Bril. Mus. Cal. Thessaly, p. 38, n» 5, pl. VIII
LA THESSALIE l'hISTLEOTIDE : PELINNA
530. — Variété, avec le cavalier tourné à g /E 16 (P) Pl. CCXC, fig. 19.
A remarquer la forme PEAINNAIKON
(vô[i,'.<r{j.a) sur la drachme n° 5^27 L'attiUicle du cavalier et de Thoplile sur les pièces précédentes est intéressante à analyser en détail pour l'histoire du costume, de 1 armement et de la manière de combattre des guerriers thessaliens ; à ce point de vue, ces types monétaires doivent être rapprochés de types similaires à Fharsale, à Larissa et à Phères. Mais il convient de citer surtout le bas-relief d'une stèle trouvée à
Pelinna, qui est au musée du Louvre; on y voit représenté un guerrier thessalien à cheval au galop, sa chlamyde soulevée par le vent, dans une attitude qui rappelle de très près nos types monétaires ^.
L atelier de Pelinna fut fermé au moins pour l'argent, lors de la conquête de la Thessalie par Philippe, en 344.
C'est après Alexandre, peut être seulement au temps de Démétrius Poliorcète qu'ont été frappés les bronzes suivants :
530 a. — Cavalier au pas à g., coifl'é de la causia, sa chlamyde flotlant sur son dos. étendant la main dr.
ï^- PEAINNAin. La Sibylle thessalienne drapée, deboul à dr. et ouvrant le coiïret des sorts, qu'elle lient dans sa main g.
M 17 [L] Pl. CCXC, fig. 20 \
530 b, — iMème cavalier.
1^. PEAAINAEn. La Sibylle thessalienne, assise sur un trône à dr. et tenant dans ses mains le coffret des sorts.
/E 16 (P) PL CCXC, fig. 21.
Le type de revers de ces petits bronzes est particulièrement intéressant. Il représente une jeune tille debout ou assise tenant un cofi'ret, comme sur les vases peints. La figure debout (n°o30a) a été très ingénieusement rapprochée par Svoronos, de la statue trouvée à Antium, en 1878, aujourd'hui au musée des Thermes, à Rome, sur laquelle on a tant discuté et qu'on désigne
sous le nom de FanchiUa ou Prêtresse d'Anzio. Pour M. Svoronos, il s'agit d'une statue de la Sibylle d'Antium tenant le coffre t qui renferme les sorts \ Sur nos types monétaires, c'est la Sibylle thessalienne ou Manto, tille du devin Tiresias, qui était non moins populaire que les sibylles d'b>ythrées, d'Antium et de Cumes.
1. Voyez, sur les légendes en -IKONj ci-dessus, p. 224, n. 2.