‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 525 sur 1006 · Voyez ci-dessus, p. 382 à · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p. 382 à

LA RÉFORME d'hIPPIAS

d'Hippias frappèrent comme tyrans de Lampsaque, même après Marathon et jusqu'au temps de l'invasion de Xerxès dont ils furent les principaux conseillers, continuent à porter un symbole athénien : c'est la branche d'olivier qui figure au revers de leurs pièces, tantôt autour du casque d'Athéna, tantôt isolée dans le champ, derrière la déesse *. Il n'est donc pas possible de constituer un ensemble de preuves plus décisives pour montrer, dans les médailles que nous venons d'expliquer, les témoins officiels des relations d'Hippias avec le tyran de Lampsaque et des prétentions qu'eurent les petits-fils d'Hippias, même après Marathon et jusqu'à Salamine, de revendiquer leurs droits héréditaires sur Athènes 2.

Les dernières pièces qui nous restent à étudier (nos 1131 et 1132) sont des hémidrachmes attiques dont le poids normal est 2 gr. 18. Ces pièces sont sûrement contemporaines des précédentes : même tête d'Athéna, même style, même forme de lettres, notamment pour l'A. C'est donc dans l'histoire d'Hippias que nous devons

1. Brit. Mus. Mysia, p. 80, n° 19; Six, Num. Chron., 1895, p. 174.

2. C'est vraisemblablement à cette alliance d'Hippias avec le tyran de Lampsaque, favori du roi de Perse, que se rapporte un curieux analhema trouvé dans les ruines de l'Acropole d'Athènes, qui représente un cavalier en costume perse (Furtwaengler, Die Meisterwerke der griech. Plastik, p. 56, A 3 ; Studniczka, dans le Jahrbuch de l'Instit. allemand, 1891, p. 239 et s.; Winter, même recueil, 1893, p. 135; Perrot, Hist. de l'art dans l'antig., t. VIII, p. 635, flg. 324; Lermann, Athenatypen, p. 18). M. Studniczka avait cru y voir un souvenir de la bataille de Marathon en 490. Mais il est démontré aujourd'hui que cette statue de cavalier perse, en marbre de Paros, est plus ancienne. En la rapprochant des relations d'Hippias avec le tyran de Lampsaque et avec les Perses, on est bien plus, ce semble, sur la voie de la juste interprétation.

encore trouver l'explication de ces pièces anormales dans la suite athénienne.

Six rappelle qu'Hippias rechercha l'alliance des Lacédémoniens 1 et il croit que cette alliance motiva l'adoption des types monétaires que nous cherchons à expliquer. Mais il suffit, en vérité, d'exposer l'hypothèse de Six pour en faire ressortir l'invraisemblance : « Ne pouvant, dit l'ingénieux savant hollandais, combiner le type d'Athènes avec celui de Sparte qui ne battait pas monnaie, Hippias adopta la tête de Héra des monnaies émises à Héreea pour la circulation en Arcadie, les seules probablement qui, à cette époque, avaient cours dans le centre du Péloponnèse ; c'était placer Athènes au même rang que l'Arcadie vis-à-vis des Lacédémoniens ».

Comment! Lacédémone n'ayant pas de monnaie, Hippias aurait eu recours au type des pièces arcadiennes pour sanctionner un traité d'alliance avec cette ville? cela est invraisemblable ; ajoutons que les monnaies primitives de Héraea, auxquelles Six fait allusion, ont pour type une tête voilée qui n'a aucune parenté d'aspect avec la tête de femme qui figure sur la monnaie athénienne 2.

Bref, il est une autre alliance politique contractée par Hippias, qui paraît bien mieux se rapporter au type qui nous occupe. Hérodote (V, 63) dit qu'Hippias conclut contre les Athéniens partisans des Alcméonides, un traité avec les Thessaliens. Ceux-ci lui envoyèrent un secours de 1,000 cavaliers commandés par leur roi Cinéas, de la riche et puissante famille des

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