‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 420 sur 698 · T. I, p. ilU · texte numérisé non relu

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rant l'un de l'autre, s'allonge la large presqu'île de Chalcidique qui se termine elle-même par trois presqu'îles très étroites et allongées parallèlement en trident, dans la direction du sud-est. Ces trois pointes sont séparées les unes des autres par deux golfes, le golfe Singitique (Hagios Oros) et le golfe Toronaïque ou de Cassandra ; elles s'appellent respectivement la presqu'île d'Acté ou du mont Athos ; la presqu'île de Sithonie ou de Longos et la presqu'île de Pallène ou de Cassandra.

Les côtes si découpées de ces petits golfes, où les vaisseaux de l'antiquité s'abritaient si aisément, furent de très bonne heure fréquentées par les marchands grecs venus de Chalcis et d'Érétrie en Eubée, d'Athènes et d'Andros. Ces trafiquants y installèrent des comptoirs qui prospérèrent, et devinrent pour un grand nombre, dans la suite, des villes monétaires.

Si nous énumérons ces comptoirs grecs, en commençant par le nord, c'est-à-dire à l'embouchure du Nestos(la Mesta) qui séparait la Thrace de la Macédoine, nous trouvons, d'abord, le golfe et le port de Néopolis, l'ancienne Daton, aujourd'hui Gavala, dont les abondantes séries monétaires débutent dès le w siècle K

A peu près à mi-chemin entre Cavala et Drama, se trouve, sur un contrefort du mont Kidjilik, l'emplacement de la ville de Philippi, que Philippe bâtit à la place de l'ancienne Crenides, pour l'exploitation des mines d'or de la montagne.

Dramaest l'ancienne Drabescos, àlaquelle on a, à tort attribué des monnaies ^

Sur les pentes du Pangée, entre le cours

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