‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 496 sur 698 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

THASOS ET LES VILLES DU PANGÉE LES INCERTAINES DE LA RÉGION THRACO-MACÉDONIENNE

§ I . — Notice préliminaire .

Le Pangée, montagne de 1870 mètres d'altitude, couverte de neiges, est célèbro dans la mythologie comme dans l'histoire. Sa possession a été convoitée par les peuples les plus puissants de l'antiquité à cause de ses mines d'or et d'argent. C'est là tout le secret de son histoire et de la double âpreté des tribus thraces qui en occupaient les pentes et des peuples asiatiques ou helléniques, y compris les Athéniens et Philippe de Macédoine, qui s'efforcèrent durant des siècles de déposséder les Thraces autochtones.

Parmi ces tribus thraces, les Satres, suivant Hérodote, avaient la plus large part dans la possession des mines du Pangée.

« Ils s'étaient fait, résume L. Heuzey, une demeure inaccessible au milieu des

forêts et des neiges, dans les hautes vallées de la région aurifère. Là, sur les dernières cîmes, se trouvait un fameux oracle de Dionysos, dont les Satres et particulièrement ceux d'entre eux qu'on appelait Besses Or^daot) étaient les gardiens naturels et les interprètes ^ ».

Dans la région moyenne des montagnes, au-dessous des Satres, se trouvaient les Piériens, émigrés du nord de la Thessalie ; ils avaient, pour défendre leur pays d'adoption, les deux forteresses de Phagrées et de Pergamos -.

Les Phéniciens furent les premiers étrangers qui s'établirent sur la côte, au pied du Pangée, ainsi que dans l'île de Thasos, et firent le commerce de For avec les indigènes. Les Thasiens réussirent après les Phéniciens à pénétrer dans les montagnes

1. Hérodote, vil, HI, H2; L. Heuzey, Mission de Macédoine, p. 3. Cf. Paul Perdrizet, Cultes et mythes du Pangée, p. 37 (1910, in-8°). Extrait des

Annales de VEsl.

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