‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 602 sur 698 · Gurtius, V, 242-243 cf. V, p · texte numérisé non relu

Gurtius, V, 242-243 cf. V, p

mineure avec les satrapes du Grand Roi.

C'était là, en apparence, une promenade militaire, mais au fond, un essai de conquête, un voyage de reconnaissance, et la preuve c'est que Philippe en profita pour s'emparer sans coup férir des villes di'Abdrre et de Maronée] le monnayage d'argent de ces villes cesse dès lors, il est remplacé par la monnaie d'or et d'argent de Philippe. Celui d'iEnos cesse dans les mêmes circonstances, ou un peu plus tard.

Ainsi maître des villes grecques de la côte méridionale de Thrace, Philippe s'enhardit de plus en plus, s'allie avec les rois des Odryses ou leur fait la guerre sous prétexte de défendre les villes grecques.

« Kn l'automne 352, Philippe était en Tlirace, où il soumettait les chefs (indigènes) à sa suzeraineté; il pénétrait jusqu'au Pont Kuxin et concluait, avec Cardia sur l'H^llespont, avec Hijzance et Périnlhe, des traités d'amitié. » ^ Puis, ce furent des chicanes et des querelles d'Allemand dans le détail desquelles nous aurons à pénétrer quelque peu, et qui amenèrent, en 340, Philippe à mettre le siège sous les murs de /*t''ri)ilhc et de /iyzancn. Le monnayage de Périnthe et de Byzance est suspendu à cette date; sous Philippe, sous Alexandre le Grand et sous Lysimaque, le monnayage d'argent autonome des villes thraces est remplacé par des monnaies d'or et d'argent au nom de ces rois. Nous verrons que plusieurs des villes thraces placent leur emblème, à titre de symbole adjoint, dans le champ des pièces royales d'or et d'argent. Mais sous Philippe, Alexandre et Lysimaque, elles ont toujours continué à émettre un monnayageautonome de bronze.

Page 1