‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 562 sur 1006 · Imhoof-Blumer, Monnaies grecg., p · texte numérisé non relu

Imhoof-Blumer, Monnaies grecg., p

3. Dans le Catalogue du British Muséum, M. Percy Gardner a classé, comme Friedlsender,

ces monnaies à iEgee et non à ^Egion.

4. J. Friedlsender, Zeit. fur Numism., t. V, p. 5 et pl. I, 6; Imhoof-Blumer, Monn. grecq., p. 157, n° 8.

5. A. Kirchhoff, Studien zur Gesch. des griech. Albhapets, tableau.

AHGOS

1^. AIOM. Tête barbue de Dionysos à dr., couronnée de lierre (style archaïque). Carré creux.

& 14 ; triobole égin., 2 gr 55 (Berlin) Pl. XXXVII, fig. 10 ».

1192. — OIÀ. Même protomé de chèvre ou de bouc.

ï^- MOIADIA. Même tête de Dionysos Pogon. Carré creux. JR. 14; triobole égin., 2 gr. 81 (Paris) Pl. XXXVII, fig. 11.

1193. — Variétés dans la disposition de la légende, les plus récentes ayant la forme AiTAION au revers, 2 gr. 36 (Paris); 2 gr. 68; 2 gr. 81 (Londres) 2; 2 gr. 63 (Berlin) \

Le monnayage à ces mêmes types (la protomé de chèvre et la tête de Dionysos Pogon) se prolonge durant tout le ve siècle, mais le style des pièces devient de moins en moins archaïque, au fur et à mesure qu'on s'éloigne des origines 4.

Une particularité curieuse de certaines de ces pièces, mais qu'on rencontre dans d'autres villes, notamment à Phlionte, au ve siècle, c'est que la légende se trouve partagée en deux parties, moitié au droit, moitié au revers : AIT au droit, -AION au revers (nos 1191). Sur les pièces plus récentes, on a, au droit, les initiales AIT, et au revers la légende répétée et complète :

AITAION (n° 1192 et 1193). Ces dernières sont postérieures à 480, bien que Dionysos y conserve encore L'œil «le face et la barbe raide et pointue de La période antérieure. Cette tête parait, par La raideur du cou, être celle d'un hennés de Dionysos. Le bouc ou la chèvre, type parlant, était essentiellement un animal consacré à Dionysos.

Le monnayage de ces pièces aux types de la protomé de bouc ou de chèvre et de la tête de Dionysos se prolongea, avec les différences de style que comportent les progrès de l'art, jusque vers370, date delà destruction dVEgae d'Achaïe : ses habitants se réfugièrent à /ligira.

§ V. — Argos.

Argos, fondée par Inachos, suivant La légende, était, avec Mycônes, la principale ville du royaume d'Agamemnon. Après la conquête dorienne, cette vieille cité nous

apparaît dans l'histoire comme le premier État du Péloponnèse, Sparte comme le second, Messône comme le troisième. Argos était alors le centre d'une amphictyonie

\. J. Friedlœnder, Zeit. fur Num., t. V, p. 5 et 3. Imhoof-Blumer, Monn. grecq., p. 157, n° 9.

pl. I, 7; — autre ex., fig. 8. 4. Voyez, par exemple, P. Gardner, Peloponn.,

2. P. Gardner, Pelop., p. 16. n°* 1 et 2 et pl. IV, pl. IV, fig. 3, 4, 5 et 6. fig. 1 et 2.

Page 1