G. Fougères, Mantinée et l 'Arcadie, p
rang, descendit à celui de divinité secondaire ou locale. Zeus Lycaios devenu prépondérant, consentit seulement parfois à s'associer Pan, pour indiquer l'union intime, la pénétration des deux races, conquérants exotiques et subjugués aborigènes.
Qu'était-ce donc que le mont Lycée et le culte de ce Zeus Lycaios dont l'image parait au droit de nos monnaies ? C'était une des choses les plus révoltantes que l'on puisse rencontrer dans l'histoire de l'humanité civilisée : on célébrait en l'honneur de Zeus Lycaios des sacrifices humains, et cela non seulement à l'origine, mais encore au temps de Platon et de Théophraste, et Pausanias, au IIe siècle de notre ère, dit qu'il se passe là encore, de son temps, des choses secrètes et abominables qu'il n'ose pas raconter. Le mont Lycée, aujourd'hui le Diaphorli, couronne le nœud de montagnes inextricables qui forme le district de la Parrhasie, au sud du cours de l'Apnée, non loin de Karytône. Avant la fondation de Mégalopolis en 370, IIéra?a, — et ceci est à considérer, — en était la ville la plus rapprochée. Hénea se trouvait beaucoup plus près du sanctuaire de Zeus Lycaios, qu'Elis, la capitale des Éléens, ne se trouvait proche d'Olympie, ce qui n'empêchait pas lesfiléens de présider les jeux olympiques et de frapper monnaie à l'occasion de leur célébration. Élis était vis-à-vis d'Olympie exactement dans la même situation que Hérrca par rapport aux jeux du mont Lycée. On a fouillé l'emplacement du sanctuaire de Zeus Lycaios entouré de murs cyclopéens, ainsi que les ruines, toutes voisines, de la cité sainte de Lycosura où se célébraient les jeux lycéens l. Fondée par