‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 582 sur 1006 · A. de Sallet, Zeit. fiir Num., t. IX, p · texte numérisé non relu

A. de Sallet, Zeit. fiir Num., t. IX, p

déesse des chansons pastorales Le nom de Despoina que nous lui avons donné, signifie « la souveraine » par excellence, la maitresse de toute la race arcadienne. Despoina était laparèdre de Zeus Lycaios; elle occupe, parallèlement à lui, la première place comme divinité féminine, dans la série des déesses arcadiennes. Son sanctuaire le plus vénéré se trouvait à une courte distance de celui de Zeus Lycaios, sur Tune des pentes du Lycée, a A.cacésion qui dépendait de Lycosura 2. Pausanias décrit longuement le temple de Despoina : on y voyait Déméter et Despoina assises sur le même trône 3; mais Despoina avait la préséance. Chez les Arcadiens, Déméter était considérée comme La divinité de la race pélasgique plus ancienne et vaincue : c'était Demeter Pelasgis ; tandis que Despoina qui vint après elle et lui fut donnée pour fille, — par analogie avec le groupe éleusinien Déméter etCoré, — était la divinité féminine de la race conquérante qui s'imposa à la race pélasgîque. Les deux cultes de Lycosura, celui de Zeus Lycaios et celui de Despoina, furent intronisés au cœur de l'Arcadie par les mêmes envahisseurs.

Aussi, de même que Zeus Lycaios supplanta le vieux Pan pélasgique ou en Ri sou associé, de même Despoina vint détrôner la vieille Déméter pélasgique; elle en lit son associée, ou ne lui laissa plus que des sanctuaires locaux. Voilà pourquoi, de même que les monnaies nous montrent le culte de Pan persistant dans certaines villes, nous

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