifiées tétradra chines?
Nous démontrons au tome II de la Première partie du présent Traité que ce fut précisément dans cette surélévation pondérale que consista la réforme monétaire de Solon 2. Faut-il conclure de là, avec Six que ces monnaies, taillées suivant le sj stème solonien, sont d'Athènes et non d'Érétrie? Six a remarqué fort ingénieusement que le mulle de lion de lace, <|iii figure au revers de ces pièces, est pareil au mufle de lion des monnaies de Samos contemporaine^. Il voit, dès lors, dans la présence de ce type sur des monnaies qu'il croit athéniennes, le témoignage d'une alliance politique entre Athènes et Samos. Cette alliance eut lieu effectivement entre Pisislrate, tyran d'Athènes et Poly craie, tyran de Samos, entre 533 et .V27, date qui convient à nos monnaies : ce fut même Lygdamis, tyran de Naxos et lieutenant de Pisislrate, qui aida
1. Sans parler des points ou globules, marques de valeur sur les monnaies de l'Italie et de la Sicile, dès l'origine, on voit aussi des globules ou points, encore inexpliqués, sur les monnaies primitives d'Argos, ainsi que sur les monnaies de la Thrace, de la Macédoine et peut-être de Corcyre.
2. Voyez aussi notre Mémoire publié dans le Journal internai, d'archéol. numism.\ t. Vil et VIII, 1904 et 1905; et ci-après, au chapitre des Monnaies d'Athènes.